Région Ile de France, Paris, Départements, Métropole, communes, ou la démocratie du millefeuille bureaucratique !

Comme dans les années 60, il faut à nouveau tout changer, car la France a changé, notamment avec l’explosion des réseaux sociaux.

Dernier exemple, la Ville de Paris avec la Présidentielle 2022.

Le Déni démocratique de Mme Hidalgo

Cette dernière, n’aurait jamais pu être candidate sans le soutien de l’Histoire de France, alors que la dernière présidentielle ne lui a laissé que quelques milliers de voix parisiennes.

 Elle continue, comme si de rien n’était, à remplir son mandat des JO  Paris 2024 !

Depuis cette dernière consultation, les délibérations de l’équipe Hidalgo sont frappées d’un excès de pouvoir, quoiqu’on puisse en dire !

Les législatives 2022 sont lancées. Francis Szpiner, Maire du seizième,  propose d’engager « la réforme du statut de Paris ».

Pour avoir animé les réformes de  Décentralisation des années 1970, et constaté, au fil des années l’ankylose des compétences, il faut remettre sur le chantier l’ensemble des compétences.

Les institutions municipales sont issues d’un montage politique institutionnel imaginé pour brider les pouvoirs d’une nouvelle municipalité dont on pouvait craindre telle dérive dont fut fertile la longue histoire des relations entre le pouvoir local et l’Etat  Central.

                            Jean Pierre Renaud  Tous droits réservés

Les Colonnes du Temple Républicain ébranlées !

Les traitres mis sur le Pavois de l’Elysée !

       Dès son élection en 2017, le Prince a sérieusement ébranlé les Colonnes du Temple Républicain, les Partis Politiques, le Parlement, les Corps Intermédiaires… en multipliant les coups tactiques ou stratégiques pour affaiblir adversaires et renforcer alliés…

       Dès son élection, le Prince a ignoré les Partis existants,  préférant traitrises et double-jeux, tirages au sort, au lieu de tenter de mettre en œuvre des alliances démocratiques.

       Résultat : un parti présidentiel qui change au goût du Prince, une République Volatile de type anglo-saxon.

       Pourquoi ne pas recommander aux nombreux inventeurs de jeux de société de mettre sur le marché le Monopoly du Nouveau Marché Politique ?

       Jean Pierre et Marie Christine Renaud

                  Tous droits réservés

L’historien Pap Ndiaye nommé ministre de l’Education et de la Jeunesse

            En 2011, ma curiosité et mes recherches sur le colonial et le postcolonial m’ont incité à prendre connaissance de deux textes intéressants rédigés par le nouveau ministre et à les commenter :

            Le premier le 6 mars 2011 dans le Monde Magazine du 5/02/2011 intitulé « L’identité se décline au pluriel »

            Le deuxième, à la date du 16/05/2011, le livre «  La Condition Noire » édité en 2008.

Comment faire mieux connaissance ?

Au-delà des problématiques de la diversité, récemment, celle élitiste de l’Opéra …

&

Le Monde Magazine du 5 février 2011

En page de couverture :

« En finir avec la peur de l’autre

La leçon de l’historien PAP NDIAYE »

L’interview des pages 23 à 29

« L’identité se décline au pluriel »

Propos recueillis par Frédérick Joignot

Le discours national-populiste qui fait de l’étranger une menace trouve un nouvel écho en France et en Europe. Face à la remise en cause du multiculturalisme, l’historien Pap Ndiaye rappelle qu’il existe une manière de vivre ensemble sans verser dans le communautarisme : la république »

Question prélable :  histoire ou politique ?

S’agit-il dans le cas d’espèce de la leçon d’un historien formé à cette discipline par l’université et l’école normale supérieure de Saint Cloud?

Et dans un tel cas, des règles de rigueur que s’imposent nos universitaires pour écrire l’histoire ? Car l’interview donne l’occasion de poser, semble-t-il des questions qui ne s’inscrivent pas, précisément, dans notre histoire.

