{"id":482,"date":"2020-10-14T23:55:32","date_gmt":"2020-10-14T21:55:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/?p=482"},"modified":"2021-06-12T00:01:45","modified_gmt":"2021-06-11T22:01:45","slug":"lordre-public-entre-troisieme-et-cinquieme-republique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2020\/10\/14\/lordre-public-entre-troisieme-et-cinquieme-republique\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Ordre public entre Troisi\u00e8me et Cinqui\u00e8me R\u00e9publique"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:23px\">\u00ab\u00a0<em>Toute ressemblance entre contextes historiques existants ou ayant exist\u00e9 serait pure co\u00efncidence\u00a0!<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:23px\">L\u2019Ordre public entre Troisi\u00e8me et Cinqui\u00e8me R\u00e9publique\u00a0?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:23px\">1888-2020<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019actualit\u00e9 des derni\u00e8res ann\u00e9es met \u00e0 rude \u00e9preuve les nerfs des forces publiques nargu\u00e9es et accus\u00e9es de tous les p\u00e9ch\u00e9s de la cr\u00e9ation, m\u2019a remis en m\u00e9moire un r\u00e9cit que fit Marie Etienne P\u00e9roz, officier des Troupes Coloniales, en qualit\u00e9 d\u2019officier d\u2019ordonnance du Ministre de la Marine et des colonies&nbsp;: il fut acteur et t\u00e9moin d\u2019une op\u00e9ration de maintien de l\u2019ordre particuli\u00e8rement d\u00e9licate \u00e0 l\u2019occasion des manifestations populaires en faveur du G\u00e9n\u00e9ral Boulanger en 1888.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les contextes historiques\u00a0 ne sont pas du tout les m\u00eames, mais un \u00e9pisode comme celui-l\u00e0 nous rappelle le risque que prennent les pouvoirs publics \u00e0 ne pas bien mesurer le ras-le-bol des forces de l\u2019ordre quand il se nourrit de l\u2019actualit\u00e9 politique du moment.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">&amp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u00ab\u00a0P\u00e9roz 4<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0Partie\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u00a0\u00ab\u00a0Fin de partie coloniale\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u00ab\u00a0G\u00e9n\u00e9ral Boulanger, capitaine Dreyfus, colonne Voulet- Chanoine\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><em>\u00ab\u00a0Chapitre 19\u00a0\u00bb<\/em><\/h6>\n\n\n\n<h6 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><em>Le commandant P\u00e9roz, officier d\u2019ordonnance des ministres de la Marine et des Colonies (1888-1891)&nbsp;Un brin de confession politique&nbsp;!<\/em><\/h6>\n\n\n\n<p><strong>La situation de la Troisi\u00e8me R\u00e9publique en 1888<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Troisi\u00e8me R\u00e9publique n\u2019avait pas dix ans d\u2019anciennet\u00e9 et ses institutions \u00e9taient encore fragiles. Deux historiens, Boyer et Dubois, ont baptis\u00e9 cette p\u00e9riode \u00ab&nbsp;La tentation du sabre&nbsp;\u00bb, et nous verrons, \u00e0 travers le t\u00e9moignage du commandant P\u00e9roz, plac\u00e9 aux premi\u00e8res loges de la vie politique, \u00e0 Paris, comment les \u00e9v\u00e9nements se sont d\u00e9roul\u00e9s lorsque le g\u00e9n\u00e9ral Boulanger se trouva en situation de prendre le pouvoir.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les gouvernements form\u00e9s par la gauche r\u00e9publicaine mod\u00e9r\u00e9e se succ\u00e9daient \u00e0 un rythme rapide, mais ils avaient en face d\u2019eux une opposition de droite relativement forte.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au cours de son passage au minist\u00e8re de la Marine et des Colonies, le commandant P\u00e9roz fut en contact avec le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Sadi Carnot, les pr\u00e9sidents du Conseil, Floquet, Tirard et de Freycinet, et servit successivement dans le cabinet de trois amiraux, Krantz, Jaur\u00e8s, et Barbey.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tous ces gouvernements avaient une coloration politique de gauche r\u00e9publicaine et mod\u00e9r\u00e9e, et une \u00e9troite solidarit\u00e9 franc-ma\u00e7onne unissait souvent beaucoup de ces ministres, notamment ceux qui \u00e9taient les promoteurs des conqu\u00eates coloniales.