{"id":2480,"date":"2017-01-24T12:51:47","date_gmt":"2017-01-24T11:51:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/?p=2480"},"modified":"2021-07-10T13:00:06","modified_gmt":"2021-07-10T11:00:06","slug":"la-fin-des-terroirs-eugen-weber-premiere-partie-les-choses-telles-quelles-etaient","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2017\/01\/24\/la-fin-des-terroirs-eugen-weber-premiere-partie-les-choses-telles-quelles-etaient\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La fin des terroirs\u00a0\u00bb -Eugen Weber Premi\u00e8re partie: \u00ab\u00a0Les choses telles qu&rsquo;elles \u00e9taient\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>\u00ab La fin des terroirs \u00bb Eugen Weber<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Premi\u00e8re Partie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>\u00ab Les choses telles qu\u2019elles \u00e9taient \u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je pourrais me contenter de donner l\u2019intitul\u00e9 des onze chapitres pour r\u00e9sumer l\u2019\u00e9tat des lieux historique que l\u2019auteur fait de la France du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle, et en particulier de la fin de ce si\u00e8cle, celle qui a enchant\u00e9 le discours id\u00e9ologique de certains historiens et historiennes :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Un pays de sauvages \u00bb (1), \u00ab Les folles croyances \u00bb (2), \u00ab Le pied du roi \u00bb \u00bb (3), \u00ab Seul avec les siens \u00bb (4), \u00ab De la justice, Seigneur, d\u00e9livrez-nous \u00bb (5, \u00ab Des langues \u00e0 foison \u00bb (6), \u00ab La France, une et indivisible \u00bb (7), \u00ab Le travail de la terre \u00bb (8), \u00ab Le pain quotidien \u00bb (9), \u00ab De la \u00ab subsistance \u00bb \u00e0 l\u2019\u00ab habitat \u00bb (10), \u00ab La famille \u00bb (11).<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L\u2019auteur d\u00e9crit tout d\u2019abord, \u00ab&nbsp;<\/strong><strong><em>Un pays&nbsp; de sauvages<\/em><\/strong><strong>&nbsp;\u00bb (<em>chapitre I,<\/em>&nbsp;<em>page 17),&nbsp;<\/em>celui d\u2019un \u00ab&nbsp;<em>paysan non civilis\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, et fait remarquer que paradoxalement notre ignorance proc\u00e8de entre autres : \u00ab&nbsp;<em>L\u2019une des raisons en est que les ethnographes et les anthropologues fran\u00e7ais (ils ne sont certes pas les seuls, mais ils ont suivi cette tendance peut-\u00eatre plus que leurs coll\u00e8gues \u00e9trangers) ont r\u00e9cemment encore \u00e9tudi\u00e9 avec z\u00e8le les peuples exotiques, mais grandement n\u00e9glig\u00e9 le leur \u2026 Dans toute la masse d\u2019\u00e9tudes qui marque la fin du XIX\u00b0 si\u00e8cle et le d\u00e9but du XX\u00b0 si\u00e8cle, aucune ne d\u00e9passe l\u2019horizon de Paris et de ce qui s\u2019y d\u00e9roule. Et cela sans aucune restriction, assur\u00e9 que l\u2019on est que les vues et les aspirations d\u2019une petite minorit\u00e9 qui se prend pour l\u2019ensemble du pays repr\u00e9sentent r\u00e9ellement cet ensemble. \u00bb (p,23)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A la page 27, l\u2019auteur fait une remarque tout \u00e0 fait int\u00e9ressante sur la suppos\u00e9e lutte des classes qui aurait alors structur\u00e9 la vie&nbsp; politique, alors qu\u2019il s\u2019agissait plus d\u2019une \u00ab&nbsp;<em>hostilit\u00e9 compr\u00e9hensible entre la ville et la paysannerie. \u00bb (p,27)\u00bb&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>Tant de mis\u00e8re. Tant de peur. De menaces connues ou inconnues. Le connu \u00e9tait redoutable, et surtout les loups, les chiens enrag\u00e9s et les incendies. Les for\u00eats \u00e9taient encore immenses et effrayantes vers le milieu du XIX\u00b0si\u00e8cle. \u00bb (p,30<\/em>)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<\/em><\/strong><strong><em>Les folles croyances<\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;\u00bb (chapitre II, p,39)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; \u00ab Ne croyez pas aux sorci\u00e8res, avertissait un manuel d\u2019\u00e9cole primaire couramment employ\u00e9 en 1895\u2026 Les gens disent qu\u2019ils peuvent voler ou nuire en pronon\u00e7ant certains mots, ceux