{"id":497,"date":"2020-09-21T01:17:59","date_gmt":"2020-09-20T23:17:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/?p=497"},"modified":"2021-06-12T01:22:49","modified_gmt":"2021-06-11T23:22:49","slug":"la-question-post-coloniale-les-conquetes-en-afrique-noire-lecture-critique-suite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2020\/09\/21\/la-question-post-coloniale-les-conquetes-en-afrique-noire-lecture-critique-suite\/","title":{"rendered":"La Question post-coloniale Les conqu\u00eates en Afrique noire Lecture critique suite"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>\u00ab&nbsp;La Question post-coloniale&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Yves Lacoste<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Lecture critique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong><em>\u00ab&nbsp;Les conqu\u00eates coloniales en Afrique noire&nbsp;\u00bb (p,344)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Introduction<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Afin de bien comprendre la g\u00e9opolitique de l\u2019Afrique noire de l\u2019Ouest, au moment des explorations et des conqu\u00eates, quoi de mieux que de citer, d\u2019entr\u00e9e de gamme, le propos \u00ab&nbsp;<em>g\u00e9opolitique&nbsp;<\/em>\u00bb du g\u00e9ographe Richard-Molard sur les caract\u00e9ristiques g\u00e9ographiques de cette partie du continent africain, un des facteurs cl\u00e9s de la g\u00e9opolitique de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest au XIX\u00e8me si\u00e8cle.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dans son livre \u00ab&nbsp;<em>L\u2019Afrique Occidentale Fran\u00e7ais<\/em>e&nbsp;\u00bb (1950), le g\u00e9ographe Richard-Molard&nbsp; notait en effet que cette partie du continent africain, je dirais capitale \u00e0 l\u2019\u00e9poque des conqu\u00eates coloniales, souffrait d\u2019une&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;an\u00e9miante continentalit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:23px\"><strong>&amp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;En 1885 se tint la Conf\u00e9rence de Berlin<\/em><\/strong><strong>\u2026&nbsp;\u00bb (avec l\u2019interdiction des ventes d\u2019esclaves et d\u2019armes \u00e0 feu, en m\u00eame temps que le&nbsp;<em>partage&nbsp;<\/em>de l\u2019Afrique \u00e0 l\u2019initiative du roi des Belges L\u00e9opold II).<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<u>Commentaire&nbsp;:<\/u>&nbsp;le mot&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;partage<\/em>&nbsp;\u00bb a \u00e9t\u00e9 mis en italique, parce qu\u2019Henri Brunschwig en a d\u00e9montr\u00e9 les faux sens d\u2019interpr\u00e9tation historique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;Les cons\u00e9quences g\u00e9opolitiques de la multiplication des chasses aux esclaves&nbsp;\u00bb (p,345)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;Le fait que la chasse aux esclaves se soit en quelque sorte d\u00e9multipli\u00e9e au XIX\u00e8me si\u00e8cle apr\u00e8s la fin progressive des \u00ab&nbsp;exportations&nbsp;humaines&nbsp;\u00bb vers l\u2019Am\u00e9rique&nbsp;<u>a rendu conscients la quasi-totalit\u00e9<\/u>&nbsp;<u>des peuples d\u2019Afrique noire<\/u>&nbsp;des dangers de la traite non pas comme une menace lointaine et abstraite, mais comme le risque d\u2019\u00eatre attaqu\u00e9s par des guerriers envoy\u00e9s sur ordre des chefs d\u2019un peuple voisin. La multiplication des captures d\u2019esclaves par de multiples roitelets chez des peuples voisins banalisait les captifs ou les captives que l\u2019on n\u2019exportait plus au loin (sauf vers l\u2019Egypte et l\u2019Arabie). Leur valeur marchande \u00e9tait de plus en plus d\u00e9valu\u00e9e comme moyen de paiement ou de gratification.