{"id":2210,"date":"2012-08-28T14:44:50","date_gmt":"2012-08-28T12:44:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/?p=2210"},"modified":"2021-07-07T14:47:54","modified_gmt":"2021-07-07T12:47:54","slug":"gallieni-lyautey-ces-inconnus-hanoi-et-lang-son-1895-1896","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2012\/08\/28\/gallieni-lyautey-ces-inconnus-hanoi-et-lang-son-1895-1896\/","title":{"rendered":"Gallieni, Lyautey, ces inconnus &#8211; Hano\u00ef et Lang-Son (1895-1896)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Gallieni et Lyautey, ces inconnus&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Eclats de vie coloniale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Morceaux choisis<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>8<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Hano\u00ef et Lang-Son en 1895-1896<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Lorsque la France prit possession du Tonkin, en 1885, sa capitale s\u00e9culaire, Hano\u00ef, n\u2019\u00e9tait pas encore entr\u00e9e dans la modernit\u00e9 occidentale, et ce fut surtout le Gouverneur g\u00e9n\u00e9ral Doumer qui s\u2019attacha \u00e0 cette mission.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il fit construire par ailleurs la premi\u00e8re ligne de chemin de fer Hano\u00ef \u2013 Lang-Son, d\u2019une longueur de cent cinquante kilom\u00e8tres environ, dont l\u2019objectif affich\u00e9 \u00e9tait d\u2019ouvrir la Chine du Yunnan au commerce fran\u00e7ais.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lang-Son n\u2019\u00e9tait alors qu\u2019une petite cit\u00e9 endormie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les textes qui suivent ont donc l\u2019ambition de proposer la vision qu\u2019en eut Lyautey, lors de son s\u00e9jour au Tonkin.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Indiquons tout d\u2019abord, que Lyautey d\u00e9plorait le choix qu&rsquo;on avait fait de cr\u00e9er un port \u00e0 Ha\u00efphong, \u00ab&nbsp;une ville dans un marais&nbsp;\u00bb, au lieu de Hongha\u00ef.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le versant annamite d\u2019Hano\u00ef&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Hano\u00ef, 8 janvier 1895,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>A ma s\u0153ur,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Ce pays-ci est attachant au possible, et davantage encore vu de haut, de l\u2019observatoire de chef d\u2019Etat-Major que je me trouve avoir momentan\u00e9ment\u2026.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Dire que je n\u2019ai pas une ombre \u00e0 mon tableau&nbsp;? si&nbsp;: c\u2019est d\u2019abord le d\u00e9part de Lanessan&nbsp;; il est certain que nous nous \u00e9tions accroch\u00e9s \u00e0 fond, et il ne le dissimulait pas. Pour la premi\u00e8re fois, je rencontrais un haut fonctionnaire fran\u00e7ais d\u00e9gag\u00e9 des formules, d\u00e9semp\u00eatr\u00e9 des r\u00e8glements, abordable, voyant tout de large et de haut, ne vivant pas au jour le jour, mais concevant une \u0153uvre, s\u2019y accrochant et la menant large\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le froid sec des jours pass\u00e9s a nettoy\u00e9 le ciel, &#8211; la lourde bu\u00e9e opaque s\u2019en est all\u00e9e, &#8211; et la grande lumi\u00e8re \u00e9largit l\u2019horizon, le ciel et la pens\u00e9e. Celle-ci se r\u00e9pand f\u00e9conde&nbsp;; et tout, en ce paysage plein de choses \u00e9loquentes, la sollicite. Tous les cent pas, d\u2019une touffe de bambous, d\u2019une lisi\u00e8re de bois, sous un d\u00f4me de banians, surgit une pagode, &#8211; monumentale comme celle des Corbeaux, gard\u00e9e par ses hautes st\u00e8les, &#8211; minuscule comme certaines au bout du grand lac, &#8211; diverses, vieilles et grises ou neuves et blanches, mais toutes fr\u00e9quent\u00e9es, avec des parfums qui br\u00fblent, des offrandes qui attendent, des fleurs sem\u00e9es. Et pourtant, il est notoire que ce peuple est sans religion&nbsp;; c\u2019est un axiome chez tous ceux qui le pratiquent, amis ou ennemis, il faut les croire, mais qu\u2019est-ce alors&nbsp;? \u2013 Et qu\u2019il me tarde de p\u00e9n\u00e9trer un peu cette \u00e2me dont la vie est encore un tel myst\u00e8re, dont nulle explication ne me satisfait&nbsp;! Les chauss\u00e9es serpentent \u00e0 travers la puissante v\u00e9g\u00e9tation. Sous les feuilles, c\u2019est un&nbsp;&nbsp;village ininterrompu, &#8211; pauvres villages de claies, de nattes et de torchis, &#8211; mais quelle vie y fourmille&nbsp;! Quelle immense usine que ce delta avec ses douze millions d\u2019habitants press\u00e9s&nbsp;! que d\u2019enfants&nbsp;! ils bourdonnent comme des mouches sous les roues de la voiture.