{"id":2293,"date":"2014-06-01T23:03:09","date_gmt":"2014-06-01T21:03:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/?p=2293"},"modified":"2021-07-08T23:15:36","modified_gmt":"2021-07-08T21:15:36","slug":"annonce-de-publication-le-livre-supercherie-coloniale-extraits-questions-sur-la-these-huillery","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2014\/06\/01\/annonce-de-publication-le-livre-supercherie-coloniale-extraits-questions-sur-la-these-huillery\/","title":{"rendered":"Annonce de publication: le livre \u00ab\u00a0Supercherie Coloniale\u00a0\u00bb extraits &#8211; Questions sur la th\u00e8se Huillery"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Annonce de publication<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>Extraits du livre publi\u00e9 en 2008, sous le titre&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>Supercherie Coloniale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>Jean Pierre Renaud<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 2008, j\u2019ai publi\u00e9 un livre de critique historique sur les th\u00e8ses que d\u00e9fendait un groupe de chercheurs dans plusieurs ouvrages sur les th\u00e8mes de la Culture coloniale ou imp\u00e9riale de la France au temps des colonies, des th\u00e8ses tr\u00e8s largement fond\u00e9es sur des fondements statistiques pour le moins fragiles, incomplets ou discutables, et sur le d\u00e9tournement de l\u2019interpr\u00e9tation de belles images coloniales.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je me propose de publier quelques- uns des textes que contient ce livre, notamment le prologue, l\u2019introduction, le chapitre consacr\u00e9 \u00e0 la propagande coloniale et la conclusion.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comme je l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 indiqu\u00e9 sur ce blog, la Mairie de Paris, alors dirig\u00e9e par M.Delano\u00eb, a censur\u00e9 ce livre que j\u2019avais d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 la direction des Biblioth\u00e8ques, afin qu\u2019il puisse figurer dans les biblioth\u00e8ques de la ville.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les exemplaires de ce livre ont \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9s \u00e0 des solderies.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>Questions pos\u00e9es sur la th\u00e8se de Mme Huillery, intitul\u00e9e \u00ab&nbsp; Histoire coloniale, d\u00e9veloppement et in\u00e9galit\u00e9s dans l\u2019ancienne Afrique Occidentale Fran\u00e7aise&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Un titre d\u2019interview qui claque au vent comme un slogan&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>\u00ab&nbsp;La France a \u00e9t\u00e9 le fardeau de l\u2019homme noir, et non l\u2019inverse&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Le Monde du 27 mai 2014, page 27<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>SUPERCHERIE COLONIALE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>Jean Pierre Renaud<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>De l\u2019histoire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00a0\u00bb L\u2019Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l\u2019intellect ait \u00e9labor\u00e9. Ses propri\u00e9t\u00e9s sont bien connues. Il fait r\u00eaver, il enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs, exag\u00e8re leurs r\u00e9flexes, entretient leurs vielles plaies,&nbsp;les tourmente dans leur repos, les conduit au th\u00e9\u00e2tre des grandeurs ou \u00e0 celui de la pers\u00e9cution, et rend les nations am\u00e8res, superbes, insupportables et vaines. L\u2019histoire justifie ce que l\u2019on veut. Elle n\u2019enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout, et donne des exemples de tout\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans l\u2019\u00e9tat actuel du monde, le danger est de se laisser s\u00e9duire \u00e0 l\u2019Histoire est plus grand que jamais il ne fut.