{"id":2843,"date":"2011-03-17T03:42:22","date_gmt":"2011-03-17T02:42:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/?p=2843"},"modified":"2021-07-15T03:45:18","modified_gmt":"2021-07-15T01:45:18","slug":"cote-divoire-en-1907-exhibitions-et-zoos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2011\/03\/17\/cote-divoire-en-1907-exhibitions-et-zoos\/","title":{"rendered":"C\u00f4te d&rsquo;Ivoire en 1907: exhibitions et zoos"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Eclats de vie coloniale&nbsp;: C\u00f4te d\u2019Ivoire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>1<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>\u00ab&nbsp;1907&nbsp;: exhibitions et zoos en C\u00f4te d\u2019Ivoire&nbsp; \u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Par l\u2019africaniste Maurice Delafosse dans \u00ab&nbsp;Broussard ou \u00e9tats d\u2019\u00e2me d\u2019un colonial&nbsp;\u00bb (1923)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>Petit rappel historique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>L\u2019\u00e9volution a \u00e9t\u00e9 tellement rapide dans la situation des relations entre l\u2019Europe et l\u2019Afrique, qu\u2019il est souvent difficile de ne pas avoir un regard et une analyse historiques anachroniques.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Difficile de se repr\u00e9senter la C\u00f4te d\u2019Ivoire des ann\u00e9es 1900, alors que la colonie venait \u00e0 peine d\u2019\u00eatre cr\u00e9\u00e9e,&nbsp;<strong>par le d\u00e9cret du 10 mars 1893,<\/strong>&nbsp;et pour un Fran\u00e7ais du vingt et uni\u00e8me si\u00e8cle, cette cr\u00e9ation ex nihilo, ce fait du prince, fruit de l\u2019imp\u00e9rialisme de l\u2019\u00e9poque, est sans doute difficile \u00e0 comprendre.<\/p>\n\n\n\n<p>La France s\u2019arrogeait donc une nouvelle terre africaine sur la c\u00f4te de laquelle ne vivotaient jusque- l\u00e0&nbsp;&nbsp;que quelques comptoirs fran\u00e7ais de la maison de commerce Verdier, et beaucoup plus nombreux, des comptoirs \u00e9trangers, anglais notamment.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis la fameuse Conf\u00e9rence de Berlin des ann\u00e9es 1884-1885, la&nbsp;&nbsp;\u00ab&nbsp;course au clocher&nbsp;\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire au partage de l\u2019Afrique entre puissances europ\u00e9ennes, se d\u00e9roulait \u00e0 un train d\u2019enfer.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque la France se mit en t\u00eate de \u00ab&nbsp;coloniser&nbsp;\u00bb la C\u00f4te d\u2019Ivoire, son territoire \u00e9tait habit\u00e9 par un grand nombre de peuples, dont le plus puissant \u00e9tait celui du royaume Baoul\u00e9. Les peuples de la for\u00eat \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement animistes, alors que ceux de la savane \u00e9taient musulmans.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient de pr\u00e9ciser que l\u2019administration fran\u00e7aise commen\u00e7ait \u00e0 peine \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans la for\u00eat, \u00e0 y installer des postes, y tracer des pistes allant de la c\u00f4te vers la savane, \u00e0 tenter d\u2019y faire r\u00e9gner une paix relative, en n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 utiliser la mani\u00e8re forte, et en abuser, sous le mandat du gouverneur Angoulvant.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que des chaloupes \u00e0 vapeur naviguaient sur la lagune, et reliaient les nouveaux postes fran\u00e7ais de la lagune.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans ce contexte historique que Maurice Delafosse fit donc ses premi\u00e8res armes d\u2019administrateur et d\u2019africaniste.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>Apr\u00e8s avoir effectu\u00e9 des \u00e9tudes \u00e0 l\u2019Ecole des Langues Orientales, Maurice Delafosse entra, en 1894, dans l\u2019administration coloniale \u00e0 un grade modeste de commis en C\u00f4te d\u2019Ivoire, o\u00f9 il fit ses premi\u00e8res armes. Il poursuivit sa carri\u00e8re comme administrateur des colonies en Afrique jusqu\u2019en 1918, puis exer\u00e7a diff\u00e9rentes fonctions d\u2019enseignant \u00e0 Paris.