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Sur la chauss\u00e9e, ce sont vraiment des fourmis que ces files de petits \u00eatres trottinant, hommes et femmes, tous \u00e0 leur t\u00e2che, portant le double fardeau suspendu au bambou, venant de la rizi\u00e8re, menant l\u2019\u00e9quipage de buffles. Jusqu\u2019\u00e0 plus de de 6 kilom\u00e8tres d\u2019Hano\u00ef, c\u2019est une rue continue, grouillante comme la rue du Bac. Or, ce peuple est laborieux et soumis comme le fellah d\u2019Egypte&nbsp;; mais aussi, ce que n\u2019est pas le fellah, industrieux et lettr\u00e9. Il n\u2019y a pas un boy qui ne sache lire&nbsp;; il y a autre chose l\u00e0 que des bras \u00e0 exploiter les rizi\u00e8res. Toute une vie fermente dans ces t\u00eates de macaques. Ce ne sont pas des sauvages que ces vieux civilis\u00e9s, si vieux, ces derniers fils des vieilles grandes races&nbsp;; toute cette eau que je bois, c\u2019est des plateaux originaires qu\u2019elle descend, c\u2019est du Tibet, p\u00e8re des peuples&nbsp;; et le limon rouge et f\u00e9cond qu\u2019elle roule pour en faire le sol \u00e0 peine solidifi\u00e9, elle l\u2019a pris au pied des vieilles lamasseries o\u00f9 dorment, depuis des milliers d\u2019ann\u00e9es, les livres sacr\u00e9s primitifs sous la garde de pr\u00eatres immuables. Et ce peuple a gard\u00e9 sans conteste les grandes forces sociales, le respect des hi\u00e9rarchies, le culte de la famille.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Et non pas la petite famille de chez nous, &#8211; \u00e0 trois ou quatre, &#8211; mais la grande famille ramifi\u00e9e dont les branches s\u2019enlacent autour du tronc commun. Il y a l\u00e0 encore toute une si curieuse organisation \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer&nbsp;: vie phalanst\u00e9rienne dans chaque groupe, \u00e0 chef unique, o\u00f9 les enfants se multiplient suivant la loi de nature, sans cause restrictive. Que de dessous dans cet organisme profond et v\u00e9n\u00e9rable, auquel nous sommes venus nous superposer&nbsp;! Et que fragile notre fr\u00eale couche de r\u00e9sidents, d\u2019entrepreneurs et d\u2019officiers, si elle ne jette pas au travers de ces s\u00e9diments s\u00e9culaires d\u2019autres racines que nos r\u00e8glements, notre bureaucratie, notre galonnage satisfait&nbsp;! Un peu d\u2019histoire, un peu de philosophie, un peu d\u2019ext\u00e9riorit\u00e9, un peu de compr\u00e9hension de ce qui n\u2019est pas nous, ne messi\u00e9rait pas aux gouvernants \u00e9ph\u00e9m\u00e8res que nous exp\u00e9dions \u00e0 ce pays qui n\u2019est pas d\u2019hier.&nbsp;\u00bb (LTM\/p, 106)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le versant fran\u00e7ais d\u2019Hano\u00ef:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>La d\u00e9couverte, janvier 1895&nbsp;:<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Et les nouveaux venus comme moi, dans cette ville \u00e0 guinguettes et \u00e0 lumi\u00e8re \u00e9lectrique, \u00e0 soci\u00e9t\u00e9 philharmonique et \u00e0 loge ma\u00e7onnique,<\/em>&nbsp;<em>ont peine \u00e0 se figurer que ce soit d\u2019hier cette histoire d\u00e9j\u00e0 recul\u00e9e par la l\u00e9gende aux arri\u00e8re-plans, 22 ans seulement depuis Garnier, 11 ans depuis Rivi\u00e8re\u2026&nbsp;\u00bb (LT\/p,218)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Commentaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 coloniale d\u2019origine fran\u00e7aise et europ\u00e9enne n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s nombreuse et avait toutes les caract\u00e9ristiques d\u2019une sorte de demi-monde fait, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, d\u2019aventuriers, de fils de famille et de couples en rupture de bans, composition sulfureuse \u00e0 laquelle Lyautey a fait allusion dans son \u00e9vocation du voyage du train de plaisir de Lang-Son, et de l\u2019autre de fonctionnaires de l\u2019Etat et d\u2019officiers qui ne faisaient que passer en Indochine.