\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Regards sur le monde actuel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Paul Val\u00e9ry- 1945<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>\u00ab&nbsp;L\u2019esprit critique c\u2019est la propret\u00e9 de l\u2019intelligence. Le premier devoir, c\u2019est de se laver&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Marc Bloch- 1914<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>EN PROLOGUE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Depuis dix \u00e0 quinze ans, des chercheurs, historiens, politologues ou sociologues ont commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux images des anciennes colonies fran\u00e7aises, et tent\u00e9 de les interpr\u00e9ter avec plus ou moins de succ\u00e8s, c\u2019est selon, et pas toujours dans la chronologie de leur contexte historique, qu\u2019il s\u2019agisse de cartes postales, de gravures, de photos, d\u2019affiches, ou de films.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tant et si bien que depuis quelques ann\u00e9es, une triade de jeunes historiens, animateurs d\u2019&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;<strong>un mouvement, une \u00e9cole de recherche<\/strong><\/em>&nbsp;\u00bb (La R\u00e9publique Coloniale-p.11),&nbsp;&nbsp;<strong><em>un collectif de<\/em>&nbsp;<em>chercheurs<\/em><\/strong>, ainsi qu\u2019ils se nomment, d\u00e9ploie une grande \u00e9nergie de plume pour exposer la th\u00e8se, pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 partir d\u2019images coloniales, mais aussi de textes, d\u2019apr\u00e8s laquelle la France aurait&nbsp;<em>&nbsp;<strong>baign\u00e9<\/strong><\/em>&nbsp;<strong>dans une<\/strong>&nbsp;<strong><em>culture coloniale<\/em><\/strong>, tout au long des ann\u00e9es 1870-1962, avec une&nbsp;<em>acm\u00e9<\/em>&nbsp;(sic) \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019Exposition Coloniale de 1931.&nbsp;<strong><em>Les &nbsp;arch\u00e9types<\/em><\/strong>&nbsp;(sic)&nbsp; de cette&nbsp;<strong><em>culture coloniale<\/em><\/strong>&nbsp;et de sa m\u00e9moire conduiraient les Fran\u00e7ais \u00e0 reproduire, aujourd\u2019hui et sans le savoir, des comportements coloniaux dans leur vie civile et publique. Autre affirmation de la triade&nbsp;: notre pass\u00e9 colonial expliquerait donc la crise des banlieues et la pr\u00e9sence de nouveaux&nbsp;<em>i<strong>ndig\u00e8nes<\/strong><\/em>&nbsp;de la R\u00e9publique Fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>La cause est donc s\u00e9rieuse, et il s\u2019agit de l\u2019instruire s\u00e9rieusement, puisqu\u2019elle pr\u00e9tend donner une lecture authentique, sinon scientifique de notre histoire coloniale et nationale, et y trouver les raisons des rapports difficiles pouvant exister entre Fran\u00e7ais de souche et Fran\u00e7ais immigr\u00e9s.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D\u2019autant plus s\u00e9rieuse qu\u2019elle nourrit un d\u00e9bat et des controverses dans une partie de l\u2019opinion publique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Avant donc d\u2019aller au c\u0153ur du sujet et d\u2019analyser le contenu de cette th\u00e8se, et par un d\u00e9tour de pens\u00e9e utile, il nous faut mettre en garde le lecteur sur la grande&nbsp;<strong>difficult\u00e9 qu\u2019il y a \u00e0 interpr\u00e9ter une image<\/strong>, quelle qu\u2019elle soit. Nous aurons l\u2019occasion de revenir sur ce sujet, sur le plan technique, mais donnons ici quatre exemples.