Mes vœux 2024 pour la France

J’ai servi la France pendant plusieurs dizaines d’années, et cela fait des dizaines d’années que je vois mon pays décliner, se diviser, ne croire plus à rien, avec la passivité, sinon l’encouragement de nos gouvernements successifs de gauche ou de droite.

Les graves incidents de juin-juillet 2023 ont scellé à mes yeux cette période avec un Président qui gigote avec talent mais qui ne fixe jamais les  limites à ne pas franchir.

Je souhaite donc

  1. Que l’on donne la Légion d’Honneur à tous les Maires qui ont sauvé la République en juillet 2023,  une promotion spéciale !
  2. Que la République rétablisse un service militaire obligatoire pour redonner une boussole  à cette jeunesse qui ne sait plus ce qu’est ni le service de la République, ni la France !
  3. Que sur le volet immigration, le dernier mot soit donné au suffrage universel, au peuple, et non à de faux juges de paix à Paris ou à l’étranger !
  4.  Que la classe politique redonne à la jeunesse une espérance dans la France !

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La France n’a pas confiance !

Jean Pierre Renaud

Non au Suicide Assisté de la France avec la Loi sur l’Immigration ?

Gesticulations ?

Courage Fuyons !

DONNEZ LA Parole aux Français et aux Françaises !

Il parle, il parle, il parle à tout bout de champ …

Comme sur un terrain de jeux …

Le vertige politique des derviches tourneurs …

Sauf qu’il a peur d’affronter la confiance des Français et des Françaises en leur demandant d’approuver ou de refuser ce suicide assisté de notre nation, la France !

Gagner du temps, semer le trouble, un coup à gauche, un coup à droite, à la  recherche d’une combinaison politique introuvable, mais on ne sait jamais…

Avec le serpent de mer de l’Algérie

Macron a l’ambition de réconcilier la France et l’Algérie plus de 60 après que la France ait remis le pouvoir à la dictature du FLN en 1962…

Ami, ami avec l’Algérie du FLN ?

Au mépris de tous les jeunes Français envoyés faire une guerre inutile en Algérie, faute de courage de la part des gouvernements de la Quatrième qui ont toujours botté en touche en refusant de faire les réformes institutionnelles nécessaires  comme le Président actuel !

La « Cinquième » de Macron veut faire de même en reconduisant les accords diplomatiques de 1968 qui font de notre pays une « maison de passe » pour l’Algérie !

Non à vos gesticulations géographiques, verbales et politiques !

Non au suicide assisté de la France !

Jean Pierre Renaud

Post-Scriptum : en avant-première de l’autre loi sur la fin de vie que le gouvernement traficote depuis des années avec le concours de citoyens et citoyennes tirées au sort grâce à la nouvelle Française des Jeux Démocratiques.

A Nantes, sur la Nef des Fous ! (1)

Avec la « créativité » des socialistes sociétaux faute de créativité politique !

A lire un article comme celui du Figaro des  samedi 18 et dimanche 19 novembre 2023, je me demande si  notre pays n’a pas confié les rênes de certaines de nos grandes villes à des cinglés, des cinglés qui cassent tout en annonçant vouloir « déconstruire »…

« Nantes et le « multiculturalisme » de Noël »

« Visée par les critiques, la municipalité PS assume « déconstruire » la fête chrétienne pour célébrer la « créativité »

Pourquoi ne pas demander à Mme Johanna Rolland , héritière d’un Premier Ministre socialiste de faire preuve de « créativité » politique en s’attaquant à l’insécurité croissante de sa ville et de sa métropole ?

A redonner du sens au bien commun !

Les responsabilités qu’elle a exercées comme directrice de campagne de la candidate présidentielle Hidalgo, n’ont pas eu un grand succès, avec ses 1,75%, mais il n’empêche que ces gens-là foutent la France en l’air !

Jean Pierre Renaud

  1.  (1) Jérôme Bosch

12 novembre 2023

« Antisémitisme : la France qui dit non »

Le Figaro du 13 novembre 2023

« Une France rassemblée »

Le Président du Sénat Gérard Larcher et la Présidente de l’Assemblée Nationale Yaël Braun-Pivet

Un Grand Absent, Emmanuel Macron, Président de la République Française

Deux questions :    

1  – L’Elysée : « Faire séparatisme » ?

  En « démarque » d’une expression étrange du  Président « Faire Nation » alors qu’il invoque à tout bout de champ notre nation !

2 –  L’illusion d’un homme politique qui se prend pour l’arbitre européen d’une Europe inexistante !

La politique étrangère de Macron en Zigs-Zags » !

Va comprendre !

Il manque à ce nouveau roi un «  Fou du Roi » qui oserait dire : « Emmanuel, Emmanuel, n’oublies pas ce que tu as dit, et réfléchis à ce que tu vas dire !

 Jean Pierre Renaud

Une immigration sans contrôle !

Les verrous à faire sauter en France et en Europe !