Car comme l’indique le titre, l’interview est effectuée dans la cible du « discours national-populiste », alors que le « nouvel écho » qu’il trouve en France, en tout cas, s’explique par un certain nombre de facteurs, évoqués par le texte, mais qui méritent quelquefois d’être éclairés ou commentés, parce qu’ils feignent d’ignorer précisément ces facteurs, qui pourraient être qualifiés de « faits » par un historien, et les réactions du peuple français, face à ces « faits ».

M.Joignot cadre l’interview (page 24) : « ambiance délétère de défiance envers les étrangers », « une extrême droite islamophobe progresse dans toute l’Europe » et l’historien de souligner, de son côté, « l’essor de formations national-populistes qui ne se réclament pas idéologiquement du racisme, mais font de la dénonciation véhémente de l’Autre, souvent musulman et non-blanc, leur ligne de politique principale. »

            Et de remarquer que ce courant de pensée a annexé une partie des valeurs républicaines rattachées à la laïcité ou aux droits des femmes.

Il convient donc de s’attacher aux points clés de la réflexion que propose M.Ndiaye, l’immigration, l’identité française, la laïcité, en tentant de savoir si ces réflexions font effectivement partie de la leçon d’un historien.

            Premier sujet, l’immigration – M.Ndiaye évoque rapidement les problèmes nés de l’immigration, et répond à la question-constat de M.Joignot :

« Le vieux thème de l’invasion revient aussi. On parle de réfugiés climatiques et politiques se pressant bientôt à nos frontières…(le journaliste aurait pu ajouter l’adjectif familiaux dans le cas de la France)

M.Diaye y répond en citant des études de l’ONU d’après lesquelles les mouvements migratoires seraient beaucoup moins importants qu’on ne croit (page 25)

Il précise que d’après l’ONU : « L’Europe n’est pas menacée d’invasion » (page 25) et note que « Cette rhétorique de l’invasion, une constante de l’extrême droite, trouve un nouvel élan. »

Il parait tout de même difficile de citer les études de l’ONU pour accréditer ce type de discours, car les statistiques démographiques françaises montrent clairement que la population étrangère et d’origine étrangère a progressé dans notre pays au cours des vingt dernières années.

Le Monde du 5 mai 2010 faisait état d’une population étrangère de 6,5 millions d’habitants, mais tous les spécialistes savent que plusieurs facteurs ont modifié en profondeur la structure démographique de la France, avec notamment le mouvement des naissances, des mariages, et des naturalisations.

Qui plus est, ces études montrant que « De 1968 à 2005, la proportion de jeunes d’origine étrangère (au moins un parent immigré) est passée de 11,5% à18,1% en 2005 », mais ce que relève de plus significatif la démographe Tribalat, dans le livre « Les Yeux grands fermés », chapitre 5 : « immigration, territoires et voisinages : mesure et résultats », c’est la concentration de ce type de population dans certains départements ou villes.

L’historien lui-même le note d’ailleurs :

«  Sans nier les problèmes de coexistence dans certains quartiers, ce discours répète à l’envi qu’une partie de la population relèverait de cultures en opposition radicale, ou en tension forte avec la culture nationale, elle-même fragilisée par la mondialisation

Le discours national-populiste qui fait de l’étranger une menace trouve un nouvel écho en France et en Europe. Face à la remise en cause du multiculturalisme, l’historien Pap Ndiaye rappelle qu’il existe une manière de vivre ensemble sans verser dans le communautarisme : la république »

M.Joignot cadre l’interview (page 24) : « ambiance délétère de défiance envers les étrangers », « une extrême droite islamophobe progresse dans toute l’Europe » et l’historien de souligner, de son côté, « l’essor de formations national-populistes qui ne se réclament pas idéologiquement du racisme, mais font de la dénonciation véhémente de l’Autre, souvent musulman et non-blanc, leur ligne de politique principale. »

            Et de remarquer que ce courant de pensée a annexé une partie des valeurs républicaines rattachées à la laïcité ou aux droits des femmes.

Il convient donc de s’attacher aux points clés de la réflexion que propose M.Ndiaye, l’immigration, l’identité française, la laïcité, en tentant de savoir si ces réflexions font effectivement partie de la leçon d’un historien.