qui pr\u00e9tendent connaitre l\u2019avenir, sont des fous ou des voleurs. Ne croyez pas aux fant\u00f4mes, aux spectres, aux esprits, aux apparitions\u2026Ne vous imaginez pas que l\u2019on peut \u00e9viter des dommages ou des accidents avec &#8230; des amulettes, des talismans, des f\u00e9tiches, comme\u2026 les herbes cueillies \u00e0 la veille de la Saint Jean. \u00bb \u00ab Si Ernest Lavisse mettait en garde contre de telles croyances, c\u2019est qu\u2019elles \u00e9taient largement r\u00e9pandues. Beaucoup \u00e9taient du m\u00eame avis. \u00bb (p,39)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Pour toutes ces raisons, les vieux contes populaires avaient encore assez de force en 1906 pour effrayer le fr\u00e8re de Jacques Duclos qui, \u00e2g\u00e9 de douze ans et croyant avoir vu quelque chose dans la cour au milieu des t\u00e9n\u00e8bres, \u00ab rentra tremblant de peur pour se trouver mal aussit\u00f4t. \u00bb (p,41)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rassurez-vous il ne s\u2019agissait pas du fant\u00f4me de Trotsky !<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<\/strong><strong><em>Le pied du roi<\/em><\/strong><strong>&nbsp;\u00bb&nbsp;&nbsp;<\/strong><strong><em>(chapitre 3, p,46)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Une loi de 1837 avait fait du syst\u00e8me m\u00e9trique le seul syst\u00e8me l\u00e9gal pour la mesure des terres\u2026 Les archives publiques et les transactions priv\u00e9es prouvent que les anciennes mesures surv\u00e9curent et furent florissantes jusqu\u2019au XX\u00b0 si\u00e8cle, surtout dans les r\u00e9gions les plus pauvres et les plus isol\u00e9es, o\u00f9 la vie et le travail ne s\u2018int\u00e9graient que lentement au march\u00e9 national .<\/em><\/strong><em>&nbsp;\u00bb (p47),<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<strong>\u2026 journal,\u2026homm\u00e9e\u2026 b\u00each\u00e9e\u2026l\u2019attel\u00e9e\u2026 la bov\u00e9e\u2026 la jougu\u00e9e\u2026 la saumade\u2026 \u00bb<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette \u00e9norme diversit\u00e9 de mesures et de syst\u00e8me est moins frappante que la pers\u00e9v\u00e9rance, l\u2019obstination pourrait-on dire, avec lesquelles l\u2019administration ignorait leur existence\u2026 (p,48)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab\u2026 Dans le Tarn, en 1893, Henri Baudrillard constata que le syst\u00e8me d\u00e9cimal \u00e9tait \u00e0 peine connu, l\u2019hectare inconnu, et les mesures diff\u00e9rentes d\u2019une paroisse \u00e0 l\u2019autre\u2026 \u00bb (p49<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Tout cela renvoyait en fait \u00e0 la persistante autarcie de la campagne \u2013 \u00e0 une vie d\u2019autosuffisance qui voyait jusqu\u2019aux environs de 1870, de nombreux paysans n\u2019acheter que du fer et du sel, payer le reste en nature, et \u00eatre pay\u00e9s de la m\u00eame mani\u00e8re, \u00e9conomiser leur argent pour les imp\u00f4ts ou th\u00e9sauriser pour acheter une terre.. \u00ab (p,53)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab L\u2019argent resta longtemps un bien rare\u2026 En 1874, les \u00e9pargnants fran\u00e7ais n\u2019avaient acc\u00e8s qu\u2019\u00e0 1 142 guichets de caisse d\u2019\u00e9pargne, alors qu\u2019\u00e0 la m\u00eame \u00e9poque on en comptait 5 000 en Angleterre. \u00bb (p,55)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Ces diverses donn\u00e9es laissent entendre que l\u2019\u00e9conomie mon\u00e9taire&nbsp; parvint \u00e0 triompher dans un certain nombre de r\u00e9gions en&nbsp; l\u2019espace d\u2019une courte p\u00e9riode qui se situe grosso modo dans le dernier tiers du XIX\u00b0si\u00e8cle\u2026 Quel que soit l\u2019indicateur auquel on a recours, les ann\u00e9es 1880 et le quart de si\u00e8cle suivant semblent constituer, dans ce domaine comme dans d\u2019autres, la ligne de partage des eaux. \u00bb (p59)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Seul avec les siens<\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;\u00bb&nbsp; (chapitre IV, p,61)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab La survivance opini\u00e2tre de l\u2019autarcie locale et domestique est \u00e9troitement li\u00e9e aux survivances que nous avons d\u00e9crites dans le