{"id":2851,"date":"2011-01-11T03:59:00","date_gmt":"2011-01-11T02:59:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/?p=2851"},"modified":"2021-07-15T04:03:40","modified_gmt":"2021-07-15T02:03:40","slug":"lafrique-noire-francaise-lheure-des-independances-sous-la-direction-de-mm-ageron-et-michel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2011\/01\/11\/lafrique-noire-francaise-lheure-des-independances-sous-la-direction-de-mm-ageron-et-michel\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0L&rsquo;Afrique noire fran\u00e7aise\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0L&rsquo;heure des ind\u00e9pendances\u00a0\u00bb sous la direction de MM Ageron et Michel"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>\u00ab&nbsp;L\u2019Afrique noire fran\u00e7aise&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>\u00ab&nbsp;L\u2019heure des ind\u00e9pendances&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Sous la direction de Charles-Robert&nbsp;&nbsp;Ageron&nbsp;&nbsp;et Marc Michel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Lecture<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Volet 1<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Un pav\u00e9 de pr\u00e8s de 800 pages qui a la particularit\u00e9 de se pr\u00e9senter comme une r\u00e9\u00e9dition, dans l\u2019ann\u00e9e du cinquantenaire des ind\u00e9pendances&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;1990,2010, ce livre est une r\u00e9\u00e9dition. Il reprend sous une forme condens\u00e9e, les apports d\u2019un colloque remontant \u00e0 1990, trente ans apr\u00e8s les ind\u00e9pendances de treize pays africains \u00ab&nbsp;francophones&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 le chemin \u00e9ditorial de ce livre<\/strong>, nous bornerons notre commentaire de lecture \u00e0 quelques-unes des pages qui ont retenu notre attention, et&nbsp;<strong>tout particuli\u00e8rement \u00e0 celles consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance de Madagascar, et au t\u00e9moignage tr\u00e8s int\u00e9ressant, \u00e0 tous points de vue, de M.Rabemananjara, ancien d\u00e9put\u00e9 \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e Nationale<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ouvrage comprend sept parties&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>1 La marche aux ind\u00e9pendances&nbsp;: le r\u00f4le des forces int\u00e9rieures (21 \u00e0 221)<\/p>\n\n\n\n<p>2 La France et les ind\u00e9pendances africaines (221 \u00e0 377)<\/p>\n\n\n\n<p>3 Les ind\u00e9pendances vues d\u2019Afrique (377 \u00e0&nbsp;539)<\/p>\n\n\n\n<p>4 L\u2019environnement international (539 \u00e0 629)<\/p>\n\n\n\n<p>5 L\u2019Oc\u00e9an indien et l\u2019ind\u00e9pendance de Madagascar (629 \u00e0 729)<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne la premi\u00e8re partie consacr\u00e9e au \u00ab&nbsp;r\u00f4le des forces int\u00e9rieures&nbsp;\u00bb, leur lecture me laisse assez dubitatif, sauf en ce qui concerne le r\u00f4le des \u00e9lites du S\u00e9n\u00e9gal et celui des partis politiques de l\u2019ancienne AOF, mais ce dernier, tardif, puisque post\u00e9rieur \u00e0 1945.<\/p>\n\n\n\n<p>Et la r\u00e9ponse \u00e0 ce doute figurerait sans doute dans le rapport g\u00e9n\u00e9ral de la troisi\u00e8me partie,&nbsp;<strong>quant \u00e0 l\u2019ambig\u00fcit\u00e9 du mot et du concept d\u2019ind\u00e9pendance, tels qu\u2019ils \u00e9taient compris par les africains<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le rapporteur \u00e9crit&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;L\u2019id\u00e9e et le mot donc se banalisent \u00e0 partir de 1958, m\u00eame si le contenu en reste relativement flou. Une observation linguistique d\u2019abord&nbsp;: peu de partis politiques ou de personnalit\u00e9s politiques