            Premier sujet, l’immigration – M.Ndiaye évoque rapidement les problèmes nés de l’immigration, et répond à la question-constat de M.Joignot :

« Le vieux thème de l’invasion revient aussi. On parle de réfugiés climatiques et politiques se pressant bientôt à nos frontières…(le journaliste aurait pu ajouter l’adjectif familiaux dans le cas de la France)

M.Diaye y répond en citant des études de l’ONU d’après lesquelles les mouvements migratoires seraient beaucoup moins importants qu’on ne croit (page 25)

Il précise que d’après l’ONU : « L’Europe n’est pas menacée d’invasion » (page 25) et note que « Cette rhétorique de l’invasion, une constante de l’extrême droite, trouve un nouvel élan. »

Il parait tout de même difficile de citer les études de l’ONU pour accréditer ce type de discours, car les statistiques démographiques françaises montrent clairement que la population étrangère et d’origine étrangère a progressé dans notre pays au cours des vingt dernières années.

L’historien lui-même le note d’ailleurs :

«  Sans nier les problèmes de coexistence dans certains quartiers, ce discours répète à l’envi qu’une partie de la population relèverait de cultures en opposition radicale, ou en tension forte avec la culture nationale, elle-même fragilisée par la mondialisation et incapable d’absorber des flux hétérogènes. » (page 26)

Un phénomène ou « fait » que M.Bronner a fort bien décrit dans son livre sur les ghettos.

            Alors vraie ou fausse « invasion » ? Journalistes, élus et chercheurs auraient tort de ne pas voir le problème en face, et peut-être encore moins un historien habitué à la dialectique de l’interprétation des faits, et tout autant des chiffres que des lettres.

Pourquoi ne pas le dire, ce sentiment d’invasion existe chez un certain nombre de nos concitoyens, car ils le ressentent ainsi dans leur quartier ou dans leur ville. Il suffit d’interroger des habitants de ces quartiers ou villes qui ont été le plus bouleversés par ces mouvements de la population, pour s’en convaincre. Et les journalistes ainsi que les Français d’origine immigrée, de bonne foi, sont les premiers à faire ce constat.

Alors, serait Front National le citoyen capable d’ouvrir encore yeux et oreilles, pour estimer, qu’à ce rythme-là, la République ne sera effectivement plus chez elle, pour autant qu’elle le soit encore dans certains de nos quartiers les plus sensibles !

Il est évident que ces mouvements démographiques ont affecté la France, modifié en profondeur sa structure culturelle, en tout cas dans certains quartiers et  villes, et  conduit un certain nombre de citoyens, beaucoup plus important qu’on ne dit ou qu’on ne croit, à éprouver un sentiment réel d’«invasion. »

Deuxième sujet, l’identité française :

            M.Ndiaye répond à la question-constat de M.Joignot ?

            « Une des constantes des discours de la droite classique comme de la nouvelle droite consiste à présenter l’Autre comme menaçant l’identité française. »

Réponse : «  Sans nier les problèmes de coexistence dans certains quartiers, ce discours répète à l’envi qu’une partie de la population relèverait de cultures en opposition radicale, ou en tension forte avec la culture nationale, elle-même fragilisée par la mondialisation et incapable d’absorber des flux hétérogènes. » (page 26)

Une telle vision suppose un bloc français homogène, un « nous » bien circonscrit. Or depuis longtemps, les historiens et les anthropologues ont montré à quel point l’identité française s’est déclinée au pluriel. Elle ne se pense pas en termes d’essence, mais de relation intersubjective. Surtout, elle a servi de point de d’appui idéologique à une politique bien réelle de stigmatisation des immigrés et de leurs descendants: rafles de sans- papiers, contrôles au faciès, etc »

Identité au pluriel, pourquoi pas ? Mais si vous interrogez les Français, vous constaterez que l’immense majorité d’entre eux se reconnaissent dans leurs villages ou leurs villes, leurs mairies, leurs écoles publiques, leurs églises et leurs temples, et avant tout, dans un milieu de vie, fait de libertés individuelles et collectives, de démocratie, d’école publique (il y a un peu plus d’un siècle), et conquête récente (1945), d’égalité entre les sexes.