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mais curieusement, ces derni\u00e8res \u00e9taient le fruit d\u2019une nouvelle alliance entre le \u00ab&nbsp;sabre&nbsp;\u00bb et le \u00ab&nbsp;goupillon&nbsp;\u00bb id\u00e9ologique, celle de l\u2019arm\u00e9e ou de la marine, et de la franc-ma\u00e7onnerie politique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u2019est donc dans ce contexte politique et institutionnel que le commandant P\u00e9roz servit au Minist\u00e8re de la Marine et des Colonies.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jusqu\u2019\u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un minist\u00e8re des Colonies, en 1893, les ministres de la Marine furent \u00e9galement des ministres des Colonies&nbsp;; \u00e0 cette \u00e9poque, l\u2019infanterie de marine relevait donc du m\u00eame minist\u00e8re, et c\u2019est l\u00e0 que le commandant fut affect\u00e9 en qualit\u00e9 d\u2019officier d\u2019ordonnance des ministres.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le t\u00e9moignage de P\u00e9roz est d\u2019autant plus int\u00e9ressant qu\u2019il nous donne \u00e0 la fois, l\u2019ambiance des relations qui existaient alors, dans cette p\u00e9riode d\u2019extr\u00eame tension politique entre le pouvoir ex\u00e9cutif et l\u2019arm\u00e9e, et son sentiment personnel sur le type de relations qui pouvaient exister alors entre un gouvernement et son arm\u00e9e.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A cette occasion, et une fois de plus, l\u2019homme, le citoyen, et l\u2019officier se d\u00e9couvraient dans leur authenticit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00e9roz, officier d\u2019ordonnance<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;&nbsp;<em>De l\u2019ann\u00e9e 1888 au mois de juillet 1891, je remplis les fonctions d\u2019officier d\u2019ordonnance des trois ministres de la marine qui se succ\u00e9d\u00e8rent pendant cette p\u00e9riode\u2026<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il est facile de se repr\u00e9senter la vie d\u2019un officier dans l\u2019entourage imm\u00e9diat d\u2019un ministre&nbsp;: vie d\u2019apparat et de repr\u00e9sentation. Pour moi, au contraire, elle fut toute de travail, entrecoup\u00e9e seulement et non remplie par les obligations ext\u00e9rieures de ma charge. Cependant j\u2019eus maintes occasions d\u2019observer, au cours de ces trois ann\u00e9es, le monde politique d\u2019alors auquel j\u2019\u00e9tais fortement m\u00eal\u00e9 par ma situation.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C\u2019\u00e9tait pendant la p\u00e9riode de l\u2019agitation boulangiste. L\u2019excitation de la bataille sans merci que se livraient les partis permettait de mieux en voir les chefs au naturel. J\u2019aurais pu faire sur eux une ample moisson d\u2019\u00e9tudes. Mon existence vagabonde \u00e0 travers le monde sauvage, o\u00f9 ne p\u00e9n\u00e8trent que des \u00e9chos tr\u00e8s espac\u00e9s et tr\u00e8s affaiblis des dissentiments aigus qui, p\u00e9riodiquement, agitent les Fran\u00e7ais, m\u2019avait tenu tr\u00e8s en dehors de toute opinion exag\u00e9r\u00e9e.&nbsp;\u00bb (432\/PV)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le loyalisme de P\u00e9roz<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;&nbsp;<\/strong><strong><em>Mes sentiments se bornaient \u00e0 un loyalisme absolu, traduit par une ob\u00e9issance enti\u00e8re aux repr\u00e9sentants du gouvernement de la r\u00e9publique et \u00e0 mes chefs directs. Je ne comprenais gu\u00e8re les violences de langage qui, si rapidement, transforment en irr\u00e9conciliables ennemis deux citoyens dont les vues gouvernementales diff\u00e8rent. Dans cet \u00e9tat d\u2019esprit, mes remarques pouvaient \u00eatre empreintes de quelque impartialit\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mon intention n\u2019est pas de d\u00e9crire les phases politiques que j\u2019ai travers\u00e9es. Au reste, mon opinion sur ces \u00e9v\u00e9nements, quelle qu\u2019elle soit, serait sans valeur. Mais \u00e0 coup s\u00fbr cependant, l\u2019exprimer, blesserait soit les uns soit les autres, par ce fait qu\u2019elle \u00e9manerait d\u2019un officier. D\u2019autre part, je n\u2019ai re\u00e7u des divers personnages avec lesquels j\u2019ai \u00e9t\u00e9 en rapport, que des t\u00e9moignages de bienveillance et d\u2019estime&nbsp;; il y aurait quelque ingratitude \u00e0 me laisser aller \u00e0 des appr\u00e9ciations critiques sur leur r\u00f4le, que, au demeurant, je ne pr\u00e9tends nullement avoir \u00e9t\u00e9 en mesure de juger.