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em><u>Les peuples razzieurs savaient qu\u2019ils risquaient d\u00e9sormais d\u2019\u00eatre attaqu\u00e9s par une exp\u00e9dition d\u2019Europ\u00e9ens venu d\u2019ailleurs ayant su rassembler des peuples jusque l\u00e0 domin\u00e9s.<\/u><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>On d\u00e9nonce de nos jours&nbsp;<u>les effets du tribalisme en Afrique noire<\/u>, comme s\u2019il s\u2019agissait de superstitions anciennes et sans fondement. D\u2019abord il ne s\u2019agit pas tant de tribus, mais de peuples diff\u00e9rents qui se sont subdivis\u00e9s en tribus. A la diff\u00e9rence des tribus nord-africaines qui, au sein d\u2019un vaste ensemble g\u00e9opolitique dont elles sont conscientes, parlent une m\u00eame langue et ont la m\u00eame religion, le ph\u00e9nom\u00e8ne tribal en Afrique noire se subdivise de peuples tr\u00e8s diff\u00e9rents, la plupart peu nombreux, chacun ayant sa langue et ses croyances religieuses.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<u>Les chasses aux esclaves ont fait que la mosa\u00efque ethnique en Afrique<\/u>&nbsp;<u>noire \u00e9tait constitu\u00e9e, au milieu du XIX\u00e8me si\u00e8cle, de peuples se redoutant les uns des autres<\/u>. Une conception couramment r\u00e9pandue dans les \u00e9crits et les propos qui de nos jours d\u00e9noncent le colonialisme \u2013 qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019Am\u00e9rique pr\u00e9-colombienne ou d\u2019Afrique noire \u2013 est somme tout qu\u2019avant l\u2019arriv\u00e9e des Europ\u00e9en ces peuples n\u2019\u00e9taient gu\u00e8re opprim\u00e9s par quelque empire ou potentat<u>. En fait, ces peuples voisins avaient entre eux de terribles probl\u00e8mes dont leurs notables \u00e9taient tr\u00e8s conscients<\/u>.&nbsp;\u00bb (p,346)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Commentaire&nbsp;:<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>L\u2019explication g\u00e9opolitique que propose l\u2019auteur sur le contexte ethnique de l\u2019\u00e9poque et sa constitution par l\u2019esclavage, la prise de conscience des peuples en lice face \u00e0 ce fait g\u00e9opolitique majeur m\u00e9riterait d\u2019\u00eatre document\u00e9e.<\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>A la lecture de tous les r\u00e9cits consult\u00e9s, il est difficile d\u2019abonder dans un tel sens, d\u2019autant plus que l\u2019esclavage marchand et domestique impr\u00e9gnait les m\u0153urs de l\u2019Afrique pr\u00e9-coloniale.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>les passages soulign\u00e9s m\u00e9riteraient d\u2019\u00eatre analys\u00e9s et comment\u00e9s par les historiens, car ils manquent de clart\u00e9, en tout cas \u00e0 mes yeux&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>les peuples razzieurs savaient&nbsp;\u00bb&nbsp;? \u2013 \u00ab&nbsp;les effets du tribalisme&nbsp;\u00bb&nbsp;? \u2013 \u00ab&nbsp;la mosa\u00efque ethnique&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/em><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Par exemple,<em>&nbsp;d<\/em>ans le bassin du Niger, et tout au long du XIX\u00e8me si\u00e8cle, deux facteurs n\u2019ont-ils pas bouscul\u00e9 tout autant la mosa\u00efque ethnique existante, les guerres de conqu\u00eate de l\u2019Islam contre les royaumes Bambaras et Mandingues, avec en parall\u00e8le les incursions fr\u00e9quentes des tribus nomades du Nord dans les villages des paysans s\u00e9dentaires, ou le r\u00f4le majeur des tribus Peuls \u00e9leveurs nomades que l\u2019on retrouvait alors au S\u00e9n\u00e9gal sous le nom de Toucouleurs.