Il est donc difficile d’ignorer que notre identité plurielle baigne dans ce tissu national interstitiel, civil, politique, et culturel, plus résistant qu’il ne semble, et qui peut surprendre ceux que l’historien dénomme « les Français dubitables ».

Mais avant d’en terminer sur ce deuxième sujet, ne conviendrait-il pas d’être tout de même surpris de voir certains intellectuels et chercheurs plaider, à toute occasion, la reconnaissance d’identités perdues ou en péril sur notre planète, et en même temps faire facilement litière de l’identité de la France ou d’autres peuples !

Troisième sujet : la laïcité

Et ce dernier sujet est ultra-sensible pour un Français qui connait l’histoire de son pays, les guerres de religion qui ont ensanglanté, pendant des siècles, beaucoup de ses provinces, et les dernières querelles qui ont entouré le vote de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.

Nombreuses sont sans doute les familles françaises du sud, de l’est, et de l’ouest, dont l’histoire a renfermé, au pire le souvenir des guerres de religion, et au mieux, des souvenirs de querelles religieuses violentes et tenaces à la fin du dix-neuvième siècle, dont certaines durent peut-être encore.

Alors de grâce, que de bonnes âmes ne nous disent pas aujourd’hui, tel M.Ndiaye  que « le principe de laïcité est dévoyé en politique d’intolérance religieuse. Or la laïcité n’est pas l’intolérance…. Il existe celle militante, agressive, qui s’est manifestée en 1905…L’autre laïcité, plus ouverte, et tolérante, accepte l’existence de lieux de culte pour toutes les religions, admet que certains espaces publics puissent être temporairement occupés par des pratiques religieuses.

C’est cette attitude que l’on observe majoritairement vis-à-vis du catholicisme pour les processions, les Journées mondiales de la jeunesse chrétienne, la venue du pape, etc. La laïcité tolérante n’exige pas la disparition radicale du fait religieux dans l’espace public ; elle commande la neutralité de l’Etat à l’égard des religions et la laïcité de l’école républicaine. » (page 27)

Un simple mot : voire !

Il est possible de dire et d’écrire n’importe quoi, mais comment prendre comme élément de raisonnement, dans le cas particulier, des pratiques religieuses enracinées dans nos provinces, et encadrées par la loi de 1905, un argument en faveur de la promotion du « fait religieux dans l’espace public », alors que l’historien ne précise pas la nature du « fait religieux » en question ?

Pour résumer mon opinion personnelle, je dirais volontiers : « Ne touche pas à la laïcité française ! », parce qu’elle a été, et continue à l’être, le gage d’une paix civile et religieuse durement gagnée au cours des siècles !

Et gare aux nouvelles guerres de religion !

Jean Pierre Renaud Tous droits réservés

Les caractères gras sont de ma responsabilité.

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« La condition noire »

Le livre de M.Pap Ndiaye

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Lecture critique

Visible ou invisible ?

La faute des autres ?

            Les lecteurs de ce blog ont pu prendre connaissance de mon analyse critique des propos de M.Ndiaye, historien,  à l’occasion de sa longue interview, par M.Joignot dans le Monde Magazine du 5 février 2011 (voir blog du 6 mars 2011)    )

            Afin de mieux interpréter  le discours de l’historien, je me suis donc imposé la lecture de son livre intitulé  « La condition noire », dont le contenu est au demeurant intéressant, et utile au citoyen qui a l’ambition de mieux comprendre l’état d’esprit des membres des minorités « visibles » ou « invisibles ». Cette distinction pose déjà problème : comment résoudre cette contradiction, ou ce « paradoxe minoritaire » selon l’expression utilisée par l’auteur, c’est-à-dire une proposition à la fois vraie et fausse, ou contraire à l’opinion commune ?

            On voudrait en effet qu’elles aient une visibilité politique, en même temps qu’une invisibilité sociale, non discriminée, telle que d’ailleurs décrite dans ce livre.

            L’ouvrage s’attache à traiter successivement les thèmes ci-après : le fait d’être noir, les gens de couleur, l’histoire de ces minorités, les tirailleurs et les sauvageons, penser les discriminations raciales.