troisi\u00e8me chapitre ; et une fois de plus, la ligne de partage des eaux semble se situer dans les ann\u00e9es 1880 ; \u2026. Seuls des chemins de fer et des routes praticables pouvaient modifier cette situation. Comme nous le verrons, une grande partie de la France n\u2019en avait pas encore dans les ann\u00e9es 1880. Jusqu\u2019\u00e0 cette date, les villages et les hameaux de Savoie ou du Lot rest\u00e8rent \u00ab inaccessibles, tourn\u00e9s sur eux-m\u00eames \u00bb, et la mentalit\u00e9 cr\u00e9e par cet isolement persista bien au-del\u00e0\u2026 \u00bb(p,62)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab L\u2019isolement alimentait l\u2019ignorance, l\u2019indiff\u00e9rence, les rumeurs, qui se r\u00e9pandaient comme une train\u00e9e de poudre, \u00e0 une vitesse qui tranchait avec l\u2019assimilation tr\u00e8s lente des \u00e9v\u00e9nements ordinaires. \u00bb (p,64)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab En Bretagne, les indig\u00e8nes comme on les appelait encore sous la Troisi\u00e8me R\u00e9publique, semblaient assez aimables, mais peu coop\u00e9rants\u2026 \u00bb(p,66)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Petit commentaire : les \u00ab Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique \u00bb ont, comme on le voit, des r\u00e9f\u00e9rences historiques !<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>C\u2019est pourquoi, pendant tr\u00e8s longtemps, la plupart des Fran\u00e7ais ne pens\u00e8rent pas \u00e0 d\u00e9signer la France comme leur \u00ab pays \u00bb &#8211; jusqu\u2019au moment o\u00f9 ce qu\u2019on leur enseignait viendrait co\u00efncider avec l\u2019exp\u00e9rience<\/em>. \u00bb (p,66)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Toute personne venant de plus loin que le rayon familier de quinze ou vingt kilom\u00e8tres, dit Guillaumin \u00e0 propos des paysans des ann\u00e9es 1930, \u00e9tait encore un \u00ab \u00e9tranger \u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>De la justice, Seigneur, d\u00e9livrez-nous<\/em><\/strong><strong>&nbsp;\u00bb (<em>chapitre V, p,73)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette seule appellation suffit \u00e0 d\u00e9crire les rapports que la paysannerie entretenait avec la Justice.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L\u2019auteur note ;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>Selon Jules M\u00e9line, il y avait pr\u00e8s de 400 000 mendiants et vagabonds en 1905 (plus de 1% de la population totale). \u00ab Bataillons d\u2019affam\u00e9s qui font trembler tout le monde sur leur passage.<\/em>&nbsp;\u00bb (p,89)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<\/strong><strong><em>Des langues \u00e0 foison<\/em><\/strong><strong>&nbsp;\u00bb (<em>chapitre VI, p, 93)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp; \u00ab En 1863, selon des chiffres officiels, 8 381 communes sur un total de 37 510, ne parlaient pas fran\u00e7ais : pr\u00e8s d\u2019un quart de la population. \u00bb (p,93)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Dans plusieurs d\u00e9partements, les cours \u00e9taient donn\u00e9s dans la langue locale pour que les \u00e9l\u00e8ves puissent les comprendre : c\u2019\u00e9tait le cas dans les Alpes Maritimes, l\u2019Ard\u00e8che, le Bas Rhin, les Basses Pyr\u00e9n\u00e9es, la Corse, les C\u00f4tes du Nord, le Finist\u00e8re, le Haut Rhin, la Meurthe, le Morbihan, la Moselle et le Nord. \u00bb (p,95)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La Troisi\u00e8me R\u00e9publique d\u00e9couvrait ainsi une France o\u00f9 le fran\u00e7ais demeurait une langue \u00e9trang\u00e8re pour la moiti\u00e9 de ses citoyens<\/em><\/strong><strong>. \u00bb (p,96)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>Apprendre le fran\u00e7ais au peuple c\u2019\u00e9tait contribuer \u00e0 le \u00ab civiliser \u00bb, \u00e0 l\u2019int\u00e9grer dans un monde moderne sup\u00e9rieur<\/em>. \u00bb (p,99)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<strong><em>En 1968, quand Antoine Prost publia son excellente histoire de l\u2019\u00e9ducation fran\u00e7aise, \u00ab&nbsp;<\/em>L\u2019Enseignement en France, 1800-1967 \u00bb<em>, nous cherch\u00e2mes en vain ne f\u00fbt-ce qu\u2019une allusion au probl\u00e8me dont