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La bataille tr\u00e8s meurtri\u00e8re de Toghou, en 1866, fut difficilement gagn\u00e9e par le sultan Ahmadou, combattu plus tard par les Fran\u00e7ais, une bataille qui se solda par la mort de tous les prisonniers Bambaras.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><u>\u00ab&nbsp;Les conqu\u00e9rants europ\u00e9ens apprennent \u00e0 analyser la g\u00e9opolitique de l\u2019esclavage&nbsp;\u00bb (p,346)<\/u><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;En Afrique noire, ce que l\u2019on pourrait appeler la g\u00e9opolitique des chasses aux esclaves,&nbsp;<u>la conscience angoiss\u00e9e des rapports de force entre<\/u>&nbsp;tel peuple dominant et&nbsp;<u>tels peuples domin\u00e9s \u00e9taient \u00e0 l\u2019esprit de beaucoup,<\/u>&nbsp;alors que dans la premi\u00e8re partie du XIX\u00e8me si\u00e8cle arrivaient d\u00e9j\u00e0 sur les c\u00f4tes les nouveaux conqu\u00e9rants europ\u00e9ens. Ceux-ci n\u2019avaient ni le d\u00e9sir ni le droit de faire fortune, comme cela se faisait au temps du commerce n\u00e9grier sur la c\u00f4te. Ces nouveaux venus \u2013 des militaires, des officiers de marine \u2013 voulaient \u00e9tendre leur pouvoir sur des territoires qu\u2019ils savaient tout autant convoit\u00e9s par d\u2019autres conqu\u00e9rants europ\u00e9ens. Chacun de ces petits groupes conqu\u00e9rants, qu\u2019ils appartiennent \u00e0 une arm\u00e9e nationale ou priv\u00e9e (en fait belge ou britannique), entendait \u00e9tendre le plus possible son autorit\u00e9 sur un territoire&nbsp;<u>dont on ne disait pas les ressources,<\/u>&nbsp;afin que le concurrent les ignore.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Dans cette course imp\u00e9rialiste, ces hommes d\u2019action vont comprendre assez vite que tous ces noirs, au premier abord assez semblables, forment non seulement des peuples diff\u00e9rents les uns des autres, mais aussi des peuples rivaux qui ont peur les uns des autres. Les conqu\u00eates coloniales en Afrique noire se feront en jouant assez habilement de&nbsp;<u>ces rivalit\u00e9s g\u00e9opolitiques<\/u>.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Pour cela,&nbsp;<u>les militaires qui \u00e9tablissaient les cartes des territoires<\/u>&nbsp;o\u00f9 ils avan\u00e7aient allaient se faire&nbsp;<u>tr\u00e8s empiriquement ethnographes et historiens, en<\/u>&nbsp;<u>faisant parler les \u00ab&nbsp;vieux<\/u>&nbsp;\u00bb pour rep\u00e9rer quels \u00e9taient les protagonistes des conflits qui se d\u00e9roulaient sous leurs yeux ou dans lesquels ils \u00e9taient souvent impliqu\u00e9s. En effet, \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des militaires europ\u00e9ens, les captures d\u2019esclaves n\u2019avaient pas cess\u00e9.&nbsp;<u>Aujourd\u2019hui, les ethnologues africanistes reprochent aux administrateurs coloniaux, qui \u00e9taient souvent des militaires, d\u2019avoir invent\u00e9 des ethnies ou de les voir consid\u00e9r\u00e9es comme tr\u00e8s anciennes<\/u>&nbsp;alors qu\u2019elles \u00e9taient relativement r\u00e9centes et qu\u2019elles r\u00e9sultaient de regroupements simplificatoires d\u00e9cid\u00e9s pour des raisons strat\u00e9giques ou de commodit\u00e9 administrative dans des populations d\u00e9racin\u00e9es par les raids esclavagistes.&nbsp;<u>Mais les ethnologues actuels, anticolonialistes, ne parlent gu\u00e8re du r\u00f4le des souverains africains dans la traite des esclaves.<\/u>&nbsp;\u00bb (p,347)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Commentaire&nbsp;:<\/u><\/strong><strong>&nbsp;il ne parait pas inutile de revenir sur les textes soulign\u00e9s, \u00e9tant donn\u00e9 les questions que pose leur sens.