            Tout est intéressant dans ce livre, étant donné qu’il nous livre une analyse, un regard, un témoignage sur « la condition » qui serait celle des noirs en France, et il pose donc des questions, car il est tout autant un plaidoyer.

            A noter en ce qui me concerne, une hésitation certaine à utiliser des références américaines, comme le fait l’auteur, alors que la ségrégation y existait encore récemment, et que les flux migratoires massifs venus d’Afrique sont également récents !

            Pourquoi vouloir ignorer que dans nos provinces la plupart des citoyens n’avaient, il y a environ trente ans, quasiment aucun contact avec des Noirs ?

            Une première interrogation relative aux chiffres cités : l’historien rencontre un obstacle inévitable, celui de la statistique des minorités visibles, étant donné l’interdiction qui est faite, en France, de procéder à des recensements qui tiendraient compte de critères d’origine ethnique.

            Il cite un sondage TNS- Sofres/Cran effectué en 2007  (et non une statistique) qui évaluerait ce type de population à 3,86 % de la population française, soit de l’ordre du 1,87 million d’habitants (page 58), une évaluation intéressante, car elle situe d’entrée de jeu les limites des enjeux proposés à la fois par la question des discriminations et par celle de la représentation politique des minorités visibles.

            L’historien donne un certain nombre de chiffres intéressants, mais qui ne dépassent pas, sauf erreur, l’année 1981, alors que chacun sait que les flux de migration ont surtout marqué les années 1990-2009.

            Ce livre évoque d’ailleurs longuement le thème des  « grandes migrations », mais sans chiffres, alors que, sur ce terrain, il existe une assez grande abondance de statistiques des flux migratoires.

C’est bien dommage, étant donné que la bonne compréhension des problèmes d’immigration, d’intégration, d’acculturation à la française, largement traités dans cet ouvrage, sont nés généralement à la suite de ces grandes migrations, trop concentrées sur le plan géographique.

Donnons acte toutefois à l’auteur du constat qu’il fait quant à la nécessité d’obtenir des statistiques liées à l’origine de la population si l’on veut évaluer sérieusement la discrimination par rapport à son poids démographique.

L’auteur reconnait en effet «  l’utilité de la mesure statistique des discriminations » (page 278).

Comment en effet opérer une telle mesure, établir une véritable comparaison, sans mesurer cette discrimination par rapport à la population concernée ?

Visibilité ou invisibilité des Noirs ?

Sauf erreur, le livre n’a pas démontré que les 4% arrondis, et cités plus haut, de population française noire ne trouvaient pas la place qui leur revenait dans nos institutions ou dans la société.

Comment d’ailleurs concilier cette contradiction à vouloir obtenir une visibilité politique en même temps qu’une invisibilité sociale ?

L’auteur parle de « paradoxe minoritaire »

L’auteur écrit : « voulant être invisibles du point de vue de notre vie sociale… Mais nous voulons être visibles du point de vue de nos identités culturelles noires, de nos apports précieux à la société et à la culture française. » (page 361)

L’auteur écrit : «  L’invisibilité noire commença avec la décolonisation » (page 331), et je ne partage pas du tout cette appréciation, pourquoi ?

Est-il possible de dire qu’historiquement les Noirs étaient visibles du temps des colonies, alors que l’histoire que nous raconte l’auteur montre qu’effectivement ils étaient peu nombreux avant les grandes migrations dont il fait état ?

Faudrait-il alors faire référence à un soi-disant imaginaire colonial qui aurait imprégné la mentalité des Français et les aurait mis en familiarité avec les noirs ?

Cela aurait à mon avis peu de sens !

Il est évident que le facteur qui fonde la relation actuelle entre blancs et noirs en France est l’immigration régulière ou non d’une minorité noire importante, avec pour conséquence, l’élaboration de nouveaux rapports sociaux inconnus de beaucoup de Français.