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Son s\u00e9jour en Afrique fut pour lui l\u2019occasion d\u2019engranger une quantit\u00e9 consid\u00e9rable d\u2019informations linguistiques et ethnographiques dont il fit b\u00e9n\u00e9ficier tous les chercheurs qui s\u2019int\u00e9ressaient alors \u00e0 ce continent.<\/p>\n\n\n\n<p>Il publia de nombreux ouvrages sur les langues africaines,&nbsp;<strong>notamment son dictionnaire portant sur les 60 langues ou dialectes parl\u00e9s en C\u00f4te d\u2019Ivoire<\/strong>, son encyclop\u00e9die en trois tomes sur l\u2019Afrique occidentale, et quelques autres livres, dont celui qui fait l\u2019objet du pr\u00e9sent commentaire, intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;Broussard ou \u00e9tats d\u2019\u00e2me d\u2019un colonial.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les pages qu\u2019il consacrait \u00e0 la question des exhibitions et des zoos sont int\u00e9ressantes, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019elles prennent \u00e0 \u00ab&nbsp;front renvers\u00e9&nbsp;\u00bb, comme diraient les militaires, certaines th\u00e8ses historico-m\u00e9diatiques modernes qui montent en \u00e9pingle les \u00ab&nbsp;zoos humains&nbsp;\u00bb<\/strong>&nbsp;des expositions coloniales, en expliquant savamment qu\u2019ils correspondaient \u00e0 l\u2019opinion publique de l\u2019\u00e9poque sur les sauvages, les primitifs, et donc aux fameux st\u00e9r\u00e9otypes du v\u00e9ritable \u00ab&nbsp;bain&nbsp;\u00bb dans laquelle cette derni\u00e8re aurait \u00e9t\u00e9 plong\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La litt\u00e9rature coloniale de certains chercheurs s\u2019est assur\u00e9 un certain succ\u00e8s m\u00e9diatique en s\u2019emparant, quelquefois \u00e0 des fins lucratives, d\u2019images choc propres \u00e0 flatter les go\u00fbts du jour pour les images, quelles qu\u2019elles soient.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le probl\u00e8me a toujours \u00e9t\u00e9, moins de nos jours qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque o\u00f9 les communications, les m\u00e9dias, n\u2019inondaient pas toute la plan\u00e8te, \u00ab&nbsp; le comment l\u2019un&nbsp;&nbsp;a fait l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019autre, noir ou blanc.&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dans le cas pr\u00e9sent, Delafosse racontait son exp\u00e9rience personnelle d\u2019acteur de zoos blancs en C\u00f4te d\u2019Ivoire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Delafosse conversait avec un de ses amis&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Oui, r\u00e9p\u00e9ta-t-il songeur&nbsp;: voici venus les beaux jours \u2013 je l\u2019esp\u00e8re du moins \u2013 et, comme d\u2019habitude \u00e0 pareille \u00e9poque, nous allons voir surgir un peu partout dans les faubourgs de Paris des exhibitions dites coloniales&nbsp;: villages n\u00e8gres, douars marocains, campements de Peaux Rouges. Le public de votre bonne ville aime ce genre de spectacle, moins que le cin\u00e9ma assur\u00e9ment, mais suffisamment cependant pour que les organisateurs de ces sortes d\u2019entreprises se sentent encourag\u00e9es \u00e0 ne pas changer de m\u00e9tier.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Pourtant, l\u2019utilit\u00e9 de ces exhibitions est discutable, les gens qui les visitent n\u2019en rapportent le plus souvent, en dehors du plaisir qu\u2019ils ont \u00e9prouv\u00e9, que des impressions tr\u00e8s fausses. Bien que les sujets exhib\u00e9s ne soient pas recrut\u00e9s aux Batignolles, quoi qu\u2019en disent quelques esprits forts, et qu\u2019ils aient \u00e9t\u00e9 effectivement amen\u00e9s de pays lointains, il s\u2019en faut de beaucoup, la plupart du temps, qu\u2019ils r\u00e9pondent \u00e0 l\u2019\u00e9tiquette ethnique dont les affuble leur barnum. Je me souviens de soi-disant Touareg qui n\u2019\u00e9taient autres que des Arabes, ouvriers de Constantine ou khamm\u00e8s de Batna, et qui ne sachant un tra\u00eetre mot de langue tamacheq, r\u00e9pondaient en arabe, avec l\u2019obstination d\u2019un soldat ex\u00e9cutant une consigne, \u00e0 toutes les questions que je leur posais sur leur origine&nbsp;; \u00ab&nbsp;Nous sommes Touareg, nous ne comprenons pas l\u2019arabe.