Les  « faux droits » des individus mettent en péril la France du « bien commun » !

            Presque chaque jour, en ville et à la campagne, les Français et  les Françaises sont confrontés aux problèmes résultant d’une immigration non contrôlée.

            Le Figaro du 10 novembre 2023 (pages 6 et 7) a décrit les multiples formes de cette faillite de l’ordre public presque continue depuis les années 80-90.

            Le projet de loi actuel de Darmanin ne réglera pas les problèmes, car il faut du courage et de la lucidité pour faire sauter tous les faux verrous qui empêchent d’avancer : les interférences politiques et judiciaires de l’Union Européenne, un aveuglement humanitaire au détriment du bien commun de notre pays et de la sécurité de nos concitoyens, notre goût pour  la bureaucratie, le lobbying des avocats de plus en plus nombreux à intervenir, l’incapacité de notre service public à faire face à la complexité d’une réglementation toujours en mouvement…

            Dans la masse de sujets abordés, nous en avons  retenu deux :

            1 – « Violeurs, escrocs… ces délinquants que la France ne peut pas expulser »… 4 000 délinquants »

            De deux choses l’une, ou bien les pays d’origine reprennent leurs ressortissants délinquants  (Algérie, Chine, Mali ), ou bien la France suspend ses relations diplomatiques avec ces pays.

            Les délinquants en question seront placés dans des enceintes soumises à la discipline militaire.

            2- La bureaucratie préfectorale, une bureaucratie avec laquelle nous avons vécu pendant  des années.

            Comment voulez-vous que les Préfectures soient capables de gérer 187 types de titres de séjour différents, je lis bien, 187, et début 2022, 1,7 million de titres de séjour pour motif familial ? Pour ne pas parler des dizaines de milliers de mineurs étrangers, vrais ou faux que la générosité d’un Sarkozy a incité à venir chez nous sous notre protection et à nos frais, de l’ordre de 15 000 euros par personne !

            Il va falloir embaucher des énarques, ou des polytechniciens, et des avocats, dans nos préfectures pour se dépatouiller dans cette bouillie réglementaire.

            Plutôt que d’avoir un secrétaire d’Etat de plus, ou continuer à donner cette responsabilité à un ministre de l’Intérieur déjà bien encombré, nommer un ministre à temps complet issu de nos forces armées.

Jean Pierre et Marie Christine Renaud

2017-2023, deux quinquennats au fil de l’eau présidentielle…

Aujourd’hui l’immigration !

La Gouvernance Macron !

Ou je continue à botter en touche !

Je continue à passer à côté : ma méthode de gouvernement (les Gilets jaunes… le Grand Débat National…les émeutes de juillet 2023…je gagne du temps (ou je le crois…) mais pas la France !

Référendum ou pas ? J’amuse la galerie !

En toile de fond, les One Man Show continus, en français ou en anglais…

Une vocation européenne avec rien de concret : un Président amoureux de l’Etranger, mais en oubliant souvent l’Union Européenne.

Pourquoi n’a-t-il pas lancé le projet d’une nouvelle Union à géométrie variable, en allant successivement  dans tous les Etats défendre ce projet de survie et de puissance Européenne ?

Silence assourdissant de l’Union  dans cette nouvelle guerre d’Israël et de Palestine !

La démocratie tirée au sort, la Française des Jeux macroniens !

Macron rejoue le même jeu avec l’immigration !

Avec Macron, la France continue à être la « maison de passe » de l’étranger.

C’est l’Algérie qui bat tous les records des flux enregistrés ou clandestins… depuis 1968 !

Le Président du Jour prend décidément les Français pour des cons !

Jean Pierre et  Marie Christine Renaud

Les ventes à perte des carburants, une foutaise budgétaire de plus de l’équipe Macron !

Pour qui a pratiqué les règles de la comptabilité publique, et les avoir même fait appliquer, le projet de vente à perte des carburants s’inscrit dans cette folie politique actuelle qui, presque chaque jour, sort une surprise budgétaire de son chapeau.

            Folie ou foutaise au choix, scandale politique tout autant, car l’Etat prélève plus de 50% de taxes sur les carburants et est en train de monter une nouvelle usine à gaz bureaucratique, pour laisser croire qu’il est à l’écoute des électeurs…

Afin d’éviter de toucher à des recettes qui lui tombent du « ciel inflation », des recettes dont personne ne parle, alors que la TVA à 20% donne le moyen à l’Etat d’amortir le choc : n’aurait-il pas été plus simple et moins coûteux d’alléger ces taxes pendant les 6 mois prévus, jusqu’aux Jeux Olympiques, comme par hasard…

Macron continue à amuser la galerie avec toute son équipe !

Un exemple de plus de cette démagogie politique qui met en péril les 5 à 6 000 petits distributeurs indépendants de notre pays !