ont, semble-t-il, \u00e0 partir des textes que j\u2019ai vu traduits en langue indig\u00e8ne, utilis\u00e9 le mot \u00ab&nbsp;ind\u00e9pendance&nbsp;\u00bb. (page 383)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ce balbutiement au niveau des concepts sur lesquels il y aura peut-\u00eatre des choses \u00e0 dire lors de la discussion me semble t\u00e9moigner de cette chose dont nous avons un tout petit peu discut\u00e9 hier, c\u2019est-\u00e0-dire la capacit\u00e9 non seulement d\u2019adaptation, mais aussi d\u2019invention de la part des soci\u00e9t\u00e9s africaines.&nbsp;\u00bb (page 384)<\/p>\n\n\n\n<p>Et l\u2019analyse du r\u00f4le des \u00ab&nbsp;acteurs africains&nbsp;\u00bb n\u2019est pas toujours tr\u00e8s \u00e9clairante, d\u2019autant plus quand le rapporteur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e9cise&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Comment savoir ce que pense, \u00e0 cette \u00e9poque, l\u2019homme de la rue&nbsp;? Comment mesurer l\u2019opinion publique&nbsp;?&nbsp;\u00bb (page 389)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Effectivement, et pour avoir navigu\u00e9,&nbsp;<strong>dans les ann\u00e9es 1956, au nord du Togo<\/strong>, territoire sous mandat de l\u2019ONU, et promis \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance, il n\u2019y avait tout d\u2019abord pas de rues, et les journalistes auraient \u00e9t\u00e9 bien en peine de dire&nbsp;<strong>ce que<\/strong>&nbsp;<strong>pensaient les Ngan-Gan (animistes) ou les Tyokossi (musulmans) de l\u2019ind\u00e9pendance<\/strong>, sauf en interrogeant leurs f\u00e9ticheurs, leurs marabouts, ou leurs chefs, qui faisaient concr\u00e8tement la pluie et le beau temps, et qui constituaient leur v\u00e9ritable horizon social ou culturel, beaucoup plus que les commandants de cercle.<\/p>\n\n\n\n<p>A noter qu\u2019a cette \u00e9poque encore, les Ngan-Gan (cercle de Sansann\u00e9-Mango) vivaient nus&nbsp;: les hommes portaient un \u00e9tui p\u00e9nien et les femmes une d\u00e9coration de feuilles vertes. Il est loin d\u2019\u00eatre assur\u00e9 du reste que \u00ab&nbsp;l\u2019ethnie&nbsp;\u00bb en question n\u2019ait pas craint, avec \u00ab&nbsp;l\u2019ind\u00e9pendance&nbsp;\u00bb de se retrouver sous la domination de leurs puissants voisins.<\/p>\n\n\n\n<p>Un monde s\u00e9parait par ailleurs la mentalit\u00e9 des gens de la c\u00f4te et des gens de la brousse.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1990 (\u00e9poque de ce colloque), il aurait \u00e9t\u00e9 encore possible de r\u00e9aliser un important travail d\u2019interview de tous les interm\u00e9diaires cit\u00e9s plus haut&nbsp;; peut-\u00eatre le travail a-t-il \u00e9t\u00e9 fait, mais les rapports n\u2019en parlent pas,&nbsp;<strong>alors que c\u2019est tout le probl\u00e8me pos\u00e9 par la probl\u00e9matique de l\u2019opinion publique villes- brousse des ann\u00e9es 1950, pour autant qu\u2019il ait eu quelque chose qui ressembl\u00e2t \u00e0 une opinion publique de brousse.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A se demander donc si ces r\u00e9flexions de type \u00ab&nbsp;historique&nbsp;\u00bb ne reconstruisent pas une histoire qui n\u2019a jamais exist\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le m\u00eame probl\u00e8me d\u2019analyse et d\u2019\u00e9valuation de l\u2019opinion publique fran\u00e7aise \u00e0 l\u2019\u00e9gard des colonies se posait, dans un contexte d\u2019information qui n\u2019avait naturellement rien \u00e0 voir avec celui des colonies, avant l\u2019arriv\u00e9e des sondages d\u2019opinion, c\u2019est-\u00e0-dire juste avant 1939.