<\/p>\n\n\n\n<p>Lyautey d\u00e9crivait cette derni\u00e8re soci\u00e9t\u00e9 coloniale avec s\u00e9v\u00e9rit\u00e9&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Les questions de personnes priment tout et tiennent une place que je n\u2019ai vu nulle part. Le plus grand nombre, civils ou militaires, se fiche de la colonie comme d\u2019une guigne.&nbsp;\u00bb (LT\/p,76)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cette soci\u00e9t\u00e9 coloniale vivait c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te avec la cit\u00e9 grouillante que d\u00e9crivait Lyautey plus haut.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existait alors une vie mondaine turbulente \u00e0 Hano\u00ef, souvent anim\u00e9e par les officiers eux-m\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;J\u2019ai profit\u00e9 de mes derniers jours de chef d\u2019Etat- Major pour rendre mes politesses \u00e0 ma popote. Le \u00ab&nbsp;Tout Hano\u00ef&nbsp;\u00bb y a pass\u00e9 en une s\u00e9rie de d\u00eeners.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>D\u00eeners de 12 \u00e0 20 couverts, ce n\u2019est jamais ici difficile \u00e0 improviser. L\u2019Annamite est n\u00e9 cuisinier et d\u00e9corateur&nbsp;; le dernier boy a le don inn\u00e9 de l\u2019arrangement d\u2019une table et sp\u00e9cialement des fleurs. Les fleurs, c\u2019est le plaisir de ce pays. Du 1<sup>er<\/sup>&nbsp;janvier au 31 d\u00e9cembre, toujours elles sont l\u00e0&nbsp;; et vari\u00e9es, \u00e9clatantes, d\u00e9coratives. Les tables en sont jonch\u00e9es, les boys ont avec elles mille fantaisies. Quelques ivoires, quelques pi\u00e8ces amusantes de vieilles porcelaines, et voil\u00e0 une table que Paris envierait.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Du reste, elles aiment beaucoup mon home, ma grande pi\u00e8ce, avec ses huit portes -fen\u00eatres ouvertes sur la v\u00e9randa, a pris un aspect de pagode encombr\u00e9e de toute la d\u00e9froque, de tout le bric-\u00e0-brac que dix- huit mois y ont accumul\u00e9\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Je leur sers des attractions de choix. Apr\u00e8s le dernier d\u00eener, le Tong-Doc d\u2019Hano\u00ef m\u2019avait tr\u00e8s aimablement envoy\u00e9 tout un lot de femmes cataleptiques&nbsp;: au son d\u2019un orchestre diabolique, elles nous ont servi le grand jeu des Assaouas d\u2019Alg\u00e9rie, avalant bougies en flamme, sabres et ciseaux, se coupant la langue, se perforant le bras\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Autre f\u00eate&nbsp;; un brillant capitaine de cavalerie tomb\u00e9 de la \u00ab&nbsp;Rue Royale&nbsp;\u00bb au Tonkin o\u00f9 il dirige la remonte, rend aussi ses politesses sous la forme d\u2019une garden-party nocturne, souper, flirt, etc\u2026 \u00e0 la pagode Balmy, ainsi nomm\u00e9e parce que c\u2019est<\/em>&nbsp;<em>au coin de son mur d\u2019enceinte que tomba, voici vingt-trois ans, l\u2019enseigne Balny d\u2019Avricourt, le m\u00eame jour que Garnier. Et, \u00e0 la m\u00eame avenue d\u2019\u00e9normes banians, s\u2019accrochent ce soir les lanternes de couleur, et devant l\u2019exquise vieille pagode, pleine de vieux bronzes et d\u2019\u00e9toffes pass\u00e9es, se refl\u00e8tent ce soir dans le bassin d\u2019eau dormante, sous les lotus, entre de larges dalles, non plus les feux du bivouac, mais les lanternes des charrettes anglaises et les fus\u00e9es de f\u00eate tir\u00e9es par les boys\u2026&nbsp;\u00bb (LTM\/p,367)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quelques journaux au tirage modeste \u00e9taient d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 imprim\u00e9s et diffus\u00e9s \u00e0 Hano\u00ef.<\/p>\n\n\n\n<p>La ville disposait d\u2019un champ de courses et des troupes de th\u00e9\u00e2tres fran\u00e7aises venaient r\u00e9guli\u00e8rement en repr\u00e9sentation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lang-Son, une petite ville au d\u00e9veloppement am\u00e9ricain, o\u00f9 les courses de chevaux \u00e9taient devenues \u00e0 la mode&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Lang-Son, 24 mars 1895<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Premi\u00e8re journ\u00e9e de courses \u00e0 Lang-Son. Une improvisation, tout un d\u00e9barquement de Chinois, un temps superbe, la piste entre 2 blockhaus pavois\u00e9s, une tente, un buffet, deux Europ\u00e9ennes, femmes d\u2019employ\u00e9s&nbsp;: je juge \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e &#8211; \u00e9norme&nbsp;! \u2013 Le colonel s\u2019amuse comme un enfant. Ce grand guerroyeur, cet abatteur de travail, a des jeunesses \u00e9tonnantes. Le Tong-Doc, pr\u00e9fet indig\u00e8ne, y est venu dans son palanquin (je vais m\u2019en octroyer un pareil) avec toute sa suite.