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><u>\u00ab&nbsp;Les conqu\u00e9rants europ\u00e9ens apprennent \u00e0 analyser la g\u00e9opolitique de l\u2019esclavage&nbsp;\u00bb (p,346)&nbsp;:<\/u><\/em><\/strong><strong>ne s\u2019agit-il pas d\u2019une interpr\u00e9tation par trop savante des d\u00e9couvertes souvent approximatives et empiriques&nbsp;faites sur le terrain?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><u>\u00ab&nbsp;\u2026la conscience angoiss\u00e9e des rapports de force entre<\/u><\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;tel peuple dominant et&nbsp;<u>tels peuples domin\u00e9s \u00e9taient \u00e0 l\u2019esprit de beaucoup\u2026&nbsp;\u00bb<\/u><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Conscience angoiss\u00e9e&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;\u00e0 l\u2019esprit de beaucoup&nbsp;\u00bb&nbsp;:&nbsp;<\/em><\/strong><strong>Au sein d\u2019une population illettr\u00e9e&nbsp;? Un mot de science humaine ou de psychologie collective&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><u>\u00ab&nbsp;dont on ne disait pas les ressources, afin que le concurrent les ignore.&nbsp;\u00bb&nbsp;?&nbsp;<\/u><\/em><\/strong><strong><em>;&nbsp;<\/em><\/strong><strong>dans les quelques comptoirs c\u00f4tiers sans doute, mais ils n\u2019\u00e9taient pas nombreux.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Si vous lisez les premiers r\u00e9cits des blancs qui fr\u00e9quent\u00e8rent par exemple les c\u00f4tes de Grand Bassam avant 1900, ils vous informeront de la raret\u00e9 des contacts sur la lagune encore ferm\u00e9e qui borde les c\u00f4tes d\u2019un \u00ab&nbsp;<em>territoire<\/em>&nbsp;\u00bb, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, qui ne vint \u00e0 l\u2019existence coloniale qu\u2019en 1895, et qui ne fut pacifi\u00e9e que quelques ann\u00e9es avant la Premi\u00e8re Guerre Mondiale&nbsp;: le \u00ab&nbsp;<em>temps colonial<\/em>&nbsp;\u00bb dura moins d\u2019un demi-si\u00e8cle.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Par ailleurs explorateurs et officiers publiaient de tr\u00e8s nombreux r\u00e9cits dans lesquels rien n\u2019\u00e9tait cach\u00e9, souvent par le biais de soci\u00e9t\u00e9s de g\u00e9ographie tr\u00e8s dynamiques, notamment en Angleterre et en France.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un exemple de r\u00e9cit d\u2019officier (1), celui du colonel Frey sur la conqu\u00eate du Soudan, dans lequel il ne cachait pas son scepticisme sur les ressources du Soudan (le Mali). (<em>Campagne dans le Haut S\u00e9n\u00e9gal et le Haut Niger (1888))<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><u>\u00ab&nbsp;les militaires qui \u00e9tablissaient les cartes des territoires<\/u><\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;o\u00f9 ils avan\u00e7aient allaient se faire&nbsp;<u>tr\u00e8s empiriquement ethnographes et historiens, en<\/u>&nbsp;<u>faisant parler les \u00ab&nbsp;vieux.&nbsp;\u00bb<\/u>&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une observation fort int\u00e9ressante&nbsp;: faute de cartes, ce sont les officiers coloniaux qui \u00e9tablirent les premi\u00e8res cartes, chaque premi\u00e8re colonne p\u00e9n\u00e9trant sur un territoire, disposait d\u2019un officier topographe qui proc\u00e9dait au relev\u00e9 du terrain avec ses cotes et caract\u00e9ristiques.