Jean Pierre Renaud

Regards croisés

« Ah ! il fallait pas, il fallait pas qu’il y aille

Ah ! il ne fallait pas, il fallait pas y aller

Mais il a fallu, il a fallu qu’il y aille

Mais il a fallu, il a fallu y aller »

« Telle pourrait être la formule et le refrain les plus ramassés de mes réflexions sur la colonisation française !

Ainsi que le disait la chanson militaire bien troussée, intitulée « Le tambour miniature » !

1

            « Mon ambition était de tenter de retracer les premiers échanges entre blancs et noirs, les premiers regards croisés, et d’examiner toutes les questions qui allaient se poser, au moment où la France installa définitivement son pouvoir colonial, en tout cas certains de ses enfants le croyaient-ils, en Afrique de l’ouest, alors qu’il s’agissait d’une entreprise hardie, et sans doute impossible.

            Il s’agissait pour moi de mieux comprendre le processus colonial de la première phase de la colonisation, celle des années 1890-1914, et je serais sans doute imprudent d’en conclure que tel a été le cas.

            J’ai tenté de répondre à une des questions qui me taraude depuis la période de mes études, le pourquoi des conquêtes coloniales, le pourquoi de ma première vocation, très courte, qui fut celle du service de la France d’Outre- Mer, et le pourquoi du large échec de la colonisation.

            Tout feu, tout flamme, à cette époque de ma jeunesse, le rêve d’un service au service des autres, les Africains, avait effectivement bercé mes études, alors que je n’avais pas eu le temps, ou pris le temps de me pencher sur l’histoire détaillée de nos conquêtes coloniales et sur la connaissance que nous avions du continent africain. J’en savais toutefois, déjà assez, pour ne me faire aucune illusion sur la pérennité de notre présence coloniale en Afrique, mais je croyais qu’il était encore possible de fonder une nouvelle communauté de destins entre la France et ses anciennes colonies, ce qui n’a pas été le cas, et en tout cas pas sous la forme caricaturale de la Françafrique. 

            S’il est vrai que la conquête coloniale de l’Afrique de l’ouest fut, par bien de ses aspects, et de ses exploits, une sorte de saga militaire qui vit souvent s’opposer de grands adversaires, les couples Gallieni-Ahmadou, puis Archinard-Ahmadou, puis Archinard-Samory, les premiers pas de la colonisation s’effectuèrent dans une paix civile relative, toute nouvelle, facilitée par la destruction des grands empires du bassin du Niger, celui d’Ahmadou, en pleine déliquescence, celui de Samory, en pleine puissance, et l’installation d’une nouvelle paix civile, celle de l’ordre public colonial.

            Quelles conclusions tirer de cette analyse ?

            Les temps courts de la colonie

            Les temps de la conquête et de la colonisation ont été des temps courts, une trentaine d’années au maximum, pour la conquête et l’installation du nouveau pouvoir colonial, 1880/1890 – 1910/1914, une vingtaine d’années pour la « belle » période coloniale, 1920/1940, et moins de vingt années après la fin de la deuxième guerre mondiale, 1945/1960, alors que l’AOF était déjà entrée dans un autre monde, qui n’était plus celui de la colonisation.

            Ajoutez à cela que deux guerres mondiales avaient interrompu ou perturbé gravement les processus coloniaux : après le retour des anciens tirailleurs de la guerre de 14-18, le Blanc n’était déjà plus l’homme « miracle », et après la défaite de la France, en 1940, les changements intervenus chez les maîtres du monde, la toute puissance des Etats-Unis, le cours de l’Afrique devait inévitablement prendre un cours nouveau.

            La colonisation française se développa donc dans un temps historique très court, une période « utile » de l’ordre de cinquante années, interrompue par les deux guerres mondiales, et débouchant sur un après 1945, un nouveau monde, celui du déclin de l’Europe, de la tout puissance des Etats-Unis, et rapidement de la guerre froide, d’une Quatrième République dont l’objectif N°1 était la reconstruction du pays.

            Il est indispensable d’avoir ces données temporelles à l’esprit quand on a l’ambition de vouloir apprécier les tenants et aboutissants de la colonisation française, sinon ses résultats, car elles sont historiquement capitales.

            Des yeux plus gros que le ventre, toujours plus gros que le ventre, hier comme aujourd’hui, « la politique de grandeur » de la France.

Les gouvernements de la Troisième République ne manquaient pas d’air pour se lancer dans de grandes expéditions coloniales en Afrique, en Asie, et à Madagascar,  alors qu’ils ignoraient tout, ou presque tout des peuples de ces nouvelles colonies, et qu’ils n’avaient jamais arrêté de politique coloniale.

            Il y a beaucoup d’anecdotes qui démontrent la grande ignorance que nos hommes politiques avaient du domaine colonial, et cela jusqu’à la décolonisation.

            C’est une des raisons, parmi d’autres qui me font répéter, que le peuple de France n’a jamais été concerné par les colonies, ou de façon marginale, lorsqu’il y eut de la gloire à glaner, celle que Montesquieu avait déjà mise en lumière comme une des caractéristiques de la psychologie des Français, ou inversement lorsqu’il fut nécessaire de lutter contre les révoltes violentes des peuples qui revendiquaient une indépendance tout à fait légitime.