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je voudrais seulement conter quelques faits qui ont produit sur moi une tr\u00e8s vive impression. Ils sont peu nombreux&nbsp;; j\u2019\u00e9tais suffisamment absorb\u00e9 par les t\u00e2ches diverses qui m\u2019incombaient pour ne jeter qu\u2019un regard distrait sur les incidents qui se produisaient au Parlement ou dans la rue. Je n\u2019ai voulu retenir que ceux auxquels j\u2019ai \u00e9t\u00e9 personnellement associ\u00e9.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le g\u00e9n\u00e9ral Boulanger et l\u2019attitude des forces de police<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;Le 27 janvier 1889, Paris et la France enti\u00e8re \u00e9taient dans un \u00e9tat d\u2019effervescence extraordinaire. Le g\u00e9n\u00e9ral Boulanger \u00e9tait nomm\u00e9 d\u00e9put\u00e9 de Paris, battant Floquet, son adversaire, \u00e0 une \u00e9norme majorit\u00e9. Sur le soir, une population enthousiaste se pressait sur les boulevards, s\u2019\u00e9talait sur la place de la Concorde, s\u2019engouffrait dans la rue Royale, applaudissant les r\u00e9sultats partiels du vote qui s\u2019allumaient aux transparents. D\u00e9j\u00e0 le succ\u00e8s de l\u2019\u00e9lection du g\u00e9n\u00e9ral \u00e9tait certain.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; J\u2019\u00e9tais de service de nuit au minist\u00e8re de la Marine. Dans la premi\u00e8re cour, du c\u00f4t\u00e9 de la rue Royale, un escadron de la garde r\u00e9publicaine attendait, pied \u00e0 terre, toutes portes closes, que l\u2019ordre lui fut donn\u00e9 de d\u00e9blayer la place de la Concorde et les abords de l\u2019Elys\u00e9e.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au dehors, un ronflement ininterrompu de cris, au milieu desquels dominaient ceux de&nbsp;: \u00ab&nbsp;Vive Boulanger&nbsp;! A \u00ab&nbsp;l\u2019Elys\u00e9e&nbsp;!&nbsp;\u00bb On s\u2019\u00e9crasait litt\u00e9ralement aux abords de la rue du Faubourg Saint Honor\u00e9 et sur la place de la Madeleine pour acclamer le nouvel \u00e9lu qui, entour\u00e9 de ses fid\u00e8les, paraissait de temps en temps aux fen\u00eatres du restaurant Durand.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans la rue Saint-Florentin, derri\u00e8re le Minist\u00e8re, la foule \u00e9tait moindre. C\u2019\u00e9tait un courant continu de gens press\u00e9s de manifester ou d\u2019agir, venant de la place de la Concorde&nbsp;; ils allaient s\u2019aplatir contre la masse qui obstruait le rond-point de la Madeleine, la p\u00e9n\u00e9trant peu \u00e0 peu, la rendant plus dense, plus \u00e9chauff\u00e9e, plus mena\u00e7ante. La deuxi\u00e8me cour du Minist\u00e8re, celle qui donne sur cette rue et qu\u2019entourent les appartements particuliers, \u00e9tait occup\u00e9e par un bataillon de ligne tout entier.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A neuf heures, nous recevons par t\u00e9l\u00e9phone, du ministre de l\u2019Int\u00e9rieur, l\u2019ordre pour les troupes stationn\u00e9es dans l\u2019h\u00f4tel de la Marine de d\u00e9gager la rue Royale et de couvrir le palais pr\u00e9sidentiel.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; J\u2019\u00e9tais en tenue de service. Aiguillettes, brassard blanc \u00e0 la manche, bandes d\u2019or au pantalon<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les h\u00e9sitations de l\u2019escadron<\/strong><strong>&nbsp;de la garde r\u00e9publicaine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;Je me pr\u00e9sente au capitaine commandant l\u2019escadron&nbsp;; je lui transmets les instructions que je venais de recevoir. C\u2019\u00e9tait un grand beau gar\u00e7on, vigoureux, trapu, la mine \u00e9nergique, une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, peut-\u00eatre. Il me fit r\u00e9p\u00e9ter l\u2019ordre, il le redit \u00e0 son tour pour s\u2019assurer qu\u2019il l\u2019a bien retenu. Plusieurs sous-officiers nous entourent et paraissent \u00e9couter curieusement.