les ma\u00eetres d\u2019\u00e9coles se plaignirent tout le XIX\u00b0 si\u00e8cle, le fait que qu\u2019une grande partie de leurs \u00e9l\u00e8ves ne parlaient pas (ou parlaient \u00e0 peine le fran\u00e7ais<\/em><\/strong><em>.) \u00bb<\/em>&nbsp;(p,100)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une derni\u00e8re citation :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>Et \u00e0 l\u2019Exposition de Paris de 1889, les organisateurs de l\u2019une des attractions, le chemin de fer \u00e0 voie \u00e9troite de Decauville, jug\u00e8rent bon d\u2019imprimer leurs affiches et leurs annonces en breton et en proven\u00e7al aussi bien qu\u2019en fran\u00e7ais. \u00bb (p,103) \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L\u2019auteur note enfin que ce fut la guerre de 1914 qui acc\u00e9l\u00e9ra cette mutation.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>La France, une et indivisible<\/em><\/strong><strong>&nbsp;\u00bb (<em>chapitre VII, p,125)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>A quel moment la France est-elle devenue \u00ab une \u00bb ? \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Personne, au XIX\u00b0 si\u00e8cle, n\u2019a entrepris la moindre enqu\u00eate d\u2019envergure sur la conscience nationale et le patriotisme. Les discussions sur ce th\u00e8me au d\u00e9but du XX\u00b0 si\u00e8cle se sont concentr\u00e9es exclusivement sur des groupes urbains \u2013 g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9tudiants<\/em><\/strong><strong>. \u00bb (p,130)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Commentaire&nbsp;<\/strong><strong>: n\u2019est-il pas, plus curieux encore, que de nos jours, plus d\u2019un si\u00e8cle apr\u00e8s, alors que nos soci\u00e9t\u00e9s sont pourvues de multiples moyens d\u2019enqu\u00eates statistiques de toute nature publique ou priv\u00e9e, que des historiens, des sociologues, des anthropologues, des journalistes, mettent en avant une \u00ab&nbsp;<em>m\u00e9moire collective<\/em>&nbsp;\u00bb, ou \u00ab&nbsp;<em>coloniale&nbsp;<\/em>\u00bb, jamais encore mesur\u00e9es, la \u00ab&nbsp;<em>guerre des m\u00e9moires<\/em>&nbsp;\u00bb de Stora \u00bb, les \u00ab&nbsp;<em>lieux de m\u00e9moire<\/em>&nbsp;\u00bb de Nora, pour quel public ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il convient de remarquer une fois de plus que le collectif de chercheurs Blanchard and Co, avant de r\u00e9diger des pages et des pages pour affirmer que la France baignait dans une&nbsp;<em>\u00ab culture coloniale<\/em>&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;<em>imp\u00e9riale<\/em>&nbsp;\u00bb , au choix, avaient au moins la possibilit\u00e9 avant l\u2019\u00e8re des sondages (voir les r\u00e9f\u00e9rences Ageron), d\u2019examiner si leur hypoth\u00e8se de travail \u00e9tait corrobor\u00e9e par l\u2019analyse de la presse nationale et locale au cours des p\u00e9riodes historiques examin\u00e9es, une analyse qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 faite.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>M\u00eame la guerre de 1870 n\u2019a pas provoqu\u00e9 le sursaut g\u00e9n\u00e9ral de patriotisme qu\u2019on a pr\u00e9tendu. \u00bb (p,131)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab En r\u00e9alit\u00e9, la plupart des gens semblent avoir consid\u00e9r\u00e9 la guerre comme un \u00e9v\u00e9nement nuisible dont la fin fut salu\u00e9e avec soulagement. \u00bb (p,134)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Le seul \u00e9v\u00e9nement historique, sans doute, qui servit de borne chronologique pour tous les Fran\u00e7ais de la fin du si\u00e8cle \u00e9tait la R\u00e9volution. \u00bb (p,140)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp; \u00ab Chaque ann\u00e9e, rapportait Bodley peu avant 1914, il y a des recrues qui n\u2019ont jamais entendu parler de la guerre franco-prussienne \u00bb de 1870. Il citait une enqu\u00eate de 1901 dans laquelle en moyenne six hommes sur dix d\u2019un escadron de cavalerie n\u2019avaient jamais entendu parler de cette guerre. Une enqu\u00eate semblable, men\u00e9e parmi des recrues en 1906, r\u00e9v\u00e9la que 36% de ceux-ci \u00ab ignoraient que la France avait \u00e9t\u00e9 vaincue en 1870 \u00bb, et qu\u2019\u00e0 peine la moiti\u00e9 \u00ab avaient entendu parler de l\u2019annexion de l\u2019Alsace-Lorraine \u00bb. (p142)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En r\u00e9sum\u00e9, \u00e0 la fin du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle, et jusqu\u2019\u00e0 la premi\u00e8re guerre mondiale, la France n\u2019\u00e9tait ni \u00ab une \u00bb, ni \u00ab indivisible \u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<\/strong><strong><em>Le travail de la terre<\/em><\/strong><strong>&nbsp;\u00bb (<em>chapitre VIII, page 147<\/em>)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un constat sur l\u2019\u00e9tat de la France :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab Pendant tout le XIX\u00e8me si\u00e8cle, jusqu\u2019aux premi\u00e8res d\u00e9cennies du XX \u00b0 si\u00e8cle, les populations rurales et agricoles furent majoritaires en France. Tout le monde s\u2019accorde l\u00e0-dessus. \u00bb (p,147)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Michel-Aug\u00e9-Larib\u00e9, qui a une connaissance approfondie de la condition agricole fran\u00e7aise, souligne qu\u2019entre 1860 et 1880, les modes de vie et les m\u00e9thodes des paysans des r\u00e9gions pauvres, \u00ab plus nombreuses qu\u2019on ne le reconnait ordinairement \u00bb, demeuraient encore tr\u00e8s proches de l\u2019\u00e2ge de pierre. Voil\u00e0 un jugement impressionnant, qui devrait pr\u00e9venir contre la vision d\u2019une France rurale en pleine modernisation pendant le Second Empire\u2026Les changements r\u00e9els, dans l\u2019\u00e9conomie rurale, ne se produisirent qu\u2019au cours des d\u00e9cennies suivantes.&nbsp;<\/em><\/strong><strong>\u00bb (p,151)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L\u2019auteur estime que les vrais changements se situ\u00e8rent entre 1894 et 1914.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>Le pain quotidien<\/em><\/strong><strong>&nbsp;\u00bb (&nbsp;<em>chapitre IX, page 165<\/em>)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un chapitre dont le seul titre suffirait comme commentaire :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>Dans la France rurale, la faim r\u00e9elle n\u2019a vraiment disparu (ou du moins, les mentalit\u00e9s ne se se sont vraiment accoutum\u00e9es \u00e0 sa disparition) qu\u2019\u00e0 l\u2019aube du XX\u00b0 si\u00e8cle<\/em>. \u00bb (p,165)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sucre, caf\u00e9, huile n\u2019y firent leur apparition qu\u2019\u00e0 la fin du si\u00e8cle.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<\/em><\/strong><strong><em>De la \u00ab subsistance \u00bb \u00e0 l\u2019 \u00ab habitat<\/em><\/strong><strong>&nbsp;\u00bb (<em>chapitre X, page 185<\/em>)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pendant tout&nbsp; le si\u00e8cle, et jusqu\u2019en 1914,&nbsp; l\u2019hygi\u00e8ne, la propret\u00e9 laiss\u00e8rent beaucoup \u00e0 d\u00e9sirer, la propret\u00e9 corporelle tout autant que la propret\u00e9 de l\u2019habitat :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>Vers 1914, dans des r\u00e9gions relativement avanc\u00e9es comme la Mayenne, on lavait le linge familial deux \u00e0 quatre fois par an ; dans le Morbihan, on se contentait d\u2019une fois\u2026 Si le nettoyage du linge \u00e9tait chose rare, la toilette personnelle restait-elle aussi une exception. \u00bb (p,187)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab A quoi bon se laver ? Comme on dit en Saintonge : nous aut\u2019p\u00e9sants, jh\u2019attrapons de bonnes su\u00e9es, o nous nettie le corps. \u00bb (p, 188)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Dans les ann\u00e9es 1890, le progr\u00e8s semble se g\u00e9n\u00e9raliser..