            Dans le conflit indochinois, la Quatrième République se garda bien de mobiliser le contingent et fit appel aux éléments professionnels de son armée, décision qui marquait bien sa volonté de tenir le peuple à l’écart, et lorsque la même République envoya ses appelés en Algérie, mal lui en a pris, puisque la présence massive du contingent a plutôt été un facteur d’accélération de l’indépendance algérienne.

            Vous imaginez l’inconscience, la légèreté, la démesure, dont il fallait faire preuve, à la fin du dix-neuvième siècle, pour lancer la France dans de grandes expéditions militaires sur plusieurs continents, en Asie, à plus de dix mille kilomètres de la France, ou en Afrique, à quatre ou cinq mille kilomètres, même en tenant compte du saut technologique qui en donnait la possibilité théorique, la quinine, la vapeur, le câble, les armes à tir rapide, et le canal de Suez.

            La légèreté ou l’inconscience politique pour avoir l’ambition de conquérir des millions de kilomètres carrés sous n’importe quel climat, sans savoir par avance ce qu’on allait bien pouvoir en faire !

            Pour former ces expéditions, les gouvernements de la Troisième République se sont bien gardés de faire appel aux soldats de la conscription, mais déjà aux éléments professionnels de son armée, et surtout aux fameux tirailleurs sans le concours desquels aucune conquête n’aurait été possible.

            Le summum de cette folie fut l’expédition de Fachoda, en 1898, la France nourrissant l’ambition de contrer les Anglais dans la haute Egypte, alors que notre pays avait abandonné l’Egypte aux Anglais, quelques années auparavant, et que Kitchener remontait le Nil avec une armée moderne, des milliers d’hommes avec vapeurs, canons, et télégraphe. En face, une dizaine de Français, avec à leur tête le capitaine Marchand, pour y  planter notre drapeau, alors qu’il fallait faire des milliers de kilomètres dans une Afrique centrale encore à découvrir pour ravitailler la mission Marchand à Fachoda.

            Les premiers regards croisés

Au cours de la première phase de contact entre les deux mondes, et hors période d’affrontement militaire, les premiers blancs, en tout cas ceux que nous avons cités, et qui nous ont fait partager leurs récits, leurs carnets d’expédition ou de voyage, n’ont pas porté un regard dépréciatif sur les sociétés africaines qu’ils découvraient, plutôt un regard d’étrangeté.

            Les lecteurs connaissent le débat qui a agité au dix-neuvième siècle le monde intellectuel et politique quant à la question des races et d’une supériorité supposée de la race blanche. Nous avons déjà évoqué le sujet, mais sans introduire le critère racial. Il est évident qu’un officier de marine français ou anglais, car les officiers de marine ont très souvent été les artisans des conquêtes coloniales, ne pouvait manquer d’éprouver un sentiment de puissance extraordinaire – tout devait leur sembler possible –  quand ils débarquaient sur les côtes africaines à partir de leurs monstres d’acier, car il faut avoir vu des images des parades des flottes militaires de l’époque, à Toulon, à Cherbourg, ou à Cronstadt, pour en avoir conscience.

            Pour faire appel à une comparaison anachronique, la perception des choses que pourrait avoir le commandant d’un paquebot de croisière, à l’ancre à Pointe à Pitre, une sorte d’immeuble de grande hauteur, en apercevant de son neuvième ou dixième étage, un piéton sur le quai.

            Dans un de ses romans, Amadou Hampâté Bâ, parlait des monstres d’acier, les vapeurs du Niger qu’il avait vu dans son enfance, mais qu’aurait-il pu dire alors s’il avait vu les autres grands monstres d’acier, avec leurs cheminées monstrueuses, qu’étaient les cuirassés ou les croiseurs des flottes anglaises, françaises, russes, ou japonaises.

            Tout a commencé à changer quand le système colonial à la française s’est mis en place, lorsque le colonisateur a voulu, pour des raisons de facilité et de simplicité évidentes, administrer les Noirs sur le même modèle, établir le nouvel ordre colonial en usant soit de la palabre, soit, et plus souvent de la violence, comme nous l’avons vu en Côte d’Ivoire.

            Du côté africain, nous avons tenté de proposer un aperçu des regards qu’ils pouvaient porter sur ces premiers blancs, avec le sentiment que les Africains trouvaient encore plus étranges ces blancs que les blancs ne pouvaient les trouver eux-mêmes étranges, sortes de créatures venues d’un autre monde, familières de leur propre monde imaginaire.

            Dans les apparences, un grand bouleversement des sociétés africaines en peu de temps, avec une grande immobilité au-dedans des mêmes sociétés africaines.