En résumé, si l’analyse est souvent intéressante et utile, il semble qu’elle pêche par trois biais :

  • Une mise en perspective historique insuffisante par rapport aux flux migratoires de la fin du XX° siècle et du début du XXI° siècle,
  • La croyance d’après laquelle discriminations, stéréotypes, et éventuellement racisme, ne seraient que le fait des blancs, alors que ces phénomènes existent partout dans le monde : ni discrimination, ni racisme dans les vallées du Sénégal ou du Niger ? Naturellement tout racisme est à proscrire, mais malheureusement, il n’est pas le privilège des blancs, Français ou pas !
  • Un discours qui manque d’élan positif, car c’est toujours la faute des blancs, la faute des autres !

Et je serais tenté de dire, pourquoi au lieu de toujours se plaindre, les Noirs n’auraient pas autant de raisons que les blancs d’être fiers de leur couleur ? Et d’assumer toutes leurs responsabilités de citoyens en France, quand ils le sont !

Pourquoi ne pas les inviter à reprendre l’expression célèbre d’Obama « Yes, you can ! », au lieu de dire toujours « c’est la faute des autres », c’est-à-dire des blancs ?

               Jean Pierre Renaud     Tous droits réservés

Le Périphérique

Avec Hidalgo et  son équipe de Touche à Tout

Re Belotte des Perdants

Une équipe politique représentative de quelques pour cents…

Abus de pouvoir de la Ville avec « Silence On Tourne » des Préfets !!!

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« A Paris, le « périph » de la discorde »

Le Figaro du 10/11/2021 (page 12)

Une polémique Hidalgo, une de plus !

            L’équipe politique d’Hidalgo vient de lancer une nouvelle polémique en « privatisant » d’une certaine façon le boulevard périphérique, avec le projet de neutralisation d’une des voies de circulation, toujours dans l’esprit des ayatollahs verts qui gouvernent certaines de nos cités.

Il y a un problème juridique de compétence, car le périphérique fait partie du domaine public de la capitale, depuis les années 1960, à la suite des grandes réformes du général de Gaulle, avec la création du District de Paris, puis de la Région qui lui a succédé, et la création des nouveaux départements de banlieue, Val de Marne, Hauts de Seine, Seine Saint Denis, Essonne et Val d’Oise. Le District est à l’origine du périphérique, en exécution d’un plan de voies rapides desservant la capitale et sa banlieue. La Ville de Paris fut appelée à financer les travaux aux côtés du District et de l’Etat.

Le périphérique est frappé depuis l’origine d’une servitude d’ « intérêt collectif » au service de tous les usagers  qui l’utilisent, notamment ceux de la banlieue.

Il s’agit donc une fois de plus, comme pour la voie sur berge, d’un abus de pouvoir de la part de la municipalité actuelle qui mérite donc d’être sanctionné par le juge administratif, avec des représentants de l’État qui laissent faire de peur d’être accusés de porter atteinte aux libertés locales.

Jean Pierre Renaud         Tous droits réservés

Une Offre politique nouvelle ?

Un nouveau cap ? La pochette surprise ?

Dans une France fracturée ?

Nous le verrons rapidement en dépit du brouhaha des réseaux sociaux prêts à tout pour exister !

Au risque de voir le quinquennat « Renaissance » se limiter à un tableau de la Renaissance !

Ou se limiter au fond de tableau de la Foire du Trône avec la Grande Roue de la Dette qui tourne!

Une gestion politique algorithmique made in Macron ne suffira pas !

Les maladies qui font crever notre pays :

  1. L’oubli ou le refus du mot « Servir », au service du bien commun !
  2.  Le choix du « Repos » Social Indemnisé au lieu du « Travail » !
  3. -Les Fractures de la nation :
  1. Les Quartiers Périphériques à profils communautaires !
  2.  La France des Territoires pauvres face aux Métropoles riches !
  3. La fracture infranchissable du numérique, – sans solution- entre les citoyens immergés dans le numérique et les autres !
  4.  Un système public hospitalier français à bout de souffle ! Les déserts médicaux !
  5.  Face au Réchauffement Climatique l’Ecologie Com’, l’Ecologie des « Piollinades du Jour » au lieu de l’Ecologie citoyenne !

Jean Pierre Renaud    Tous droits réservés

La Manipulation politique des élections

Par la « grâce » de Mitterrand en 1986, avec une dose de proportionnelle.