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Suivait une discussion sur l\u2019organisation de ces exhibitions, sur leur truquage, et sur la comparaison qu\u2019il \u00e9tait possible de faire avec les exhibitions exotiques des grandes expositions qui avaient en g\u00e9n\u00e9ral un ind\u00e9niable cachet de v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Mais que l\u2019on enferme entre des grilles quelques vingtaines de noirs, d\u2019Asiatiques, ou de Peaux Rouges, comme je l\u2019ai vu faire maintes fois, et que la foule se presse autour de ces grilles, comme elle le fait autour de l\u2019enclos des otaries, pour assister aux \u00e9bats et repas des malheureux exotiques dans le m\u00eame esprit qu\u2019elle assiste aux \u00e9bats des kangourous et aux repas des fauves, c\u2019est l\u00e0 une chose que je ne puis supporter et que je trouve parfaitement immorale&nbsp;; j\u2019oserais dire que c\u2019est un v\u00e9ritable attentat \u00e0 la dignit\u00e9 humaine.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et Delafosse de parler en connaissance de cause, compte tenu de l\u2019exp\u00e9rience personnelle qu\u2019il avait faite en C\u00f4te d\u2019Ivoire, en 1907, exp\u00e9rience qu\u2019il racontait dans son livre.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il s\u2019agissait cette fois d\u2019une inversion de r\u00f4les&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1907, Delafosse effectuait une reconnaissance en pays Ouob\u00e9,\u00e0 l\u2019ouest de la C\u00f4te d\u2019Ivoire, dans la r\u00e9gion de Man, en compagnie du regrett\u00e9 capitaine Caveng&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Nous \u00e9tions arriv\u00e9s \u00e0 Semien, assez gros village aujourd\u2019hui pourvu d\u2019un poste, mais nul europ\u00e9en n\u2019avait p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 avant nous en dehors du lieutenant Cornet. Celui-ci \u00e9tait venu visiter Semien en 1901, mais, depuis, six ans avaient pass\u00e9, et les Ouob\u00e9 n\u2019avaient plus vu aucun blanc. Leur curiosit\u00e9 n\u2019\u00e9tait donc pas satisfaite, et lorsque le bruit se fut r\u00e9pandu que deux blancs \u00e9taient pr\u00e9sents \u00e0 Semien, tous les villages voisins se vid\u00e8rent de leurs habitants, accourus pour contempler le ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le ph\u00e9nom\u00e8ne, c\u2019\u00e9tait Caveng et moi-m\u00eame. Attabl\u00e9s pour un frugal d\u00e9jeuner dans la hutte qu\u2019on nous avait assign\u00e9e, hutte \u00e9troite et basse o\u00f9 nous ne pouvions noi tenir debout et dans laquelle l\u2019air et la lumi\u00e8re ne p\u00e9n\u00e9traient que par une unique ouverture au ras du sol, haute de soixante centim\u00e8tres environ, nous cr\u00fbmes que nous allions p\u00e9rir \u00e9touff\u00e9s&nbsp;: l\u2019entr\u00e9e minuscule, en effet, \u00e9tait enti\u00e8rement obstru\u00e9e par un nombre infini de t\u00eates noires, serr\u00e9es les unes contre les autres et dardant sur nous des yeux qui ne devaient pas voir grand-chose, vu l\u2019obscurit\u00e9, mais qui n\u2019en avaient que plus soif de voir. Nous avions beau chasser les curieux, ils \u00e9taient imm\u00e9diatement remplac\u00e9s par d\u2019autres. Nous d\u00fbmes faire appel au chef de village, un grand vieillard astucieux qui se nommait Di\u00e9. Ses efforts furent vains&nbsp;: la foule voulait nous voir. De guerre lasse, Di\u00e9 nous conseilla de sortir et de faire \u00e0 pas lents le tour du village, de fa\u00e7on \u00e0 ce que tout le monde put nous contempler librement&nbsp;:&nbsp;&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;\u00ab&nbsp;Apr\u00e8s cela, ajouta le chef, je pourrai exiger qu\u2019on vous laisse tranquille, puisque tous vous auront vus.