« Charles de Foucauld : la canonisation d’un aventurier de la foi »

Le Figaro samedi 14 dimanche 15 mai 2022

« Un siècle après sa mort violente, le religieux français va être canonisé ce dimanche par le pape François, au cours d’une cérémonie place Saint Pierre de Rome, où une foule est attendue. Peu de saints français connaissent un tel rayonnement mondial. »

            L’ancien officier Saharien devenu ermite chrétien à Tamanrasset, ami des Touaregs, a été assassiné en 1916.

            Charles de Foucault fut un modèle de l’abandon à Dieu et au service des pauvres du Sahara et d’Algérie.

            Comment ne pas rapprocher l’assassinat de Charles de Foucauld de  l’assassinat des moines de Tibhirine en Algérie, en 1996 ?

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Nous vivons une période tumultueuse qui a tendance à mettre au pinacle les « salauds » et les « pourris de fric », et non les citoyens prêts à servir leur prochain.

La canonisation de Charles de Foucauld nous rappelle que de nombreux  militaires, administrateurs, médecins, prêtres, ou simples citoyens, ont voué leur vie au service du bien commun des peuples d’Asie et d’Afrique.

La France du Jour ferait bien de se rappeler que, sans retour de nombreux responsables à cette exigence de service public, il sera de plus en plus difficile d’assurer la paix civile et le bien commun.

Jean Pierre Renaud      Tous droits réservés

Un beau cadeau de Noël !!!

La Propagande Postcoloniale

Blanchard and Co

« Colonisation & Propagande »

( Le Cherche Midi 2022)

Le produit d’une histoire subversive qui, en dehors de tout contexte historique, a pour but d’embobiner l’opinion publique.

Une contribution idéologique au « mal français » du jour

« Pleure oh mon pays bien aimé ! »

Les Français et les Françaises découvrent de nos jours qu’ils étaient coloniaux sans le savoir !

Si vous avez les yeux ouverts, consultez l’ensemble des chroniques critiques des « œuvres » Blanchard sur le blog  eh-tique-media-tique@over-blog.com!

Notamment la publication du chapitre 7« La propagande coloniale » du livre « Supercherie coloniale » (2008)

Jean Pierre Renaud

2023, la France au Niger…

La France paie le Prix

d’une Histoire Postcoloniale « Pénitente » !

Quand les Présidents, Hollande et Macron, engagent nos troupes au Mali, au Burkina Fasso, ou au Niger, sans veiller à développer une stratégie de guerre informationnelle, de contre-propagande, de « guerre mémorielle » (lire François Heisbourg) adaptée à la psychologie collective africaine…

            Quand la France préfère le cocorico, au lieu de mettre en œuvre une stratégie indirecte de soutien à des partenaires de confiance, s’il y en a encore…

            Quand, faute d’avoir la chance d’avoir un minimum de connaissances sur les cultures et les religions de l’Afrique de l’Ouest, mais surtout sur l’histoire coloniale de ces régions, on accorde sa confiance aux historiens postcoloniaux  « pénitents »…

            La France aurait eu « une culture coloniale » dans les années 1871- 1939 ?

C’est faux, sans fondement scientifique, pas plus notre peuple que la plus grande partie de notre élite politique.

            Notre peuple laissait faire, comme aujourd’hui.

            Aux dires d’un brillant historien de l’Algérie, né dans une famille atteinte du syndrome des « raisins verts », la France devrait emprunter un chemin de réconciliation, non pas avec l’Algérie, mais avec la dictature du FLN qui règne dans ce pays depuis les accords d’Evian de 1962 ?

            La France n’a pas besoin d’entrer dans le jeu mortifère des historiens « repentants » !

            A lire, à voir, ou à entendre tout ce que l’on raconte sur ces guerres du Sahel, nos adversaires n’ont qu’à piocher dans le magot des historiens « pénitents »  pour nourrir leur propagande, ou encore dans certaines déclarations d’un Président candidat, qui, en 2016, débarqua à Alger en déclarant que « la colonisation était un crime contre l’humanité. »

            Enfin et pour en consoler quelques-uns, vous avez sans doute remarqué que dans les grands rassemblements manipulés de Niamey, et dans ce Niger musulman, on n’y voyait aucune femme…

                                     Jean Pierre Renaud        Tous droits réservés

« Algérie »

« L’aveuglement de Macron »

Le Figaro Magazine 21/04/23, page 45

Charles Jaigu

                        A maintes reprises, j’ai traité de l’actualité algérienne et de la guerre d’Algérie (1954-1962) : la dictature FLN  étant toujours au pouvoir depuis plus de 60 ans, ma conclusion se résumait au slogan « Vive l’Indépendance de  la France ! »  

             Les relations internationales que la France entretient avec ce pays sont incompréhensibles et font de notre pays une « maison de passe » pour l’immigration algérienne en vertu d’un accord international obsolète datant de 1968.