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;Ethnographie et histoire empiriques&nbsp;: j\u2019ai largement explor\u00e9 cette probl\u00e9matique sur mon blog, et not\u00e9 qu\u2019au moins dans l\u2019ensemble de l\u2019Afrique tropicale de civilisation orale, l\u2019histoire \u00e9tait entre les mains des \u00ab&nbsp;<em>griots&nbsp;<\/em>\u00bb, hommes et femmes de m\u00e9moire, remarquables parleurs, membres \u00e9minents des cours ou entourages de rois, de chef de tribus ou de villages&nbsp;: certains ou certaines furent c\u00e9l\u00e8bres.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il est \u00e9vident que leurs r\u00e9cits constituaient une version parall\u00e8le de nos \u00ab&nbsp;<em>romans nationaux<\/em>&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><u>\u00ab&nbsp;Aujourd\u2019hui, les ethnologues africanistes reprochent aux administrateurs coloniaux, qui \u00e9taient souvent des militaires, d\u2019avoir invent\u00e9 des ethnies ou de les voir consid\u00e9r\u00e9es comme tr\u00e8s anciennes&nbsp;\u00bb<\/u><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Oral et \u00e9crit, les traditions, les lettr\u00e9s, la mise au point ethnies, les dilalectes<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Je propose au lecteur de se reporter \u00e0 ce sujet \u00e0 l\u2019analyse de mon blog du 20\/03\/2013.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Le r\u00f4le des soldats de m\u00e9tier indig\u00e8nes et des porteurs&nbsp;\u00bb (p,347)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Les conqu\u00eates en Afrique noire ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es en lan\u00e7ant des colonnes depuis les c\u00f4tes vers l\u2019int\u00e9rieur. Le terme classique de colonne, dans le domaine militaire, d\u00e9signait en Afrique de tr\u00e8s longues files de soldats indig\u00e8nes encadr\u00e9s par un petit nombre d\u2019officiers blancs (ne serait-ce que par leur v\u00eatement)&nbsp; suivis par des files bien plus longues encore de porteurs, car \u00e0 l\u2019\u00e9poque il n\u2019y avait gu\u00e8re de route mais des pistes et des sentiers, et parce qu\u2019il n\u2019y avait&nbsp; pas de chariots, car en Afrique, on ignorait la roue et les animaux de b\u00e2t \u00e9taient plus rares et co\u00fbteux \u00e0 acheter que les hommes \u00e0 peine sortis de l\u2019esclavage. (p,347)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;\u2026Les maladies, notamment la terrible fi\u00e8vre jaune (1), ont infect\u00e9 les colonnes de soldats indig\u00e8nes presqu\u2019autant que leurs officiers ((bien qu\u2019ils dorment sur les fameux lits Picot \u00e0 l\u2019abri de leurs moustiquaires). Les m\u00e9decins coloniaux feront faire de tr\u00e8s grands progr\u00e8s \u00e0 la m\u00e9decine.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Les soldats indig\u00e8nes \u2013 dans le cas fran\u00e7ais les fameux \u00ab&nbsp;tirailleurs s\u00e9n\u00e9galais (qui seront bient\u00f4t des Mossis) \u2013 ont form\u00e9 l\u2019essentiel des forces qui, sous des commandements europ\u00e9ens diff\u00e9rents, ont men\u00e9 la conqu\u00eate des pays d\u2019Afrique. C\u2019\u00e9taient des soldats de m\u00e9tier engag\u00e9s pour quelques ann\u00e9es. Les Anglais, les Allemands, les Portugais et les Belges agirent plus ou moins de m\u00eame.&nbsp;\u00bb (p,348)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Commentaire&nbsp;<\/u><\/strong><strong>: (1) plus la fi\u00e8vre bilieuse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les \u00ab&nbsp;<em>colonnes<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;? J\u2019ai expliqu\u00e9 dans une de mes chroniques que la \u00ab&nbsp;<em>colonne&nbsp;<\/em>\u00bb constituait un instrument de progression et de protection militaire con\u00e7u comme celui d\u2019un vaisseau de guerre, alors que les colonies d\u00e9pendaient encore d\u2019un minist\u00e8re de la Marine et des Colonies.