L’ancien Président a introduit le « loup » dans la « bergerie » parlementaire, et le coup porte toujours.

A l’heure actuelle, le parti socialiste ne compte plus, faute de s’être embourbé dans le tout « sociétal », en faisant l’impasse sur la vie économique, le monde de l’entreprise.

Pourquoi la ou les droites continuent à se faire piéger ?

Le Parti Socialiste de Mitterrand n’avait pas hésité à s’allier dans les années 1970 au Parti Communiste, alors qu’il s’agissait d’un parti de l’Etranger et que l’Union Soviétique n’avait sombré qu’en 1989.

Le piège a continué à fonctionner avec Macron en 2017, et en 2022, alors que le Rassemblement National avait beau continuer à exprimer des positions d’extrême droite, il rivalisait avec celles d’extrême gauche.

Le Front National, devenu Rassemblement National, n’a pas réussi à s’adapter à la situation française, pas plus que le mouvement récent de Zemmour.

Pour que les droites sortent du piège, il est nécessaire qu’elles adoptent une stratégie différente, celle du soutien d’autres formations politiques de droite en mesure d’exercer le pouvoir, c’est-à-dire des votes sans participation au pouvoir.

Ce ne serait pas la première fois dans notre histoire politique.

Il est tout de même paradoxal de voir le piège Mitterrand toujours fonctionner dans d’autres situations politiques, alors qu’il soulevait, dans les années 1970 de tous autres enjeux de pouvoir, beaucoup plus graves !

Jean Pierre Renaud     Tous droits réservés

« Dette, déficit : la Banque de France sonne l’alarme »

Le Figaro Economie 11 mai 2022

« … Car selon l’institution, une hausse de 1% des taux d’intérêt coûtera, à long terme, 40 milliards par an aux caisses de  l’Etat…)

            Mon doctorat de sciences économiques est bien loin, mais cela fait des années que je prête une grande attention à la situation de nos finances publiques et à notre situation économique et financière : à plusieurs reprises, j’ai souligné le danger « vital » que constituait notre intoxication aux emprunts internationaux, quel que soit le talent des gestionnaires.

            Je me pose bien sûr la question, sans être le seul, du rôle qu’a joué la Banque de France dans cette dégradation, en fermant les yeux, notamment en période électorale, avec des « chèques » sans provision…

            Je me pose la même question sur le « bitcoin », un sujet que le Gouverneur de la Banque de France semble minimiser, comme s’il pouvait « apprivoiser » une mauvaise monnaie qui chasse la bonne, voir Gresham…

La France continue à emprunter  des chemins dangereux et mortels.

            A quoi peuvent bien servir les banques centrales de l’Union ?

            Jean Pierre Renaud      Tous droits réservés

Cultures étrangères

Tenter de les comprendre

Lectures récentes

« Les dames de Kimoto »

Sawako Aryoshi

L’héroïne de ce roman, Hana, nous fait partager sa destinée, depuis son enfance avec une grand-mère avec laquelle elle entretenait des relations fusionnelles, ses propres enfants et ses petits-enfants.

Nous sommes projetés dans la culture japonaise et dans les coutumes et mœurs, les cultes, les interdits, la condition des femmes au cours de la première moitié du XXème siècle.

Le roman nous fait partager la vie concrète de cette famille japonaise, le type de relations qu’elle entretenait dans son milieu familial et dans le milieu de vie sociale d’une localité d’une vallée japonaise.

Enfin, tout au long de ce parcours familial, nous faisons connaissance avec les grands événements qui ont jalonné la vie du Japon, depuis la guerre russo-japonaise du début du siècle, jusqu’à la deuxième guerre mondiale avec les bombes atomiques, les famines, et la misère.

On comprend mieux la force de la vie insulaire avec une très forte armature de coutumes collectives, une forme d’isolationnisme qui nous surprend toujours.

Tout au long de mes expériences de vie avec les cultures étrangères, de mes nombreuses lectures et recherches, j’ai toujours été frappé par la méconnaissance des cultures étrangères dans les analyses qui étaient le plus souvent proposées.

Jean Pierre Renaud