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; S\u2019\u00e9tant ainsi assur\u00e9 qu\u2019il a bien saisi ce qu\u2019on veut de lui, il s\u2019approche de son cheval et commande&nbsp;: \u00ab&nbsp;&nbsp;A cheval&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A mon grand \u00e9tonnement, car la garde r\u00e9publicaine parait \u00eatre en tout temps troupe de discipline mod\u00e8le, quelques cavaliers seuls se mettent en selle. Leur chef rassemblait d\u00e9j\u00e0 ses r\u00eanes et faisait signe au concierge d\u2019ouvrir la lourde porte de la rue Royale.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A ce moment, il se retourne pour s\u2019assurer qu\u2019on est pr\u00eat \u00e0 marcher et pour faire le signal de&nbsp;: \u00ab&nbsp;En avant&nbsp;\u00bb. La vue d\u2019une partie de son escadron encore \u00e0 pied, les hommes ramass\u00e9s en petits groupes chuchotant \u00e0 voix basse, arr\u00eate net son geste. Sa figure trahit la stup\u00e9faction la plus compl\u00e8te&nbsp;: \u00e0 coup s\u00fbr, il ne comprend pas. Et moi, \u00e0 pied pr\u00e8s de lui, je ne comprends gu\u00e8re plus. Mais un mar\u00e9chal des logis se charge vite de nous \u00e9clairer sur les sentiments de tous&nbsp;:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Mon capitaine, fait-il d\u2019une voix l\u00e9g\u00e8rement gouailleuse, serait-ce que nous allons conduire Boulanger \u00e0 l\u2019Elys\u00e9e&nbsp;?&nbsp; S\u2019il n\u2019en est pas ainsi, peut-\u00eatre ferions- nous tout aussi bien de rester ici.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&#8211; Parfaitement&nbsp;! Soulignent plusieurs voix.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les gardes, leurs figures goguenardes tourn\u00e9es vers le capitaine, semblent approuver.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Moi, je commence, assez d\u00e9mont\u00e9, et sans trop savoir ce que je disais&nbsp;:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211;&nbsp; Capitaine\u2026<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais un hurlement, un beuglement plut\u00f4t, m\u2019interrompt&nbsp;:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Nom de Dieu, \u00e0 cheval&nbsp;! A cheval&nbsp;! Nom de Dieu&nbsp;! Rugissait le capitaine, la face enflamm\u00e9e, congestionn\u00e9e, la main sur la poign\u00e9e de son sabre, qu\u2019il tire \u00e0 demi en faisant volter son cheval et en le poussant contre ses hommes.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sa voix a \u00e9clat\u00e9 comme un tonnerre dans la cour \u00e0 demi obscure qu\u2019entourent les hautes murailles. Le silence s\u2019est fait tout d\u2019un coup sur le roulement de l\u2019\u00e9cho des jurons. On n\u2019entend plus que le cliquetis des fourreaux de sabre des cavaliers qui se mettent en selle, et les tintements des mors et des gourmettes.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La grande porte s\u2019ouvre \u00e0 deux battants, jetant brutalement un flot de lumi\u00e8re dans la cour&nbsp;; les cuivres polis des casques brillent et les aciers scintillent. La foule entass\u00e9e dans la rue acclame Boulanger et l\u2019appelle \u00e0 l\u2019Elys\u00e9e&nbsp;; lorsqu\u2019elle voit appara\u00eetre cette troupe silencieuse, elle la salue de quolibets et d\u2019insultes. Les figures&nbsp; des soldats se crispent&nbsp;; elles deviennent dures et provocantes au fur et \u00e0 mesure que, par quatre, \u00e0 la sortie du palais, elles sont fouett\u00e9es par les ricanements et les d\u00e9fis.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sont-ils encore boulangistes les beaux cavaliers de la garde&nbsp;? Peut-\u00eatre. Mais ils ne seront certainement pas avec le peuple, cela se voit d\u00e8s maintenant&nbsp;; leur consigne sera, \u00e0 coup s\u00fbr, vigoureusement ex\u00e9cut\u00e9e.