<\/em><\/strong><strong>&nbsp;\u00bb (p,201)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab La famille<\/em><\/strong><strong>&nbsp;\u00bb<\/strong><strong>&nbsp;<em>(chapitre XI, page 209)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quelques-unes des observations de l\u2019auteur suffiront \u00e0 caract\u00e9riser la situation de la famille de cette \u00e9poque, et notamment la condition \u00ab inf\u00e9rieure \u00bb des femmes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Village et famille constitu\u00e8rent longtemps le noyau dur de la soci\u00e9t\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab La&nbsp;&nbsp; formation des couples n\u2019\u00e9tait pas du domaine priv\u00e9 \u00bb (p,209)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab On \u00e9pousait une famille et non une femme ou un homme \u00bb (p,210)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Les femmes mangeaient debout, servaient les hommes et finissaient leur repas plus tard en ce qui en restait<\/em><\/strong><strong>. \u00bb (p,214)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette situation changea tr\u00e8s lentement<em>&nbsp;:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Malheureusement, les vieilles habitudes qui r\u00e9gissaient la vie domestique, l\u2019alimentation et l\u2019\u00e9ducation des enfants, pr\u00e9valurent beaucoup plus longtemps qu\u2019on ne l\u2019avait esp\u00e9r\u00e9. Entre 1914 et 1918, les femmes des campagnes avaient certes acquis un sentiment nouveau d\u2019autonomie et de confiance, gr\u00e2ce aux initiatives et responsabilit\u00e9s qu\u2019elles \u00e9taient forc\u00e9es de prendre, aux m\u00e9tiers qu\u2019elles apprenaient \u00e0 faire, aux pensions familiales qu\u2019elles avaient \u00e0 g\u00e9rer. Et pourtant, en 1937, le directeur des services agricoles du Lot pouvait r\u00e9pondre \u00e0 une enqu\u00eate dans des termes qui reprenaient ceux du si\u00e8cle pr\u00e9c\u00e9dent : \u00ab La femme conserve ses traditions et ses vertus domestiques qui se manifestent comme un esclavage librement consenti \u00bb (p,217)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Les hommes \u00e9taient condamn\u00e9s au travail, les femmes vou\u00e9es \u00e0 la reproduction et trait\u00e9es comme des b\u00eates de somme. \u00bb (p,218)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L\u2019auteur remarque qu\u2019il faut toutefois se m\u00e9fier des g\u00e9n\u00e9ralisations :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>Une fois de plus, les g\u00e9n\u00e9ralisations n\u2019ont par d\u00e9finition, d\u2019autre valeur que g\u00e9n\u00e9rale. \u00bb (p225)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab Mais la soci\u00e9t\u00e9 rurale fran\u00e7aise de la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle n\u2019\u00e9tait plus stable; elle devenait de moins en moins homog\u00e8ne. Chaque coup port\u00e9 contre les d\u00e9tails de son organisation mettait de plus en plus le syst\u00e8me tout entier \u00e0 la merci de la modernit\u00e9. \u00bb (p,236<\/em><\/strong><strong>)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jean Pierre Renaud &#8211; Tous droits r\u00e9serv\u00e9s<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab La fin des terroirs \u00bb Eugen Weber Premi\u00e8re Partie \u00ab Les choses telles qu\u2019elles \u00e9taient \u00bb &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je pourrais me contenter de donner l\u2019intitul\u00e9 des onze chapitres pour r\u00e9sumer l\u2019\u00e9tat des lieux historique que l\u2019auteur fait de la France du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle, et en particulier de la fin de ce si\u00e8cle, celle qui a &hellip; <a href=\"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2017\/01\/24\/la-fin-des-terroirs-eugen-weber-premiere-partie-les-choses-telles-quelles-etaient\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;\u00ab\u00a0La fin des terroirs\u00a0\u00bb -Eugen Weber Premi\u00e8re partie: \u00ab\u00a0Les choses telles qu&rsquo;elles \u00e9taient\u00a0\u00bb&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[262,551,270,2582],"class_list":["post-2480","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culture","tag-blanchard","tag-eugen-weber","tag-france","tag-guillaumin"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2480","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2480"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2480\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2481,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2480\/revisions\/2481"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2480"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2480"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2480"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}