Et pendant ce temps-là les officiels algériens s’adonnent à la même ritournelle sur la France « coloniale », oublient les années noires des années 1990, et continuent un double-jeu qui permet d’offrir à leur jeunesse la soupape de l’émigration vers la France.

            Charles Jaigu nous propose une chronique qui illustre clairement les enjeux de ce dossier sensible et l’aveuglement des gouvernements qui se sont succédés, avec le cas très particulier d’un Macron toujours en quête de faits d’éclat, alors que les Français et les Françaises se foutent complètement de ces fausses querelles de mémoire…

            Le journaliste cite un exemple du double jeu algérien, avec un acteur tout à fait représentatif de ce milieu corrompu, un des conseillers de Tebboune, un exemple qui s’est répété au fur et à mesure des années, aujourd’hui au sujet de la visite programmée, puis décalée, du Président FLN actuel de l’Algérie :

            « C’est M. Boualem Boualem, le conseiller juridique du président Tebboune, qui a été à l’origine de cette campagne antifrançaise. Cela ne l’a pas empêché dans la grande tradition de se faire hospitaliser quelques semaines plus tard … en France où il se trouve actuellement, nous confie un diplomate. Alger  ne croit qu’au rapport de force, ils ont été formés par les soviétiques, et ils continuent de commercer avec Poutine. » (page 48)

            Est-ce qu’enfin la France ne mériterait-elle pas un gouvernement qui mette ce dossier cartes sur table, que nos médias communiquent sur les richesses, les biens qu’une partie de la nomenclature FLN accumule chez nous ?

            En tout cas, pas de FLN sur les Champs Elysées !

                     Jean Pierre Renaud                    

PS : Il y a quelques semaines j’avais publié une petite chronique intitulée « Le Corbeau et le Renard » qui faisait référence au rôle de Stora sur les mémoires, avec le fromage des migrations.

Hommage à la liberté de la Russie !

Avec l’opposant russe Kara-Mourza !

Le Figaro du 18 avril 2023, page 5, Alain Barluet

« Condamnation stalinienne de l’opposant russe Kara-Mourza »

« L’une des dernières personnalités critiques du Kremlin à n’être pas déjà incarcérées ou en exil écope de 25 ans de prison »

Un extrait :

« La Russie sera libre, dites-le à tout le monde », a dit Vladimir Kara-Mourza, après le verdict. La semaine dernière, à l’issue de l’impitoyable réquisitoire du juge Podoprigorov, il avait eu des mots bouleversants :

« Je sais qu’un jour viendra où les ténèbres qui recouvrent notre pays se dissiperont. Quand le noir sera appelé noir, et le blanc, blanc. Quand sera officiellement reconnu que deux fois deux font toujours quatre, quand la guerre sera appelée guerre, que l’usurpateur sera appelé l’usurpateur et quand seront désignés comme criminels ceux qui ont instigué et déclenché cette guerre, et non ceux qui ont essayé de l’arrêter. Ce jour viendra aussi inévitablement que le printemps succède à l’hiver le plus froid. »

Hommage à la liberté de l’Algérie !

Le même jour dans le Figaro et vous, page 34, Figaro-Ci… Figaro-Là :

Le FLN dans la clandestinité officielle de Macron ?

« Liberté de la presse : le Parlement européen épargne l’Algérie »

« Une résolution du Parlement européen dénonçant l’Algérie pour la condamnation à 5 ans de prison du journaliste Ihsane El Kadi devait être soumise aux eurodéputés le 20 avril. Ce texte, défendant la liberté de la presse, a été retiré  de l’agenda avec l’appui des députés macronistes de Renew, qui ont changé d’avis sur le sujet alors que le président algérien Abdelmadjid Tebboune (notre photo) est attendu en France du 2 au 5 mai. »

Tebboune le président de l’Algérie FLN viendrait donc en France du 2 au 5 mai ? L’ancien officier SAS que  je fus dans les années 1959-1960, et qui agissait pour la liberté de l’Algérie, invite ses anciens frères d’armes encore vivants  à manifester, sur nos places publiques,  contre la présence de ce Président FLN ami d’un Poutine assassin !