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les portes se sont referm\u00e9es.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D\u00e9j\u00e0, la m\u00eal\u00e9e brutale a commenc\u00e9. Des cris d\u2019effrois, des vocif\u00e9rations emplissent la rue.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019ob\u00e9issance du bataillon d\u2019infanterie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp; Dans la seconde cour, le bataillon d\u2019infanterie attend, faisceaux form\u00e9s. J\u2019ai fini de communiquer \u00e0 son commandant les ordres du gouvernement. Il me demande quelques renseignements sur la topographie du quartier. Puis il fait signe \u00e0 une escouade d\u2019agents de police qui lui est attach\u00e9e de venir \u00e0 lui, et il explique le cas. Pendant ce temps, les petits troupiers comprennent \u00e0 ces conciliabules qu\u2019on va marcher&nbsp;; ils se placent d\u2019eux-m\u00eames derri\u00e8re leurs arm\u00e9es, debout, immobiles, attendant le commandement. Le chef de bataillon est mont\u00e9 \u00e0 cheval&nbsp;; les capitaines l\u2019ont&nbsp; imit\u00e9&nbsp;:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211;&nbsp; Rompez&nbsp;! \u2026 ceaux&nbsp;! Remettez&nbsp;!&#8230; ette&nbsp;! Par le flanc droit, droite&nbsp;! En avant&nbsp;!<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La porte de la rue de la rue Saint-Florentin s\u2019est ouverte.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Marche&nbsp;! Et le bataillon s\u2019\u00e9coule sans un mot, sans autre bruit que celui des pas qui sonnent sur le pav\u00e9 de la cour, que le tintement de la ferraille des fourreaux et des quarts.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; \u00ab&nbsp;L\u2019arm\u00e9e&nbsp;est boulangiste&nbsp;\u00bb, affirmait-on alors dans les milieux officiels&nbsp;; \u00ab&nbsp;les officiers particuli\u00e8rement&nbsp;\u00bb, ajoutait-on volontiers. Les deux exemples que je viens de rapporter peuvent servir \u00e0 se faire un jugement sur ce sujet.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette nuit-l\u00e0, vers une heure du matin, les manifestants avaient \u00e9t\u00e9 refoul\u00e9s, puis dispers\u00e9s. Il ne restait dans les rues avoisinant le&nbsp;Minist\u00e8re et sur la place de la Concorde, que de tardifs curieux qui regagnaient h\u00e2tivement leur demeure. A peine, de temps \u00e0 autre, un groupe de braillards. Sous la colonnade, dans l\u2019ombre que projettent les arceaux qui la supportent, \u00e9tait embusqu\u00e9 un d\u00e9tachement d\u2019agents de police. Les hommes qui la composaient devaient avoir une forte revanche \u00e0 prendre, car leurs agissements \u00e9taient empreints d\u2019une sorte de sauvagerie violente&nbsp;; ils semblaient en proie \u00e0 une surexcitation extraordinaire, anim\u00e9s d\u2019un irr\u00e9sistible d\u00e9sir de rendre avec usure les coups anonymes re\u00e7us dans les charges de la soir\u00e9e.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D\u00e8s qu\u2019un inoffensif promeneur tournait l\u2019angle de la rue Royale, il \u00e9tait imm\u00e9diatement happ\u00e9 par la bande qui le secouait durement, en le questionnant sur les causes de sa d\u00e9ambulation tardive. A grands renforts de bourrades, de coups de p\u00e8lerine sur les \u00e9paules et sur la t\u00eate, on l\u2019interrogeait. Si ce traitement poussait le pauvre diable \u00e0 quelques r\u00e9criminations, son affaire \u00e9tait claire. Entra\u00een\u00e9 sous le p\u00e9ristyle, il recevait une hom\u00e9rique vol\u00e9e&nbsp;; apr\u00e8s quoi, de grands coups de pied au derri\u00e8re l\u2019invitaient \u00e0 gagner au large et \u00e0 rentrer promptement chez lui.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La joie<\/strong><strong>des chapeaux haut-de-forme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;&nbsp;<\/strong><strong><em>Les chapeaux haut-de-forme causaient aux d\u00e9fenseurs de l\u2019ordre un plaisir particulier. A ce tournant redoutable de la rue Royale, une invincible tentation d\u00e9chargeait \u00e0 l\u2019improviste les poings robustes sur ces bourgeoises coiffures&nbsp;: sous le choc, le cylindre se plissait d\u2019un seul coup en accord\u00e9on, s\u2019enfon\u00e7ant parfois jusqu\u2019au nez, \u00e0 la grande joie des policiers.