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Et pour rassurer les sceptiques sur ce magnifique sujet de l\u2019opinion publique dont on peut dire tout et n\u2019importe quoi, je signale que beaucoup d\u2019historiens ont \u00e9voqu\u00e9 l\u2019\u00e9volution de l\u2019opinion publique fran\u00e7aise, jusqu\u2019aux sondages analys\u00e9s entre autres par&nbsp;<strong>M.Ageron,<\/strong>&nbsp;sans jamais avoir pris le soin d\u2019ex\u00e9cuter un travail d\u2019analyse statistique de tous les supports culturels qui ont exist\u00e9 et qui sont encore disponibles, afin de d\u00e9terminer si oui ou non, les \u00ab&nbsp;m\u00e9dias&nbsp;\u00bb de l\u2019\u00e9poque (et avant les sondages) accordaient de l\u2019importance aux colonies, \u00e0 la fois dans la place accord\u00e9e (statistiquement) et dans le contenu de leurs messages.<\/p>\n\n\n\n<p>Le livre ne fait pas \u00e9tat des r\u00e9flexions tout \u00e0 fait pertinentes faites \u00e0 ce sujet par un des co-directeurs de l\u2019ouvrage,&nbsp;<strong>pr\u00e9cis\u00e9ment M.Ageron, dans la Revue Fran\u00e7aise d\u2019Histoire d\u2019Outre-Mer, num\u00e9ro du premier trimestre 1990, l\u2019ann\u00e9e du colloque, intitul\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp; Les colonies devant l\u2019opinion publique fran\u00e7aise (1919-1939&nbsp;\u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019historien s\u2019interrogeait sur la capacit\u00e9 que l\u2019on avait de pouvoir \u00e9valuer l\u2019opinion publique, avant les ann\u00e9es 1938, 1939, dates des premiers sondages en France, en reconnaissant la difficult\u00e9 de la t\u00e2che, et observait&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Mais l\u2019historien de la p\u00e9riode contemporaine ne peut renoncer pour autant \u00e0 tenter de conna\u00eetre, par des m\u00e9thodes plus empiriques, cette opinion publique, \u00e0 condition de bien mesurer les limites de son entreprise. Qui s\u2019int\u00e9resse \u00e0 cette \u00ab&nbsp;pr\u00e9histoire&nbsp;\u00bb de l\u2019opinion, celle qui pr\u00e9c\u00e8de l\u2019\u00e8re des sondages, doit \u00eatre parfaitement conscient du champ de cette recherche.&nbsp;\u00bb (RFOM, page 31)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Comme je l\u2019ai indiqu\u00e9&nbsp;<strong>dans le livre \u00ab&nbsp;Supercherie Coloniale&nbsp;\u00bb,<\/strong>&nbsp;&nbsp;les historiens du sujet ne paraissent pas \u00eatre encore sortis de cet \u00e2ge de la \u00ab&nbsp;pr\u00e9histoire&nbsp;\u00bb, plus de vingt ans apr\u00e8s, et des ouvrages d\u2019histoire coloniale ou postcoloniale \u00e0 la mode dissertent \u00e0 loisir sur la culture coloniale, une opinion publique \u00ab&nbsp;impr\u00e9gn\u00e9e&nbsp;\u00bb de colonial, sans jamais s\u2019\u00eatre attach\u00e9s \u00e0 \u00e9valuer s\u00e9rieusement cette fameuse opinion publique, en proc\u00e9dant \u00e0 des travaux d\u2019\u00e9valuation statistiques s\u00e9rieux sur les vecteurs de l\u2019opinion publique de l\u2019\u00e9poque, et en particulier sur la presse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quant \u00e0 l\u2019\u00e9chec des f\u00e9d\u00e9rations, le rapporteur \u00e9crit&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp; Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019\u00e9chec des f\u00e9d\u00e9rations primaires&nbsp;&nbsp;est incontestablement un \u00e9chec du RDA, parti majoritaire en AOF et qui \u00e9tait n\u00e9 pour rassembler l\u2019Afrique. C\u2019est aussi et surtout un \u00e9chec de la d\u00e9colonisation fran\u00e7aise en Afrique noire. La France seule, \u00e0 l\u2019instar de ce que firent les Anglais en Nig\u00e9ria, pouvait maintenir l\u2019unit\u00e9 des f\u00e9d\u00e9rations qu\u2019elle avait cr\u00e9\u00e9e de toutes pi\u00e8ces et qui \u00e9taient n\u00e9anmoins devenues des r\u00e9alit\u00e9s politiques, \u00e9conomiques, et culturelles.