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nous reviendrons sur le sujet important des&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;tirailleurs<\/em>&nbsp;\u00bb, car ils jou\u00e8rent un r\u00f4le tr\u00e8s important dans la phase des conqu\u00eates, puis de la colonisation avec leur r\u00f4le majeur de \u00ab&nbsp;<em>truchement&nbsp;<\/em>\u00bb linguistique et culturel entre hommes de culture diff\u00e9rentes, puis dans celle de la d\u00e9colonisation violente ou pacifique en Indochine et en Afrique, avec ou contre nous en Indochine ou en Alg\u00e9rie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dans mes analyses des soci\u00e9t\u00e9s coloniales, j\u2019ai longuement trait\u00e9 le th\u00e8me du \u00ab&nbsp;<em>truchement&nbsp;<\/em>\u00bb, sans lequel la colonisation n\u2019aurait pu exister, de m\u00eame et comme l\u2019indiquait Brunschwig, que \u00ab&nbsp;<em>sans t\u00e9l\u00e9graphe, pas de conqu\u00eates coloniales&nbsp;\u00bb.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;<em>Madagascar, un cas g\u00e9opolitique tr\u00e8s particulier. (p,349)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;\u2026 Mais surtout, Madagascar pr\u00e9sente une originalit\u00e9 g\u00e9opolitique majeure&nbsp;: lorsque la \u00ab&nbsp;Grande Ile&nbsp;\u00bb commence \u00e0 subir au XIX\u00e8me si\u00e8cle la pression du colonialisme, il existe d\u00e9j\u00e0 un Etat aux allures de monarchie occidentale une large partie de sa population est christianis\u00e9e et une langue autochtone commune \u00e0 large diffusion, le malgache, presqu\u2019une langue nationale, existe. Tout cela est d\u2019autant plus \u00e9tonnant que l\u00e0 vivent, comme en Afrique, des peuples diff\u00e9rents.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Un peuplement qui n\u2019est pas africain\u2026 Au XVII\u00e8me si\u00e8cle, des Fran\u00e7ais cr\u00e9\u00e8rent quelques comptoirs pour y acheter des esclaves destin\u00e9s aux plantations des \u00eeles que l\u2019on appelait depuis le XIX\u00e8me si\u00e8cle Maurice et la R\u00e9union \u2013 jadis \u00eele de France et \u00eele Bourbon \u2013 et qui furent longtemps d\u00e9sertes. Mais les Anglais \u00e9taient aussi d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, ainsi que leurs missionnaires anglicans.&nbsp;\u00bb p,350)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Questions<\/u><\/strong><strong>&nbsp;: il aurait \u00e9t\u00e9 int\u00e9ressant de citer d\u2019autres facteurs g\u00e9opolitiques importants, en plus des deux caract\u00e8res insulaire et \u00e9tatique, le facteur d\u2019escale pour la Marine sur la route des Indes et de l\u2019Asie, avec sa dimension internationale, et peut-\u00eatre le r\u00f4le majeur du groupe de pression des planteurs de la R\u00e9union.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La premi\u00e8re intervention arm\u00e9e en 1883 fut d\u00e9cid\u00e9e par l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re ministre de la Marine et des Colonies de Mahy, originaire de la R\u00e9union (pendant quinze jours).<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>De nos jours, Fran\u00e7oise Verg\u00e8s, la politologue bien connue pour ses analyses de propagande postcoloniale n\u2019a-t-elle pas des ascendants r\u00e9unionnais de la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Les Anglais, pour lutter contre la traite, ont favoris\u00e9 le renforcement et la modernisation de l\u2019Etat malgache&nbsp;\u00bb (p,351)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Les Anglais laissent Madagascar aux Fran\u00e7ais&nbsp;\u00bb (p,352)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Commentaire&nbsp;:&nbsp;<\/u><\/strong><strong>Madagascar contre