{"id":2128,"date":"2010-10-13T00:53:24","date_gmt":"2010-10-12T22:53:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/?p=2128"},"modified":"2021-07-07T00:59:59","modified_gmt":"2021-07-06T22:59:59","slug":"culture-coloniale-ou-supercherie-coloniale-la-censure-delanoe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2010\/10\/13\/culture-coloniale-ou-supercherie-coloniale-la-censure-delanoe\/","title":{"rendered":"Culture coloniale ou Supercherie coloniale: la censure Delano\u00eb?"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Culture coloniale ou Supercherie coloniale&nbsp;: la censure Delano\u00eb&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Culture coloniale, culture imp\u00e9riale, ou supercherie coloniale&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Pourquoi le livre \u00ab&nbsp;Supercherie coloniale&nbsp;\u00bb a-t-il \u00e9t\u00e9 \u00e9crit&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Un livre censur\u00e9 par Delano\u00eb&nbsp;? (1)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>Afin de d\u00e9montrer<\/strong>&nbsp;que la th\u00e8se d\u00e9velopp\u00e9e&nbsp;, en termes le plus souvent boursoufl\u00e9s, d\u2019apr\u00e8s laquelle la France aurait, \u00e0 l\u2019\u00e9poque des colonies, baign\u00e9 dans le colonial, est&nbsp;<strong>une th\u00e8se id\u00e9ologique<\/strong>, et non historique, affect\u00e9e de la plus grande indigence en mati\u00e8re d\u2019\u00e9valuation et de mesure statistique des supports d\u2019une culture coloniale suppos\u00e9e et de leurs effets.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les livres qui soutiennent cette th\u00e8se ont exploit\u00e9, sans vergogne, les travaux d\u2019un Colloque scientifique organis\u00e9 en 1993, sans tenir compte des questions et des r\u00e9serves, nombreuses, qui se sont alors pos\u00e9es, quant \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation des images examin\u00e9es, car il s\u2019agissait d\u2019abord d\u2019images coloniales.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019objet de ce colloque \u00e9tait&nbsp;: \u00ab&nbsp;<strong>Nature, discours et influence de l\u2019iconographie coloniale li\u00e9e \u00e0 la propagande coloniale et \u00e0 la repr\u00e9sentation de l\u2019Afrique en France, de 1920 aux Ind\u00e9pendances&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les \u00e9tudes universitaires de l\u2019auteur et sa carri\u00e8re professionnelle ne l\u2019avaient pas habitu\u00e9 \u00e0 une telle d\u00e9rive intellectuelle, et c\u2019est en d\u00e9couvrant le contenu de ces livres, qu\u2019il s\u2019est senti oblig\u00e9 de revenir \u00e0 des sources de culture coloniale qu\u2019il avait abandonn\u00e9es, presque d\u00e9finitivement apr\u00e8s son retour de la guerre d\u2019Alg\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u00a7<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Avant d\u2019esquisser rapidement les critiques essentielles qui doivent \u00eatre faites \u00e0 ce discours du&nbsp;<strong>bain colonial<\/strong>, \u00e9voquons en deux majeures&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>La parabole du riz colonial<\/strong>&nbsp;: \u00ab&nbsp;Du riz dans les assiettes, de l\u2019Empire dans les esprits&nbsp;\u00bb (Culture imp\u00e9riale, page 82), \u00e9crit l\u2019historienne Lemaire, alors que 95% du riz import\u00e9 allait dans les poulaillers et les \u00e9tables&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>L\u2019inconscient collectif<\/strong>&nbsp; entre en sc\u00e8ne: faute de pouvoir d\u00e9montrer la r\u00e9alit\u00e9 des faits de propagande des images coloniales et de leurs effets, ces historiens invoquent l\u2019inconscient collectif, le \u00e7a colonial. Diable&nbsp;! C\u2019est le cas de le dire&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Passons en revue, comme dans le livre cit\u00e9 plus haut, les diff\u00e9rents supports d\u2019une culture coloniale suppos\u00e9e, \u00e0 l\u2019\u00e9poque coloniale, c\u2019est-\u00e0-dire entre 1871 et 1945, car apr\u00e8s la deuxi\u00e8me guerre mondiale, tout a chang\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les manuels scolaires<\/strong>&nbsp;et les livres de la jeunesse&nbsp;: les livres scolaires, le Petit Lavisse, trop souvent cit\u00e9, avec ses quelques pages, consacraient de l\u2019ordre de 1 \u00e0 4% de leurs pages aux colonies. Il n\u2019y avait sans doute pas de quoi&nbsp;<strong>matraque<\/strong>r le cerveau des jeunes fran\u00e7ais, ind\u00e9pendamment de la question des contenus, non examin\u00e9s par ces chercheurs, et du fait que ces pages figuraient en fin de livre, donc en fin d\u2019ann\u00e9e scolaire.