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le premier est celui des images montr\u00e9es \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019\u00e9mission d\u2019Arr\u00eat sur Images du 19 novembre 2006<\/strong>. Celles superbes, d\u2019\u00e9normes icebergs en goguette au large des c\u00f4tes de la Nouvelle Z\u00e9lande. Selon les uns, leur pr\u00e9sence illustrerait le ph\u00e9nom\u00e8ne de r\u00e9chauffement climatique, et selon les autres, elle ne constituerait pour le moment qu\u2019une hypoth\u00e8se de travail. Alors que ces images r\u00e9centes se situaient dans un contexte pr\u00e9cis, avec date et lieux, et qu\u2019elles faisaient l\u2019objet d\u2019un examen pluraliste et critique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Deuxi\u00e8me exemple, celui d\u2019un film d\u2019amateurs tourn\u00e9 avant la deuxi\u00e8me guerre mondiale en Afrique Occidentale<\/strong>, par des repr\u00e9sentants d\u2019une grande marque d\u2019ap\u00e9ritif. Projection faite \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un festival sur des images des colonies organis\u00e9 en 2005 au Forum des Images \u00e0 Paris. On les voyait en train de faire leur pub \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un village, distribuant des objets publicitaires, et faisant signe \u00e0 des africaines de venir \u00e0 leur rencontre. Un pr\u00e9sentateur \u00ab&nbsp;savant&nbsp;\u00bb commentait la sc\u00e8ne en disant \u00ab&nbsp;ils convoquent les femmes&nbsp;\u00bb&nbsp; &#8211; nous sommes donc bien dans une situation coloniale de domination -, alors que la chose n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s diff\u00e9rente de ce que l\u2019on voit de nos jours tout au long du Tour de France, et de ce que je connaissais aussi de l\u2019Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Troisi\u00e8me exemple<\/strong>, et ce dernier beaucoup plus \u00e9labor\u00e9, parce qu\u2019il a l\u2019avantage de poser le probl\u00e8me de la lecture et de l\u2019interpr\u00e9tation techniques d\u2019une image, avec la mise en jeu de codes qu\u2019il faut conna\u00eetre avant de se prononcer.&nbsp;<strong>L\u2019anthropologue anglais, Nigel Barley, notait au cours de sa mission du Nord Cameroun des ann\u00e9es 1980 (1), que la population Dowayo<\/strong>&nbsp;qu\u2019il \u00e9tudiait, n\u2019arrivait pas \u00e0 identifier et \u00e0 comprendre une photographie&nbsp;: &nbsp;\u00ab&nbsp;<em>On oublie trop souvent que les gens qui n\u2019ont jamais vu de photos doivent commencer par apprendre \u00e0 les d\u00e9chiffrer.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Martine Joly, s\u00e9miologue distingu\u00e9e, ne dit pas autre chose, quand elle \u00e9crit (<em>2) \u00ab&nbsp;qu\u2019il y a un \u00e2ge au-del\u00e0 duquel, si on n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 \u00e0 lire et \u00e0 comprendre des images, cela devient impossible<\/em><\/strong><em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; Notre triade de jeunes historiens a naturellement d\u00e9pass\u00e9 le stade des Dowayo, en tout cas je l\u2019esp\u00e8re, mais elle est confront\u00e9e au m\u00eame type de difficult\u00e9 que connaissent parfaitement les s\u00e9miologues, dont c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment le m\u00e9tier. Et se pose donc la question de savoir comment ils ont r\u00e9ussi \u00e0 lever la difficult\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Surtout ne faisons pas revivre&nbsp;<strong>la fameuse Querelle des Images (du IV\u00b0 au VII\u00b0<\/strong>&nbsp;<strong>si\u00e8cle<\/strong>), comme certains tentent de le faire, laquelle opposait les iconophiles et les iconoclastes qui se disputaient sur la nature divine ou non de l\u2019image.