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Il n\u2019y avait pas d\u2019autre chose \u00e0 faire et nous nous ex\u00e9cut\u00e2mes. Toute ma vie, je me souviendrai de cette chose grotesque&nbsp;: Caveng et moi, bras dessus, bras dessous, circulant entre deux haires compactes d\u2019anthropophages, nous donnant en spectacle \u00e0 ces gens qui voulaient voir des sauvages. Car, c\u2019\u00e9tait nous les sauvages, l\u00e0-bas, offerts en spectacle \u00e0 la curiosit\u00e9 d\u2019ailleurs sympathique de la foule, qui d\u00e9taillait avec int\u00e9r\u00eat la couleur de notre peau, la forme de notre nez, la coupe de nos v\u00eatements, le son bizarre de notre voix, l\u2019impression qui pouvait se lire sur notre visage.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Nous \u00e9tions les exotiques exhib\u00e9s en public, avec cette diff\u00e9rence toutefois qu\u2019aucune enceinte grillag\u00e9e n\u2019\u00e9tait l\u00e0 pour nous assimiler \u00e0 des fauves et surtout qu\u2019on n\u2019\u00e9tait pas aller nous chercher&nbsp;: si la situation nous semblait g\u00eanante, nous n\u2019avions qu\u2019\u00e0 nous en prendre \u00e0 nous-m\u00eames&nbsp;; si nous \u00e9tions l\u00e0, c\u2019est que nous l\u2019avions bien voulu, et nous savions ce que nous faisions et pourquoi nous le faisions&nbsp;;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>La plupart des malheureux exotiques qu\u2019on exhibe en France, conclut Broussard, n\u2019en pourraient pas<\/em>&nbsp;<em>dire autant.&nbsp;\u00bb (Pages 240 \u00e0 245)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Deux commentaires&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Si les fameuses exhibitions constituaient incontestablement, m\u00eame \u00e0 cette \u00e9poque, une atteinte grave \u00e0 la dignit\u00e9 humaine, elles n\u2019eurent toutefois pas l\u2019importance&nbsp;&nbsp;que certains chercheurs leur accordent de fa\u00e7on un peu trop anachronique, et tout autant m\u00e9diatique..<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Et ces exhibitions ne furent pas r\u00e9serv\u00e9es aux seuls noirs, car on y a pr\u00e9sent\u00e9 quelquefois aussi des Lapons, des Irlandais, des Bretons, et des Auvergnats, ce qui n\u2019est \u00e9videmment pas une circonstance att\u00e9nuante.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Pierre Renaud<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Eclats de vie coloniale&nbsp;: C\u00f4te d\u2019Ivoire 1 \u00ab&nbsp;1907&nbsp;: exhibitions et zoos en C\u00f4te d\u2019Ivoire&nbsp; \u00bb Par l\u2019africaniste Maurice Delafosse dans \u00ab&nbsp;Broussard ou \u00e9tats d\u2019\u00e2me d\u2019un colonial&nbsp;\u00bb (1923) Petit rappel historique &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L\u2019\u00e9volution a \u00e9t\u00e9 tellement rapide dans la situation des relations entre l\u2019Europe et l\u2019Afrique, qu\u2019il est souvent difficile de ne pas avoir un regard et &hellip; <a href=\"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2011\/03\/17\/cote-divoire-en-1907-exhibitions-et-zoos\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;C\u00f4te d&rsquo;Ivoire en 1907: exhibitions et zoos&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[249,2117,697,2095,2918,270,923],"class_list":["post-2843","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-colonies","tag-afrique","tag-conference-de-berlin","tag-cote-ivoire","tag-delafosse","tag-ecole-des-langues-orientales","tag-france","tag-zoos"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2843","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2843"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2843\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2844,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2843\/revisions\/2844"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2843"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2843"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2843"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}