Ce serait sans doute ma première remarque sur les changements intervenus dans cette région du monde, des changements qui furent souvent de vrais cataclysmes pour beaucoup de sociétés africaines repliées jusque-là sur elles-mêmes, souvent aux prises avec des voisins prédateurs, des sociétés qui vivaient d’une certaine façon en dehors du temps, dans leur propre temps, mais en même temps capables de se refermer sur elles-mêmes comme des huitres.

            Dans les pages qui précèdent le lecteur aura pris la mesure de l’écart considérable qui pouvait exister entre le fonctionnement de ces sociétés, le contenu de leurs cultures et croyances, et la société française de la même époque, un écart que seuls les bons connaisseurs du monde africain avaient pu mesurer tout au long de la période coloniale.

            Nous avons fait appel à des témoins compétents et non « colonialistes » dans le sens anachronique que certains leur prêtent, pour éclairer le lecteur sur les caractéristiques de cette société africaine, ou plutôt de ces sociétés africaines, tant elles étaient variées, des caractéristiques religieuses et culturelles qui compliquaient la tâche du colonisateur, pour ne pas dire, la rendait impossible.

            Un bouleversement immense, peut-être plus en surface, dans les organes politiques apparents, les circuits d’un commerce encore faible, qu’en profondeur, alors que le monde noir vivant restait souvent à l’abri, très résistant dans ses convictions magiques et religieuses.

            Les témoignages de Delafosse, Labouret, Delavignette, et Sœur Marie Saint André du Sacré Cœur illustrent bien cette situation paradoxale et marquaient bien les territoires de la pensée et des croyances africaines qui échappaient à la colonisation, et ils étaient fort nombreux.       

            Ces grands témoins étaient lucides, et comment ne pas citer à nouveau ce qu’écrivait Delafosse dans le livre « Broussard », paru en 1922, longtemps avant le temps des indépendances, quant à la possibilité qu’une bombe explose à Dakar, comme elle avait déjà explosé dans un café d’Hanoï.

         Jean Pierre Renaud                           Tous droits réservés

2ème partie

            2

« Conclusions »

« Ah ! il fallait pas, il fallait pas qu’il y aille

Ah ! il ne fallait pas, il fallait pas y aller

Mais il a fallu, il a fallu qu’il y aille

Mais il a fallu, il a fallu y aller »

« Telle pourrait être la formule et le refrain les plus ramassés de mes réflexions sur la colonisation française !

Ainsi que le disait la chanson militaire bien troussée, intitulée « Le tambour miniature » !

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L’ouverture au monde

Aucun historien africain sérieux ne viendra contester, je pense, le fait que la colonisation française a marqué l’Afrique de l’ouest par son ouverture au monde.

            Richard-Molard avait relevé qu’un des handicaps majeurs de cette région d’Afrique était son « trop plein de continentalité ».

            Il ne fallut pas vingt ans pour que la nouvelle Afrique s’ouvre vers la côte atlantique, tourne en grande partie le dos à son économie continentale, tournée vers le désert, le bassin du Niger, une économie de traite assez anémique, grâce à: quelques ports, quelques lignes de chemin de fer, quelques milliers de kilomètres de routes, quelques lignes de navigation sur les fleuves Sénégal et Niger, et sur la lagune de Côte d’Ivoire, et la construction d’un réseau de lignes télégraphiques. Ces dernières avaient, sans doute, et en partie, rendu obsolète l’usage du tam-tam pour communiquer.

            La réorientation des circuits d’échanges humains et économiques fut une vraie révolution, même si elle ne toucha pas en profondeur, jusqu’en 1914, le fonctionnement des sociétés africaines. Tout changea avec le travail forcé que le colonisateur mit en place pour assurer les travaux d’équipement du pays, mais aussi pour fournir de la main d’œuvre à des colons.

            Il convient toutefois de noter que l’effectif des colons fut faible, sinon inexistant dans la plupart des colonies d’Afrique occidentale

            Aujourd’hui, il est de bon ton de condamner le travail forcé, alors qu’on s’était félicité d’avoir supprimé l’esclavage, mais cette forme de travail n’était pas très éloignée de celle qui était encore pratiquée dans les villages sous l’autorité des chefs, et de notre vieille servitude communale de corvées, un jour remplacée par une taxe communale. Il y eut toutefois beaucoup d’abus, qui furent condamnables, d’autant plus quand cette exploitation humaine fut mise au service de certains intérêts privés.

            La solution du travail forcé est une des contradictions de la colonisation française, une de plus. On veut moderniser, on veut civiliser, mais comme on n’en a pas les moyens, on revient à une des vieilles et bonnes méthodes du pays. En y ayant recours, la plupart des administrateurs n’avaient sans doute pas l’impression qu’ils « transgressaient » une loi morale, d’autant moins que la plupart d’entre eux avaient en mémoire les pratiques de nos corvées rurales.

             Quelle solution les bonnes âmes devaient-elles apporter pour financer les travaux collectifs, alors que l’impôt n’existait pas, ou quasiment pas, et que, dès 1900, la Chambre des Députés avait formellement exclu que la métropole subventionne les belles colonies dont elle s’était dotée?