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quatri\u00e8me exemple, celui d\u2019une photographie (page 55) illustrant un article sign\u00e9 Jean-Pierre Chr\u00e9tien,&nbsp; paru dans le num\u00e9ro sp\u00e9cial N\u00b0 302 d\u2019octobre 2005 de la revue L\u2019Histoire<\/strong>&nbsp;(Conseiller de la Direction Jean-No\u00ebl Jeanneney). La l\u00e9gende du clich\u00e9 \u00e9tait la suivante&nbsp;: \u00ab&nbsp;<strong><em>Un colon entour\u00e9 de sa garde personnelle dans le comptoir de Grabo (C\u00f4te d\u2019Ivoire), au d\u00e9but du XX\u00b0 &nbsp;si\u00e8cle. L\u2019image parait aujourd\u2019hui caricaturale du ma\u00eetre blanc et de ses serviteurs noirs.<\/em><\/strong><em>&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous avons interrog\u00e9 la r\u00e9daction de la revue pour nous confirmer l\u2019exactitude de la l\u00e9gende, \u00e9tant donn\u00e9 que notre interpr\u00e9tation \u00e9tait plut\u00f4t celle d\u2019une photo de chef de poste colonial officiel, compte tenu de son uniforme et de ses galons, entour\u00e9 de ses gardes -cercle. Apr\u00e8s beaucoup de difficult\u00e9s, nous avons enfin obtenu la r\u00e9ponse suivante&nbsp;:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<strong><em>Nous nous basons pour r\u00e9diger les l\u00e9gendes des images que nous publions sur les indications que nous fournissent les agences, qui font le plus souvent tr\u00e8s bien leur travail. Si celles-ci cependant sont fautives, nous n\u2019avons malheureusement, le plus souvent, aucun moyen, de l\u2019anticiper<\/em><\/strong>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dont acte, mais c\u2019est peut \u00eatre un bon exemple de la difficult\u00e9 qu\u2019il peut y avoir \u00e0 donner son sens \u00e0 une photographie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Alors me direz-vous, vous vous \u00eates bien \u00e9loign\u00e9 de votre sujet, et je vous r\u00e9pondrai que non dans l\u2019expos\u00e9 qui suit, \u00e9tant donn\u00e9 que la th\u00e8se historique, sinon id\u00e9ologique, qu\u2019ils ont d\u00e9velopp\u00e9e dans une s\u00e9rie de livres qu\u2019ils ont publi\u00e9s s\u2019appuie constamment sur l\u2019interpr\u00e9tation qu\u2019ils font des images coloniales, et quelquefois des discours qui les accompagnent, et rarement de leur contexte historique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bonne ou mauvaise interpr\u00e9tation des images coloniales&nbsp;qui constituent les sources de leur discours, ce qui veut dire respect de la source ou captage de la m\u00eame source&nbsp;? Bonne ou mauvaise interpr\u00e9tation des sources \u00e9crites, lorsqu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es dans la d\u00e9monstration historique&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>(1) Un anthropologue en d\u00e9route-&nbsp; Nigel Barley 1992<\/p>\n\n\n\n<p>(2) Introduction \u00e0 l\u2019analyse de l\u2019image- Martine Joly &#8211; 2005<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>&nbsp;En avant-sc\u00e8ne post-coloniale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Et sur les pas du c\u00e9l\u00e8bre Montesquieu<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Comment peut-on \u00eatre Malgache \u00e0 Paris au XXI\u00b0 si\u00e8cle&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>De J\u00e9r\u00f4me Harivel, Cit\u00e9 Universitaire Internationale, \u00e0 Paris, \u00e0 sa ch\u00e8re et tendre Vola, rest\u00e9e \u00e0 Faravohitra, \u00e0 Antatananarivo<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Octobre 2001<\/strong>&#8211; Comme tu le sais, \u00e0 l\u2019occasion du match Alg\u00e9rie France, dans ce magnifique stade de France, (quand en aurons-nous un aussi beau dans notre belle capitale&nbsp;?) une partie du public a siffl\u00e9 l\u2019hymne national des Fran\u00e7ais. Tu vois le scandale&nbsp;! Je