Zanzibar, ne sommes-nous pas dans une situation g\u00e9opolitique tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle des&nbsp;<em>colonnes<\/em>, dans une autre dimension internationale de la g\u00e9opolitique coloniale, comparable \u00e0 celle de M\u00e9diterran\u00e9e (Afrique du Nord avec le cas tr\u00e8s document\u00e9 du Maroc ou de l\u2019Egypte)&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab<em>&nbsp;Madagascar encore tr\u00e8s diff\u00e9rent de l\u2019Afrique noire&nbsp;\u00bb (p,353)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Commentaire&nbsp;:<\/u><\/strong><strong>&nbsp;&nbsp;1) l\u2019auteur donne une explication sur l\u2019esclavage qui aurait \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9 au d\u00e9but du XIX\u00e8me si\u00e8cle&nbsp;: mais alors pourquoi Gallieni l\u2019aurait-il supprim\u00e9 en 1896&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>2) l\u2019auteur \u00e9crit en ce qui concerne la r\u00e9volte de 1947, non \u00e9voqu\u00e9e dans la partie &nbsp;\u00ab Les luttes pour l\u2019ind\u00e9pendance&nbsp;\u00bb :&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;A Madagascar, \u00e0 cause du christianisme, les communistes \u00e9taient beaucoup moins nombreux qu\u2019au Vietnam et le soul\u00e8vement malgache fut vite \u00e9touff\u00e9.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La lecture qui est propos\u00e9e pour cet \u00e9pisode historique serait-elle fond\u00e9e&nbsp;? Comparer par ailleurs le Vietnam et Madagascar, n\u2019est-ce pas trop d\u00e9fier la compr\u00e9hension comparative que l\u2019on peut avoir de la g\u00e9opolitique&nbsp;? M\u00e9conna\u00eetre l\u2019histoire de ces pays&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Mais, fait assez difficile \u00e0 expliquer, l\u2019\u00e9migration post-coloniale des Malgaches a \u00e9t\u00e9 relativement faible. Est-ce seulement l\u2019effet de la distance&nbsp;?&nbsp;\u00bb (p,354)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Commentaire&nbsp;:<\/u><\/strong><strong>&nbsp;&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>la distance<\/em>&nbsp;\u00bb n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 un \u00ab&nbsp;<em>effet&nbsp;de la distance<\/em>&nbsp;\u00bb pour tous&nbsp;: une partie de l\u2019intelligentsia form\u00e9e en France y est rest\u00e9e&nbsp; pour b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un niveau de vie europ\u00e9en. Cette remarque vaut d\u2019ailleurs pour beaucoup d\u2019anciens pays coloniaux qui ont vu et qui voient leurs nouvelles \u00e9lites d\u00e9serter leur pays pour le m\u00eame type de raison.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;Le S\u00e9n\u00e9gal et la g\u00e9opolitique de Faidherbe&nbsp;\u00bb (p,354)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>D\u2019entr\u00e9e de jeu, au-del\u00e0 du cas Faidherbe, ne s\u2019agirait-il pas d\u2019un cas de g\u00e9opolitique sans doute exceptionnel, \u00e0 la confluence de nombreux facteurs, le principal peut-\u00eatre \u00e9tant celui d\u2019un point de d\u00e9part strat\u00e9gique presque naturel pour la conqu\u00eate de l\u2019hinterland, les bouches du fleuve S\u00e9n\u00e9gal..<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Je ne me lancerai pas dans l\u2019analyse d\u00e9taill\u00e9e de ce cas tr\u00e8s particulier de g\u00e9opolitique africaine qui s\u2019est articul\u00e9 sur quelques facteurs g\u00e9opolitiques cl\u00e9s, la capitalisme maritime de Bordeaux, le r\u00f4le majeur de Faidherbe, fort bien d\u00e9crit, le r\u00f4le majeur de la g\u00e9ographie avec la voie d\u2019acc\u00e8s saisonni\u00e8re du fleuve S\u00e9n\u00e9gal vers les territoires de conqu\u00eates quasi-impossible au d\u00e9but des conqu\u00eates (Haut S\u00e9n\u00e9gal, Soudan, le bassin du Niger), et pour faire bonne mesure, la pr\u00e9sence d\u2019un islam mod\u00e9r\u00e9 par de grandes confr\u00e9ries (notamment la Mouride) alors que cette r\u00e9gion fut le th\u00e9\u00e2tre de plusieurs djihads, notamment ceux d\u2019El Hadj Omar Tall, et Ahmadou, men\u00e9s par des peuples Peuhl, ici les Toucouleurs.