&nbsp;\u00bb&nbsp; (LT\/p,172)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Dong Dang, 14 f\u00e9vrier, soir<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u2026 Je trouve Grandmaison au milieu de ses constructions, tra\u00e7ant une rectification de route, dans le plein de cette curieuse vie d\u2019officier-farmer. Tout ce soir, il m\u2019a fourr\u00e9 dans ses plans&nbsp;; artiste, il vient de dessiner une belle maison d\u2019allure chinoise pour son trichau (chef de canton)&nbsp;; mais son projet favori, c\u2019est une petite chapelle romane qu\u2019il a dessin\u00e9e avec amour et voudrait bien \u00e9difier dans son cimeti\u00e8re s\u2019il avait quelques piastres. Au fait, si nous qu\u00eations pour la chapelle de Dong Dang&nbsp;? dans cette r\u00e9gion orientale, la situation catholique est lamentable. De temps imm\u00e9morial, la rive gauche du Fleuve Rouge, c\u2019est-\u00e0-dire les deux-tiers du Tonkin, appartient aux missions espagnoles.&nbsp;\u00bb (LTM\/p,119)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Plus loin, \u00e0 Na- Cham&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>\u2026 Rogerie, capitaine de la L\u00e9gion&nbsp;; &#8211; il y arrive avec mission d\u2019y faire la m\u00eame \u0153uvre d\u2019ing\u00e9nieur, de voyer, d\u2019architecte, d\u2019organisateur que Grandmaison \u00e0 Lang-Son. L\u2019importance de Na-Cham, c\u2019est que c\u2019est sur le Song-Ki-Long,&nbsp;&nbsp;au point o\u00f9, avant d\u2019entrer en Chine, la rivi\u00e8re devient navigable. Le chemin de fer va donc y \u00eatre amen\u00e9, avec l\u2019espoir du transit par eau.&nbsp;\u00bb (LT\/p,131)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>Commentaire&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019occasion de ses commandements \u00e0 Madagascar, que nous \u00e9voquerons plus loin, Lyautey eut l\u2019occasion d\u2019imiter les officiers qu\u2019il avait admir\u00e9s, et qui, au Tonkin, avaient cr\u00e9\u00e9 les conditions d\u2019une vie urbaine \u00e0 l\u2019europ\u00e9enne, Grandmaison \u00e0 Lang-Son, Valli\u00e8re \u00e0 Tuyen-Quan.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fut en effet le v\u00e9ritable cr\u00e9ateur de la ville nouvelle d\u2019Ankazob\u00e9, au nord de Tananarive.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Jean Pierre Renaud<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gallieni et Lyautey, ces inconnus&nbsp;! Eclats de vie coloniale Morceaux choisis 8 Hano\u00ef et Lang-Son en 1895-1896 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Lorsque la France prit possession du Tonkin, en 1885, sa capitale s\u00e9culaire, Hano\u00ef, n\u2019\u00e9tait pas encore entr\u00e9e dans la modernit\u00e9 occidentale, et ce fut surtout le Gouverneur g\u00e9n\u00e9ral Doumer qui s\u2019attacha \u00e0 cette mission. Il fit construire par &hellip; <a href=\"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2012\/08\/28\/gallieni-lyautey-ces-inconnus-hanoi-et-lang-son-1895-1896\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Gallieni, Lyautey, ces inconnus &#8211; Hano\u00ef et Lang-Son (1895-1896)&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[1998,2307,2308,2274,1196],"class_list":["post-2210","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire","tag-gallieni","tag-hanoi-2","tag-lang-son","tag-lyautey","tag-tonkin"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2210","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2210"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2210\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2211,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2210\/revisions\/2211"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2210"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2210"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2210"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}