n\u2019y \u00e9tais pas, car tu connais l\u2019amour tr\u00e8s mod\u00e9r\u00e9 que je porte au sport. Cela m\u2019a beaucoup \u00e9tonn\u00e9, moi qui croyais que l\u2019Alg\u00e9rie \u00e9tait ind\u00e9pendante depuis 1962. La France \u00e9tait-elle devenue, \u00e0 son tour, la colonie de l\u2019Alg\u00e9rie&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Septembre 2003<\/strong>&#8211; Des amis fran\u00e7ais m\u2019avaient convi\u00e9 \u00e0 une soir\u00e9e \u00e0 la campagne, une campagne toute verte comme tu l\u2019aimerais, pr\u00e8s du Mans. A un moment donn\u00e9, un des convives se mit \u00e0 \u00e9voquer des livres r\u00e9cents qui traitaient de l\u2019histoire coloniale de la France. Tu sais que les Fran\u00e7ais ne s\u2019y int\u00e9ressent pas beaucoup,&nbsp; mis \u00e0 part la guerre d\u2019Alg\u00e9rie, qui a laiss\u00e9 des traces profondes dans beaucoup de familles fran\u00e7aises.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je ne m\u2019estimais pas vraiment concern\u00e9, lorsque j\u2019entendis ce convive parler de \u00ab&nbsp;bain colonial&nbsp;\u00bb, et aussit\u00f4t je fis une association d\u2019id\u00e9es avec notre grande f\u00eate du bain de la Reine, notre \u00ab&nbsp;fandroana&nbsp;\u00bb, mais il ne s\u2019agissait pas de cela. C\u2019\u00e9tait bien dommage, car la c\u00e9r\u00e9monie du bain rev\u00eatait une grande importance&nbsp; dans notre monarchie. Beaucoup de faste, une grande foule, le bain de Ranavalona III derri\u00e8re le rideau rouge, la couleur sacr\u00e9e, avec ce petit grain de folie religieuse qui mettait du sel dans le rituel sacr\u00e9 du bain, l\u2019aspersion de la foule venue entendre le \u00ab&nbsp;kabary&nbsp;\u00bb de la reine et assister \u00e0 son bain cach\u00e9, avec l\u2019eau qui avait servie au bain de la reine, une eau naturellement sacr\u00e9e. Une lointaine parent\u00e9 sans doute avec l\u2019eau b\u00e9nite, sans vouloir blasph\u00e9mer le rite catholique&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; F\u00e9vrier 2005-<\/strong>&nbsp;<strong>Un de mes bons amis malgaches m\u2019a entra\u00een\u00e9 au Forum des Images de la Ville de Paris pour assister \u00e0 une des s\u00e9ances du festival des films coloniaux qui y avait lieu.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Deux personnes commentaient ces documents, un belge, je crois, et un universitaire africain dont j\u2019ignorais le nom. Pour nous mettre sans doute dans l\u2019ambiance id\u00e9ologique de cette s\u00e9ance, le pr\u00e9sentateur belge avait distribu\u00e9 une note de pr\u00e9sentation dans laquelle il \u00e9non\u00e7ait quelques fortes v\u00e9rit\u00e9s, je cite&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;&nbsp;<strong>C\u2019est au nom de la l\u00e9gitimit\u00e9 coloniale que l\u2019on filme les femmes au torse nu\u2026c\u2019est la relation d\u2019assujettissement du colonis\u00e9 au colon. C\u2019est la violence l\u00e9gale, &nbsp;naturelle de l\u2019ordre colonial qui appara\u00eet lorsque l\u2019on regarde ces images\u2026 on per\u00e7oit r\u00e9guli\u00e8rement les signes d\u2019un d\u00e9ni d\u2019humanit\u00e9 accord\u00e9 \u00e0 l\u2019indig\u00e8ne&nbsp;dont le filmeur (sic) d\u2019alors n\u2019avait pas conscience.&nbsp;\u00bb<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; On nous a projet\u00e9 plusieurs films d\u2019amateurs de qualit\u00e9 tout \u00e0 fait in\u00e9gale. L\u2019un d\u2019entre eux a attir\u00e9 mon attention, parce qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9 chez nous, par un&nbsp;<em>vazaha (un blanc)<\/em>&nbsp;sans doute riche, car il le fallait pour disposer d\u2019une cam\u00e9ra. A un moment donn\u00e9, on voyait une femme blanche assise dans un&nbsp;<em>filanzana,<\/em>&nbsp;notre fameuse chaise \u00e0 porteurs, port\u00e9e donc par quatre&nbsp;<em>bourjanes,<\/em>&nbsp;et le commentateur de souligner doctement, et une fois de plus, que cette image \u00e9tait un autre symbole du colonialisme en action.