&nbsp;\u00bb (page 456)<\/p>\n\n\n\n<p>Il parait tout de m\u00eame difficile de comparer l\u2019AOF \u00e0 la Nig\u00e9ria, eu \u00e9gard, aussi bien, \u00e0 leurs ressources compar\u00e9es et \u00e0 la configuration g\u00e9ographique des deux territoires, outre un \u00ab&nbsp;h\u00e9ritage colonial&nbsp;\u00bb&nbsp;&nbsp;tr\u00e8s diff\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<p>Une contribution souligne plus loin le manque d\u2019int\u00e9r\u00eat strat\u00e9gique de l\u2019Afrique de l\u2019ouest (page 543)<\/p>\n\n\n\n<p>Est-ce que la France se serait oppos\u00e9e \u00e0 la volont\u00e9 de Senghor et d\u2019Houphou\u00ebt &#8211; Boigny s\u2019ils avaient eu la volont\u00e9 de maintenir la f\u00e9d\u00e9ration&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Et dans l\u2019histoire de cette r\u00e9gion d\u2019Afrique, est-ce que les grands Almamys que furent Ahmadou,&nbsp;&nbsp;\u00e0 S\u00e9gou, et Samory, \u00e0 Bissandougou, ne rencontr\u00e8rent pas le m\u00eame type de difficult\u00e9s pour agr\u00e9ger \u00e0 leurs empires musulmans des royaumes malink\u00e9 ou bambara&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La quatri\u00e8me partie consacr\u00e9e \u00e0 \u00ab&nbsp;L\u2019environnement international&nbsp;\u00bb, contient une contribution int\u00e9ressante de M.Pervill\u00e9, de laquelle il r\u00e9sulte que&nbsp;&nbsp;le FLN&nbsp;&nbsp;n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 panafricaniste, et que les d\u00e9put\u00e9s africains, dans leur grande majorit\u00e9, ont toujours manifest\u00e9 une certaine prudence, pour ne pas dire r\u00e9serve, \u00e0 l\u2019\u00e9gard&nbsp;&nbsp;de la guerre d\u2019Alg\u00e9rie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La semaine prochaine, le volet 2 de cette lecture sera consacr\u00e9 \u00e0 Madagascar<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jean Pierre Renaud<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;L\u2019Afrique noire fran\u00e7aise&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;L\u2019heure des ind\u00e9pendances&nbsp;\u00bb Sous la direction de Charles-Robert&nbsp;&nbsp;Ageron&nbsp;&nbsp;et Marc Michel Lecture Volet 1 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Un pav\u00e9 de pr\u00e8s de 800 pages qui a la particularit\u00e9 de se pr\u00e9senter comme une r\u00e9\u00e9dition, dans l\u2019ann\u00e9e du cinquantenaire des ind\u00e9pendances&nbsp;: \u00ab&nbsp;1990,2010, ce livre est une r\u00e9\u00e9dition. Il reprend sous une forme condens\u00e9e, les apports d\u2019un colloque &hellip; <a href=\"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2011\/01\/11\/lafrique-noire-francaise-lheure-des-independances-sous-la-direction-de-mm-ageron-et-michel\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;\u00ab\u00a0L&rsquo;Afrique noire fran\u00e7aise\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0L&rsquo;heure des ind\u00e9pendances\u00a0\u00bb sous la direction de MM Ageron et Michel&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[249,904,905,270,2713,309,313,2049,2929,2922,285,971,2930],"class_list":["post-2851","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-colonies","tag-afrique","tag-charles-robert-ageron","tag-colloque","tag-france","tag-guy-perville","tag-independance","tag-madagascar","tag-marc-michel","tag-ngan-gan","tag-rabemananjara","tag-supercherie-coloniale","tag-togo","tag-tyokossi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2851","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2851"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2851\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2852,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2851\/revisions\/2852"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2851"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2851"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2851"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}