             La réponse serait sans doute celle qui aurait aujourd’hui ma faveur : il ne fallait pas y aller ! Puisque la France n’en avait pas les moyens, que l’Afrique occidentale n’était décidemment pas un nouvel éden, et qu’au bout du compte, le motif qu’a donné le grand historien Brunschwig pour expliquer la ruée coloniale de la France, c’est-à-dire donner un exutoire au nationalisme français après la défaite de 1870, y trouvait chaque jour ses limites. D’autant plus qu’il nous détournait de la fameuse « ligne bleue des Vosges », chère entre autres à Clemenceau !

              Une politique coloniale inexistante et une politique indigène impossible à définir et à appliquer

Pour qui part à la recherche de la politique coloniale de la France, au cours de la période examinée, court le risque de n’en trouver aucune.

            Les débats de la Chambre des députés qui ont entouré les expéditions du Tonkin, en 1885, et de Madagascar, en 1895, ont été on ne peut plus confus, animés souvent par des députés qui n’avaient aucune connaissance de l’outre-mer, et n’ont apporté aucune clarté sur le contenu de la politique coloniale française, au-delà des grands mots.

            Que voulait la Chambre ? Personne ne le savait vraiment, alors qu’elle hésitait toujours entre une grande politique d’assimilation, qui flattait son amour propre, alors qu’elle était irréalisable sur le terrain, et une politique d’association, mais avec quel pouvoir local, puisqu’en Afrique de l’ouest, pour citer cet exemple, on avait refusé toute coopération avec les grands souverains locaux qu’étaient Ahmadou, Samory, ou Tiéba.

            A Madagascar, lorsqu’il a été question de savoir si la France jouait le jeu de la monarchie, avec la formule du protectorat,  ou établisse une nouvelle colonie « républicaine », Gallieni imposa un choix républicain, le sien.

            Dans la pratique, les affaires coloniales étaient entre les mains des spécialistes, les experts, souvent issus de la marine ou du grand commerce maritime des ports du Havre, de Bordeaux, ou de Marseille.

             Quant à la politique indigène, mieux vaut ne pas trop s’interroger sur la connaissance qu’en avaient les gouvernements de la République, car ils laissèrent leurs gouverneurs et administrateurs s’en débrouiller, avec les deux ou trois outils qu’ils leur avaient procuré, les lois au gré des proconsuls qu’étaient les gouverneurs, le code de l’indigénat pour simplifier et faciliter l’administration des vastes territoires conquis, et le travail forcé des indigènes, seul capable, faute d’épargne locale suffisante, d’assurer la réalisation de grands équipements, notamment le réseau routier, une des ambitions de la république coloniale.

             Une exception toutefois dans le dispositif, celle des quatre communes du Sénégal, dont les habitants se virent reconnaître le statut de citoyens français grâce à l’action déterminée du député Diagne pour soutenir l’effort de guerre de Clemenceau.

            La définition d’une politique indigène était de toute façon une tâche impossible, tant étaient différentes et variées les sociétés africaines de l’Afrique de l’ouest, tant en niveau de développement, qu’en termes de mœurs, de croyances, de culture.

            Quoi de commun entre les Peuls de Bandiagara, les Malinkés de Kankan, les Baoulés ou les Gouros de Côte d’Ivoire ? Entre les ethnies islamisées du bassin du Niger ou les ethnies fétichistes de la forêt tropicale ?

 Delavignette notait :

« Le Gouvernement Général de l’Afrique Occidentale Française promène ses administrateurs de l’âge de pierre à l’âge du pétrole. Le danger, c’est qu’ils établissent une hiérarchie entre les différents pays et qu’ils jugent ceux de l’âge du pétrole supérieurs à ceux de l’âge de pierre. » (p,70)

            Et de noter plus loin :

            « Sur la Côte Occidentale d’Afrique vous ne vous associerez avec des anthropophages que s’ils assimilent un autre régime carné, et au Sahel vous n’assimilerez les Touareg et les Maures que si vous les fixez comme des sédentaires – et s’ils n’en meurent pas. La réalité échappe aux catégories dans lesquelles nous prétendons l’enfermer. Et ces catégories mêmes, qui paraissent claires et commodes, ne sont pas ou ne sont plus des méthodes de connaissance. Elles immobilisent l’esprit. » (p,88)

               Vaste programme !

            C’était dire la difficulté, sinon l’impossibilité qu’il y avait déjà à vouloir définir une politique indigène et conduire les noirs à l’assimilation proposée par des rêveurs, des idéalistes, pour ne pas dire quelquefois des menteurs, car ce n’était pas sérieux.

            Les témoignages auxquels nous avons fait appel pour mieux comprendre l’état religieux et culturel de l’Afrique ont permis de relever la somme des obstacles que la colonisation française aurait dû franchir pour avoir la prétention de construire d’autres Frances noires, sur le modèle de notre République.