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A la fin de la projection, un&nbsp;<em>vazaha<\/em>&nbsp;s\u2019est lev\u00e9 et a pris la parole pour expliquer \u00e0 la salle que tous les gens riches de Madagascar, nobles, hauts fonctionnaires militaires ou civils, marchands fortun\u00e9s recouraient habituellement \u00e0 ce mode de transport \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 il n\u2019y avait aucune route dans l\u2019\u00eele, et donc aucun v\u00e9hicule \u00e0 roues. Je me suis bien gard\u00e9 d\u2019intervenir, mais l\u2019\u00e9change m\u2019a bien amus\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Que dire encore \u00e0 ce sujet sur les pousse-pousse qui existent encore en Asie et sur notre belle \u00eele!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; Mai 2005-&nbsp;<\/strong>&nbsp;Un grand d\u00e9bat agite les m\u00e9dias et le microcosme politique, sur l\u2019esclavage et&nbsp;<em>&nbsp;le<\/em>&nbsp;<em>r\u00f4le positif de la colonisation fran\u00e7aise<\/em>. Des d\u00e9put\u00e9s, toutes tendances confondues, de droite et de gauche, ont eu la foutue bonne id\u00e9e de faire reconna\u00eetre par la loi le r\u00f4le positif de la colonisation. Grand chahut chez les historiens et au sein des associations qui ont l\u2019ambition de d\u00e9fendre la cause des populations immigr\u00e9es, notamment de celles qui ont publi\u00e9 un appel d\u2019apr\u00e8s lequel, leurs ressortissants seraient les&nbsp;<em>&nbsp;indig\u00e8nes de la r\u00e9publique<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Prudence de notre c\u00f4t\u00e9 \u00e9tant donn\u00e9 le pass\u00e9 de notre grande \u00eele et de l\u2019abolition relativement r\u00e9cente de notre esclavage. Certains de nos lettr\u00e9s ne disent-ils pas que les descendants des&nbsp;<em>andevos<\/em>, nos anciens esclaves, portent encore dans leur t\u00eate leur pass\u00e9 d\u2019esclave, avec la complicit\u00e9 des descendants de leurs anciens propri\u00e9taires d\u2019esclaves. Nous sommes d\u2019ailleurs bien plac\u00e9s \u00e0 Madagascar pour savoir que la traite des esclaves s\u2019est prolong\u00e9e longtemps en Afrique de l\u2019Est, dans l\u2019Oc\u00e9an Indien, et dans le Golfe Persique, avec les traditionnels trafics arabes d\u2019esclaves.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je te signale d\u2019ailleurs qu\u2019une historienne de La R\u00e9union prend des positions hardies dans ce difficile d\u00e9bat.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je recommanderais volontiers la m\u00eame prudence aux descendants des grands royaumes n\u00e9griers de l\u2019Afrique du Centre et de l\u2019Ouest.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Novembre 2005-<\/strong>&nbsp;En France, la mode est aujourd\u2019hui \u00e0 la repentance. Les Fran\u00e7ais adorent \u00e7a et se complaisent dans leurs d\u00e9faites militaires qu\u2019ils c\u00e9l\u00e8brent avec une joie masochiste. Le pr\u00e9sident Bouteflika somme la France de se repentir, alors que la guerre d\u2019Alg\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 un affrontement de violences des deux c\u00f4t\u00e9s, et que l\u2019Alg\u00e9rie ind\u00e9pendante sort \u00e0 peine d\u2019une guerre civile cruelle.