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il convient de citer au moins d\u2019autres particularit\u00e9s de la p\u00e9riode coloniale, l\u2019exception des quatre communes de plein exercice, au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle comme en m\u00e9tropole, la participation tr\u00e8s&nbsp; active du S\u00e9n\u00e9gal dans la guerre de 1914-1818, enfin l\u2019\u00e9lection comme d\u00e9put\u00e9 d\u2019un chr\u00e9tien, L\u00e9opold Senghor, apr\u00e8s 1945, dans un territoire musulman.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>N\u2019oublions pas par ailleurs que son potentiel \u00e9conomique \u00e9tait plut\u00f4t limit\u00e9, avec la gomme et l\u2019arachide, et qu\u2019il n\u2019avait rien \u00e0 voir avec celui de la Gold Coast (Ghana) et de la Nig\u00e9ria, ou plus tard de la Guin\u00e9e et C\u00f4te d\u2019Ivoire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Enfin, et compte tenu de l\u2019ensemble de ces facteurs de la p\u00e9riode coloniale, il n\u2019est pas tout \u00e0 fait surprenant que selon le classement que fit Hampat\u00e9 B\u00e2, entre les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories d\u2019Africains, les Africains de l\u2019hinterland consid\u00e9raient les S\u00e9n\u00e9galais comme des demi-blancs.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jean Pierre Renaud\u00a0\u00a0&#8211;\u00a0 Tous droits r\u00e9serv\u00e9s<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;La Question post-coloniale&nbsp;\u00bb Yves Lacoste Lecture critique \u00ab&nbsp;Les conqu\u00eates coloniales en Afrique noire&nbsp;\u00bb (p,344) Introduction Afin de bien comprendre la g\u00e9opolitique de l\u2019Afrique noire de l\u2019Ouest, au moment des explorations et des conqu\u00eates, quoi de mieux que de citer, d\u2019entr\u00e9e de gamme, le propos \u00ab&nbsp;g\u00e9opolitique&nbsp;\u00bb du g\u00e9ographe Richard-Molard sur les caract\u00e9ristiques g\u00e9ographiques de cette partie &hellip; <a href=\"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/2020\/09\/21\/la-question-post-coloniale-les-conquetes-en-afrique-noire-lecture-critique-suite\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;La Question post-coloniale Les conqu\u00eates en Afrique noire Lecture critique suite&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,8,7,6,5,10,4],"tags":[249,273,270,353],"class_list":["post-497","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites","category-colonies","category-communication","category-culture","category-histoire","category-immigration","category-politique","tag-afrique","tag-colonies","tag-france","tag-yves-lacoste"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/497","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=497"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/497\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":498,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/497\/revisions\/498"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=497"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=497"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eh-tique-media-tique.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=497"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}