            Encore, un seul exemple, comment aurait-il été possible d’organiser des élections, alors que la population n’avait pas fait l’objet d’un recensement sérieux, qu’elle était illettrée à presque 100%, et que le concept d’élection était complètement étranger au monde culturel et religieux du pays.

       Alors tous les discours anachroniques que l’on a l’habitude d’entendre aujourd’hui sur cette République coloniale qui n’a pas tenu ses engagements de citoyenneté, de scolarisation, de développement économique, sonnent faux, à partir du moment où l’on prend le temps de se renseigner, de se documenter, pour pouvoir se former une opinion sérieuse.

            La vraie question n’est pas celle du procès qu’il est possible de faire à la France « Coloniale » ou « Colonialiste », au choix, pour avoir abusé, enfreint telle ou telle loi, ou telle ou telle promesse, mais celle d’un rêve éveillé complètement fou, celui d’une supposée civilisation denrée d’exportation, ou d’une assimilation que les bons connaisseurs de l’Afrique ont su rapidement impossible, et ce fut le cas d’un bon africaniste comme Delafosse, comme nous l’avons vu.

              Et pour en terminer, j’aimerais évoquer deux sujets, le premier, un instrument on ne peut plus familier aux bons petits Français d’un passé encore récent, la charrue, le deuxième, une des philosophies d’Asie, le tao.

La charrue

            Pourquoi la charrue ? Parce que cela fut un bon instrument de l’approche de la société rurale africaine, une bonne pierre de touche de leur capacité de résistance et de progrès.

            Labouret, un de nos grands témoins de l’Afrique coloniale, a écrit un livre remarquable sur les « Paysans d’Afrique Occidentale », et à la fin de cet ouvrage, il évoque longuement l’emploi de la charrue, véritable instrument de progrès :

           « En fait, il s’agit d’amener en quelques années les sédentaires africains, possesseurs de bœufs, mais ignorant l’emploi de la roue, du stade de la culture au bâton à enfouir et à la houe à celui de la charrue. Cela suppose un dressage préalable des animaux, l’achat d’appareils nouveaux, leur emploi par les indigènes qu’il faut instruire à les utiliser, par conséquent un changement complet d’habitudes et de techniques pour des populations entières. L’exploitation du sol, basée aujourd’hui sur le nomadisme agricole, pratiqué dans un parcours donné, impose la culture extensive avec ses effets ordinaires : la possession p)lus ou moins précaire, l’existence de droits particuliers que nous avons indiqués…

            Les bœufs étant considérés par les habitants de ces pays comme une marque vivante de richesse, on imagine aisément la résistance ouverte ou sournoise, opposés à l’administration par les propriétaires de ces animaux, qui se refusent à les livrer aux instructeurs agricoles, chargés de les dresser. »

               Et Labouret de conclure :

            « Ces initiatives diverses ont contribué à rénover les méthodes archaïques de l’agriculture et de l’élevage, à implanter dans l’esprit des indigènes des notions nouvelles. Ils semblent acquis désormais à la technique de la charrue, mais ils ne pourront la mettre tous en œuvre avant de longues années. » (page,240) 

             Delavignette, également bon connaisseur du paysannat noir, partageait cet avis, et rappelait :

            « En Guinée, en 1913, le gouverneur Poiret – Père de la charrue africaine – introduisit deux charrues. En 1938, l’AOF en a plus de 30 000 sans compter les herseuses et les semoirs. Et des bœufs sont dressés. Œuvre plus remarquable qu’il n’y parait. Il est plus facile d’apprendre à un Noir à conduire un camion qu’à pousser la charrue ; c’est que le bœuf n’est pas une mécanique et la vie rurale une affaire de robot. » (p.202)   

            Ces observations soulignent à juste titre l’importance des mœurs et de la culture dans la compréhension des comportements et des relations entre peuples de culture différente, pour ne pas évoquer les croyances.

             Dans son livre « Tour du monde d’un sceptique » (1926), Aldous Huxley notait au cours de son voyage en Inde des traits de civilisation très comparables :

            A Jodhpur,

            « L’après-midi touchait à sa fin quand nous passâmes en voiture devant le palais de Justice. Les affaires quotidiennes étaient expédiées et les balayeurs étaient à l’œuvre, nettoyant tout pour le lendemain. Devant l’une des portes du bâtiment se trouvait une rangée de corbeilles à papier pleines à ras bord ; comme si c’était des mangeoires, deux ou trois taureaux  sacrés s’y approvisionnaient en mangeant lentement et majestueusementQuand les paniers étaient vides, des mains obligeantes venaient les remplir d’une nouvelle ration de papier déchiré et barbouillé. Les taureaux continuaient à brouter : c’était un festin littéraire. » (page 79)

            Le tao

            Pourquoi le tao ?

Tout d’abord parce que je pense que la philosophie asiatique du tao rend assez bien compte du mouvement du monde, d’un mouvement qui échappe le plus souvent à l’autorité de quiconque, religieuse, politique, ou culturelle, avec à sa source le moteur de changement ou de progrès, un autre âge de modernité.