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans toute cette affaire, plus personne ne comprend plus rien \u00e0 rien, entre ce qui rel\u00e8ve de la m\u00e9moire et ce qui rel\u00e8ve de l\u2019histoire&nbsp;! Je me demande si certains historiens ne s\u2019int\u00e9ressent pas plus \u00e0 la m\u00e9moire qu\u2019\u00e0 l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Octobre 2006<\/strong>&#8211; Tu vois, l\u2019Alg\u00e9rie est toujours au c\u0153ur du probl\u00e8me fran\u00e7ais, et certains historiens ont du mal \u00e0 travailler sur l\u2019histoire coloniale sans \u00eatre obs\u00e9d\u00e9s par l\u2019Alg\u00e9rie, toujours l\u2019Alg\u00e9rie, qui parait d\u2019ailleurs de plus en plus pr\u00e9sente en France, plus de quarante ans apr\u00e8s son ind\u00e9pendance. Un politologue, d\u2019une esp\u00e8ce difficile \u00e0 d\u00e9finir, a commis un livre, ou plut\u00f4t un crime contre la raison, en \u00e9non\u00e7ant le postulat qui voudrait que&nbsp;<em>Coloniser,&nbsp; c\u2019est<\/em>&nbsp;<em>exterminer<\/em>, et bien s\u00fbr en raisonnant sur l\u2019Alg\u00e9rie. Ce politologue s\u2019est fait ramasser dans les grandes largeurs par deux \u00e9minents historiens de l\u2019Alg\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce mois-ci, Blois a accueilli les 9<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;Rendez Vous de l\u2019Histoire. A l\u2019occasion d\u2019un Caf\u00e9 Litt\u00e9raire, tu te souviens du r\u00f4le des caf\u00e9s dans l\u2019histoire litt\u00e9raire parisienne, un dialogue muscl\u00e9 s\u2019est engag\u00e9 entre le principal pros\u00e9lyte d\u2019une nouvelle histoire coloniale et l\u2019auteur d\u2019un livre intitul\u00e9&nbsp;<em>Pour en finir avec la repentance coloniale<\/em>, pr\u00e9cis\u00e9ment dans le cas de l\u2019Alg\u00e9rie. Le pros\u00e9lyte de lui lancer&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Vous \u00eates un<\/em>&nbsp;<em>historien r\u00e9visionniste, \u00e7a vous fait triper (sic)<\/em>.&nbsp;\u00bb Je me serais bien gard\u00e9 d\u2019intervenir dans ce d\u00e9bat&nbsp;: il n\u2019y a pas si longtemps, notre grand Amiral marxiste, dictateur et chef de l\u2019Etat, aurait brandi aussi facilement ce type d\u2019accusation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Annonce de publication Extraits du livre publi\u00e9 en 2008, sous le titre&nbsp;: Supercherie Coloniale Jean Pierre Renaud &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 2008, j\u2019ai publi\u00e9 un livre de critique historique sur les th\u00e8ses que d\u00e9fendait un groupe de chercheurs dans plusieurs ouvrages sur les th\u00e8mes de la Culture coloniale ou imp\u00e9riale de la France au temps des colonies, &hellip; <a href=\"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2014\/06\/01\/annonce-de-publication-le-livre-supercherie-coloniale-extraits-questions-sur-la-these-huillery\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Annonce de publication: le livre \u00ab\u00a0Supercherie Coloniale\u00a0\u00bb extraits &#8211; Questions sur la th\u00e8se Huillery&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[2016,1412,694,270,1283,2411,2412,159,2409,2410,488,899,2413,285],"class_list":["post-2293","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire","tag-annonces-publications","tag-delanoe","tag-elise-huillery","tag-france","tag-interview","tag-jean-pierre-chretien","tag-jerome-harivel","tag-le-monde","tag-mairie-de-paris","tag-martine-joly","tag-montesquieu","tag-nigel-barley","tag-paul-valery","tag-supercherie-coloniale"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2293","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2293"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2293\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2294,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2293\/revisions\/2294"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2293"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2293"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2293"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}