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quant aux BD, elles virent le jour, en France, apr\u00e8s 1930.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>La presse&nbsp;:<\/strong>&nbsp;ces historiens ne proc\u00e8dent \u00e0 aucune&nbsp;&nbsp;\u00e9valuation s\u00e9rieuse de la presse \u00e0 l\u2019\u00e9poque consid\u00e9r\u00e9e, \u00e0 la fois de la place (pages et colonnes) que la presse nationale et provinciale, ainsi que la presse sp\u00e9cialis\u00e9e, r\u00e9servaient au th\u00e8me colonial, et naturellement du contenu, favorable, neutre, ou d\u00e9favorable des articles publi\u00e9s. La seule source&nbsp;&nbsp;cit\u00e9e porte sur la presse de droite du sud-est pendant la p\u00e9riode 1931-1945.<\/p>\n\n\n\n<p>A leur d\u00e9charge, il serait possible de noter que le livre \u00ab L\u2019id\u00e9e coloniale en France de 1871 \u00e0 1962&nbsp;\u00bb de l\u2019historien Girardet ne fait pas, non plus,&nbsp;&nbsp;grand cas d\u2019une analyse s\u00e9rieuse de la presse.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Nous verrons plus loin ce qu\u2019il faut penser des analyses de l\u2019historienne Lemaire au sujet du r\u00f4le de la presse en mati\u00e8re de propagande.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>Les Expositions coloniales, les fameuses expositions coloniales, et leurs zoos humains<\/strong>&nbsp;: les expositions coloniales ont eu effectivement beaucoup de succ\u00e8s, notamment celle de 1931, mais Lyautey lui-m\u00eame, commissaire g\u00e9n\u00e9ral de cette exposition, constatait que l\u2019opinion publique \u00e0 l\u2019\u00e9gard des colonies n\u2019avait pas beaucoup chang\u00e9 apr\u00e8s cette exposition<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Des historiens coloniaux s\u00e9rieux, notamment Brunschwig, ont fait le m\u00eame constat g\u00e9n\u00e9ral du d\u00e9sint\u00e9r\u00eat des Fran\u00e7ais pour leurs colonies.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant au zoos humains, renvoyons les lecteurs aux analyses qui ont \u00e9t\u00e9 faites \u00e0 ce sujet, en relevant qu\u2019il ne s\u2019agissait pas toujours des exhibitions humaines qui ont \u00e9t\u00e9 l\u00e9gitimement \u00e9pingl\u00e9es, qu\u2019elles furent d\u2019abord le r\u00e9sultat d\u2019initiatives priv\u00e9es, et enfin qu\u2019il ne faut pas confondre zoos et villages africains tels qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s dans beaucoup de villes fran\u00e7aises.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>Les cartes postales<\/strong>&nbsp;: juste une mention, \u00e9tant donn\u00e9 que ce type de support a fait l\u2019objet des \u00e9valuations les plus fantaisistes.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>Le cin\u00e9ma colonial&nbsp;:<\/strong>&nbsp;notons tout d\u2019abord qu\u2019il est difficile de faire \u00e9tat de ce type de culture coloniale suppos\u00e9e avant 1914, et qu\u2019en ce qui concerne la p\u00e9riode post\u00e9rieure, les auteurs de la th\u00e8se critiqu\u00e9e n\u2019ont pas avanc\u00e9 de chiffres s\u00e9rieux sur le cin\u00e9ma colonial.<\/p>\n\n\n\n<p>M.Boulanger, sp\u00e9cialiste du sujet, faisait \u00e9tat d\u2019un tr\u00e8s petit nombre de films coloniaux, quelques pour cents de la production cin\u00e9matographique, le plus souvent des films tourn\u00e9s au Maghreb, et d\u2019ailleurs par des \u00e9trangers.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les affiches<\/strong>&nbsp;: la source principale de l\u2019analyse de ces chercheurs est constitu\u00e9e par&nbsp;<strong>l\u2019exposition N\u00e9gripub<\/strong>, faite \u00e0 Paris, en 1987.