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bien peu de Parisiens osaient se plaindre d\u2019un traitement si abusif. J\u2019ai conclu de cette grande philosophie que le Parisien est, de sa nature, extr\u00eamement soumis aux fantaisies des repr\u00e9sentants de l\u2019autorit\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au reste, toute protestation, il s\u2018en produisait cependant quelques-unes, occasionnait au patient r\u00e9tif un complet d\u00e9sastre&nbsp;; il \u00e9tait ainsi convaincu, plus qu\u2019aucune autre parole n\u2019e\u00fbt pu le faire, du tort certain dans lequel un citoyen se met en revendiquant le droit incertain de porter chapeau haut-de-forme.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>Pages &nbsp;235 \u00e0 239 du livre&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;Les Confessions d\u2019un officier des Troupes Coloniales&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Niger (Samory) . Guyane (Dreyfus) . Tonkin (D\u00e9-Tham)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>Marie Etienne P\u00e9roz<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>1857-1910<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>Editions JPR (2011)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:18px\"><strong>&amp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>En anecdote historique plus r\u00e9cente, pendant la r\u00e9volte de mai 1968, en Haute Sa\u00f4ne, le gouvernement Pompidou \u2013Pr\u00e9sident de Gaulle aux abonn\u00e9s absents\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Plus personne au gouvernail&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un des principaux animateurs de cette r\u00e9volte, Daniel Cohen-Bendit se veut aujourd\u2019hui conseiller des Princes qui nous gouvernent\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>&amp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Ultime question&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dans une situation du m\u00eame genre en 2020, y-aurait-t-il un capitaine pour \u00ab&nbsp;<em>mettre la main sur la poign\u00e9e de son sabre&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Pierre Renaud&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tous droits r\u00e9serv\u00e9s<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Toute ressemblance entre contextes historiques existants ou ayant exist\u00e9 serait pure co\u00efncidence\u00a0!\u00a0\u00bb L\u2019Ordre public entre Troisi\u00e8me et Cinqui\u00e8me R\u00e9publique\u00a0? 1888-2020 L\u2019actualit\u00e9 des derni\u00e8res ann\u00e9es met \u00e0 rude \u00e9preuve les nerfs des forces publiques nargu\u00e9es et accus\u00e9es de tous les p\u00e9ch\u00e9s de la cr\u00e9ation, m\u2019a remis en m\u00e9moire un r\u00e9cit que fit Marie Etienne P\u00e9roz, officier &hellip; <a href=\"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2020\/10\/14\/lordre-public-entre-troisieme-et-cinquieme-republique\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;L&rsquo;Ordre public entre Troisi\u00e8me et Cinqui\u00e8me R\u00e9publique&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,7,6,5,3,4],"tags":[600,597,601,595,598,596,602],"class_list":["post-482","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites","category-communication","category-culture","category-histoire","category-humeur-tique","category-politique","tag-boulanger","tag-cinquieme-republique","tag-dreyfus","tag-ordre-public","tag-peroz","tag-troisieme-republique","tag-voulet-chanoine"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/482","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=482"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/482\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":483,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/482\/revisions\/483"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=482"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=482"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=482"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}