            Il est possible de disserter à longueur de temps sur le colonialisme ou sur le capitalisme, ou sur le communisme qui a pour le moment disparu de la planète, car son expression chinoise ou vietnamienne est le bel habillage idéologique d’une nouvelle sorte de capitalisme.

            L’Afrique noire n’existait pas à la fin du dix -neuvième siècle, on l’ignorait, et on ne la connaissait pas. Comment était-il possible de croire qu’elle pouvait échapper au courant du monde moderne, fait à la fois de curiosité, de convoitise, mais avant tout d’une toute nouvelle puissance technologique ?

            L’Afrique noire ne risquait pas d’échapper à cette nouvelle modernité ravageuse et puissante des nouvelles technologies qui offrait à ses détenteurs, et dans tous les domaines, des bottes de sept lieues. Dans leurs premiers regards, certains africains ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, en pensant rencontrer les fantômes d’un autre monde.

            Alors, il est possible d’accuser les puissances coloniales de tous les défauts de la terre, de tous les péchés, mais le vrai problème est plutôt celui du péché de l’ignorance des mondes noirs, d’orgueil d’une nation française, venue récemment à la République, dirigée par une élite aventureuse, qui s’est voulue porteuse fantasmagorique d’un nouvel ordre colonial à la française, une France officielle qui rêvait donc toute éveillée, d’une République coloniale.

            Le rêve des « technocrates » politiques de la Troisième  République, un rêve dont se moquait bien le peuple français.

            Mais en définitive, la colonisation n’a pas eu que des effets négatifs en Afrique occidentale. Comme l’a noté Hampâté Bâ, elle a laissé une langue commune en héritage à ses peuples, qui jusque- là n’étaient pas en mesure de communiquer entre eux.

            Elle a laissé aussi un autre héritage dont personne ne parle jamais, celui d’une véritable encyclopédie écrite et illustrée de l’Afrique occidentale, dans ses âges successifs, cette Afrique que les blancs ont découverte, décrite, et souvent appréciée.

                Jean Pierre Renaud      Tous droits réservés

Chevènement ne plie jamais bagage …

            Il se trouve que ma famille paternelle est originaire du Russey, sur le Plateau de Maiche, dans le Doubs, proche des Montagnes du Jura Suisse, terre d’origine des Chevènement.

            C’est une des raisons, entre autres, pour laquelle j’ai suivi avec attention le parcours politique de Chevènement dont les parents furent instituteurs dans la proximité géographique de mes grands-parents paternels, éleveurs de vaches et de chevaux.

            Le parcours politique de Chevènement fut époustouflant. Il fut l’un des fondateurs du Cérès dont l’ambition était de faire de la France une nation socialiste. Il adhéra avec son ami Motchane au Parti Socialiste, et rejoignit rapidement le Bureau  Exécutif de ce parti.

            Il  insuffla à ce parti un courant de type révolutionnaire, milita pour un Programme commun de gauche avec le Parti Communiste, qui était alors aux ordres de Moscou, alors aussi que les chars russes étaient à quelques centaines de kilomètres de Belfort, terre d’élection du personnage.

            Le Programme Commun était une folie coûteuse que Mitterrand, élu en 1981, commença à mettre en musique, une sorte de bureaucratie étatique sans lendemain, avant d’y renoncer. Ce n’était pas la première fois que Mitterrand pratiquait le renoncement politique..

            Aux yeux d’un vieil observateur de la vie politique française, l’alliance PS PC mettait en danger l’indépendance de notre pays.

La même gauche a réussi à tirer un cordon sanitaire de protection contre le Rassemblement National, un parti qui, sauf erreur, n’est pas affilié à un parti étranger. 

            Sur un sujet sensible comme celui-là,  Chevènement pourrait être un bon conseiller du monde politique.

            Revenons à Chevènement, et à nos moutons, ou plutôt à nos vaches, compte tenu de nos origines géographiques communes.

Il est difficile de dire que sa longue présence à Belfort a laissé un héritage positif à la ville dont il occupa longtemps (ses quartiers sensibles), et sauf erreur,  un logement HLM, tout en bénéficiant d’un « confortable duplex en plein cœur du Quartier Latin, loué à un prix très social par la Régie Immobilière de la Ville de Paris ».

Le Canard Enchainé vient de publier un petit écho dans son numéro du 15/03/2023 : « La capitulation de Chevènement »

« Il aura tenu près de quarante ans avant de plier bagage… »

            C’est quand même beau le socialisme incarné par un de ses modèles !

            Dans les hautes terres du Jura Suisse ou Français, on témoignait historiquement d’un tout autre sens de l’honneur !

            Macron a honoré un tel  sacrifice pour le bien de la patrie en lui décernant l’insigne de Commandeur de la Légion d’Honneur fêté à l’Elysée par le puissant establishment parisien, toujours aux commandes, et quoiqu’on en dise, de notre vieille République.

Jean Pierre Renaud