<\/p>\n\n\n\n<p>Un mot simplement sur l\u2019indigence de cette source, \u00e9tant donn\u00e9 la disproportion \u00e9norme qui existait entre le mat\u00e9riel pr\u00e9sent\u00e9 et celui enregistr\u00e9 \u00e0 la Biblioth\u00e8que Nationale. Pour trois des ann\u00e9es expos\u00e9es par N\u00e9gripub, 1930,1931, et 1938, 8 affiches ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es, alors que pour ces trois m\u00eames ann\u00e9es, le mat\u00e9riel enregistr\u00e9 \u00e9tait de 2.536 pi\u00e8ces.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les lecteurs int\u00e9ress\u00e9s pourront se reporter \u00e0 l\u2019ouvrage publi\u00e9 sur cette exposition pour savourer certains des commentaires \u00ab&nbsp;\u00e9tranges&nbsp;\u00bb de certaines affiches.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>La propagande&nbsp;:<\/strong>&nbsp;la parabole du grain de riz qui a \u00e9t\u00e9 une des introductions de notre critique caract\u00e9rise parfaitement&nbsp;&nbsp;la m\u00e9thode intellectuelle, pour ne pas dire historique, qui a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour appr\u00e9cier le volume et les effets de la propagande initi\u00e9e par l\u2019Etat.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019historienne Lemaire fait un sort tout particulier \u00e0 l\u2019Agence centrale des colonies qui aurait \u00e9t\u00e9 la grande instigatrice de cette fameuse propagande. Elle aurait inond\u00e9 la France, aurait jou\u00e9 le r\u00f4le d\u2019une machine \u00e0 informer qui aurait impr\u00e9gn\u00e9 l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit des Fran\u00e7ais, en leur inculquant, sans qu\u2019ils en aient m\u00eame conscience,&nbsp;<strong>les fameux st\u00e9r\u00e9otypes coloniaux qui tapisseraient notre inconscient collectif&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sauf qu\u2019elle n\u2019a pas exist\u00e9 longtemps, que son budget \u00e9tait modique, et qu\u2019il \u00e9tait d\u2019abord aliment\u00e9 par les colonies elles-m\u00eames, et que les responsables de la dite propagande se plaignaient, \u00e0 juste titre, de la faiblesse de leurs moyens.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sauf que les subventions accord\u00e9es aux journaux pour soutenir la cause coloniale n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 \u00e0 la hauteur des enjeux suppos\u00e9s&nbsp;: l\u2019historienne Lemaire cite, parmi d\u2019autres, la subvention accord\u00e9e au Petit Parisien, en 1937, laquelle repr\u00e9sentait la distribution gratuite de 75&nbsp;000 journaux, alors que le tirage quotidien du journal \u00e9tait de l\u2019ordre du million&nbsp;! Pas de quoi vraiment \u00e0 soulever les foules&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le \u00e7a colonial, ou l\u2019inconscient collectif&nbsp;:<\/strong>&nbsp;enfin, et pour convaincre le lecteur de l\u2019inanit\u00e9 de la d\u00e9monstration de cette nouvelle \u00e9cole id\u00e9ologique, une soi-disant nouvelle \u00e9cole historique qui a besoin de faire appel \u00e0&nbsp;<strong>l\u2019inconscient collectif ( CC, p,143), \u00e0 l\u2019impens\u00e9 colonial (RC, p,150)&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Fiat lux&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/strong>&nbsp;A la d\u00e9charge de ces jeunes chercheurs, nouveaux&nbsp;<strong>entrepreneurs<\/strong>&nbsp;de l\u2019histoire, d\u2019apr\u00e8s leur&nbsp;<strong>\u00ab&nbsp; marraine d\u2019histoire&nbsp;\u00bb,<\/strong>&nbsp;quelques historiens ou historiennes de bonne r\u00e9putation avaient ouvert la boite de Pandore au fameux Colloque de 1993.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il faudrait donc&nbsp;<strong>d\u00e9construire notre imaginaire colonial<\/strong>, et \u00e7a marche&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Un colloque a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9 en 2009, \u00e0 la Mairie de Paris, avec le patronage du Monde, intitul\u00e9&nbsp;<strong>\u00ab&nbsp;D\u00e9colonisons les imaginaires&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/strong>&nbsp;D\u00e9faut de d\u00e9monstration historique, absence d\u2019\u00e9valuation des supports d\u2019une culture coloniale suppos\u00e9e, de leur volume, de leur place par rapport aux autres,&nbsp;&nbsp;de leur diffusion, et de leurs effets, absence de repr\u00e9sentativit\u00e9 des analyses propos\u00e9es, outrance des mots et des conclusions, boursouflures d\u2019\u00e9criture et de r\u00e9flexion, tout cela ne serait pas grave si un tel discours n\u2019avait pas re\u00e7u la faveur de certains m\u00e9dias, et ne contribuait pas \u00e0 colporter une lecture id\u00e9ologique de notre histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il en faudra donc un peu plus pour que leur d\u00e9monstration historique soit s\u00e9rieuse&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mais d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, ils distribuent un mat\u00e9riau de propagande politique qui n\u2019est pas de nature \u00e0 faciliter le bien vivre en paix et le bon accueil dans la communaut\u00e9 fran\u00e7aise d\u2019un certain nombre de jeunes citoyens fran\u00e7ais, dont les parents ou les grands-parents \u00e9taient originaires d\u2019Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ces chercheurs doivent toutefois \u00eatre f\u00e9licit\u00e9s pour avoir exhum\u00e9 de tr\u00e8s belles images coloniales, et quelquefois monnay\u00e9es contre esp\u00e8ces sonnantes et tr\u00e9buchantes.<\/p>\n\n\n\n<p>(1)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Un exemplaire de ce livre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9, par mes soins, en 2008, dans le service comp\u00e9tent de la Direction des Biblioth\u00e8ques de la Ville de Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Ni accus\u00e9 de r\u00e9ception, ni refus d\u2019acquisition de l\u2019ouvrage&nbsp;! L\u2019exemplaire a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9, quelques mois plus tard, dans une solderie du 5<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;arrondissement, avec la&nbsp;&nbsp;lettre d\u2019envoi qui lui \u00e9tait jointe.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Censure clandestine d\u2019un ouvrage qui conteste la th\u00e8se d\u2019un colloque<\/strong>&nbsp;<strong>patronn\u00e9 par la ville, sous le titre racoleur&nbsp;\u00ab&nbsp;D\u00e9colonisons les imaginaires&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jean Pierre Renaud &#8211; Supercherie coloniale- M\u00e9moires d\u2019hommes 2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Culture coloniale ou Supercherie coloniale&nbsp;: la censure Delano\u00eb&nbsp;? Culture coloniale, culture imp\u00e9riale, ou supercherie coloniale&nbsp;? Pourquoi le livre \u00ab&nbsp;Supercherie coloniale&nbsp;\u00bb a-t-il \u00e9t\u00e9 \u00e9crit&nbsp;? Un livre censur\u00e9 par Delano\u00eb&nbsp;? (1) &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Afin de d\u00e9montrer&nbsp;que la th\u00e8se d\u00e9velopp\u00e9e&nbsp;, en termes le plus souvent boursoufl\u00e9s, d\u2019apr\u00e8s laquelle la France aurait, \u00e0 l\u2019\u00e9poque des colonies, baign\u00e9 dans le colonial, est&nbsp;une &hellip; <a href=\"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2010\/10\/13\/culture-coloniale-ou-supercherie-coloniale-la-censure-delanoe\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Culture coloniale ou Supercherie coloniale: la censure Delano\u00eb?&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[2079,905,2040,1412,2078,921,270,317,764,285],"class_list":["post-2128","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire","tag-brunschwig","tag-colloque","tag-culture-coloniale","tag-delanoe","tag-exposition-negripub","tag-expositions-coloniales","tag-france","tag-lemaire","tag-propagande","tag-supercherie-coloniale"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2128","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2128"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2128\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2129,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2128\/revisions\/2129"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2128"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2128"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2128"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}