Jean Pierre Renaud   

« Au cœur des Ténèbres de l’Elysée »,

le titre qui a ma préférence !

« Sisyphe au Congo »

Le titre de l’éditorial de Pierre Gélie du 1er mars 2023 avec en première page du Figaro

« Macron veut   réconcilier la France avec l’Afrique »

Pourquoi cette référence au livre de Joseph Conrad «  Au cœur des ténèbres » (1925) ?

Pour la raison « capitale » que le cœur de notre sujet n’est pas  au cœur de la forêt équatoriale du Gabon, et donc la solution, mais au cœur de l’Élysée, surtout depuis l’élection de Monsieur Macron.

Pour ceux ou celles qui connaissent un peu les problèmes de l’Afrique coloniale, mais surtout de la Françafrique postcoloniale, il est tout à fait curieux d’entendre un Président débarquer au Gabon de Bongo, puis au Congo de Sessou Nguesso, surtout le Gabon, deux des anciennes colonies qui se sont illustrées  dans le financement des partis politiques français, des Chirac et des Mitterrand, en déclarant: « L’âge de la Françafrique est révolu »..

            Macron s’est placé en complet porte-à-faux de la politique française en Afrique, en se faisant élire après avoir déclaré haut et fort à Alger en 2016 que « la colonisation est un crime contre l’humanité », et en continuant depuis 2017 à faire de la Françafrique, tout en le disant ou sans le dire…

 A  s’entourer de conseillers qui militent pour une repentance, en le disant ou sans le dire, qui truquent purement et simplement notre passé colonial, à laisser filer, sans contradiction, tous les discours tendancieux sur ce passé qui aboutissent, pour le moment, espérons-le, à alimenter des courants politiques anti-français en métropole ou outre-mer.

            A titre d’exemples, – L’historien Stora, le spécialiste de l’Algérie, tend en permanence la main au FLN et défend une thèse historique sur une mémoire coloniale jamais mesurée, en confondant l’algérienne et la coloniale,

L’équipe de l’historien Blanchard s’est emparée d’un fonds de commerce d’images coloniales universitaire sans avoir démontré les effets de ces images à leur époque de diffusion, notamment dans la presse, le seul baromètre utilisable à l’époque.

            Il n’est donc pas  trop difficile pour certains africains qui traditionnellement, savent beaucoup mieux que les Français manier le verbe, en fidèles héritiers des griots , de puiser dans ces fausses richesses manipulées par des groupes de pression politiques en quête d’électeurs, à l’exemple du Président actuel.

            A la casse les œuvres et témoignages d’africains tel que le grand sage et écrivain Hampâté Ba qui reconnaissait que la colonisation avait ses ombres et ses lumières, et que les Blancs avaient aussi servi l’Afrique, enseignants, médecins, ingénieurs, religieux …

Macron débarque au Gabon dans son gros avion et oublie de saluer la mémoire d’un médecin célèbre, le docteur Schweitzer, à Lambaréné, en 1913, sur l’Ogoué, alors que sans médecine tropicale, il n’y avait pas d’avenir pour l’Afrique.

Les femmes blanches ne vinrent en Afrique que tardivement, compte tenu des maladies tropicales qui y sévissaient.

Sans une certaine colonisation positive, la démographie africaine n’aurait pas fait alors le bond colossal que l’on constate aujourd’hui, ne serait-ce qu’avec les flux migratoires venus d’Afrique.

Plutôt qu’ « au cœur des ténèbres », il faut aller au cœur de l’Elysée !

Les Présidents de la République de la Cinquième ont trop de pouvoirs et sont au cœur du problème, exorbitants encore plus depuis 2008 avec Sarkozy qui a permis à Français Hollande d’envoyer les Mirages au Mali en 2013, sans que l’Assemblée Nationale n’ait eu son mot à dire, sauf trois mois plus tard, une fois la guerre déclarée.

Imaginez qu’un de nos Présidents ou Présidentes puissent décider du feu nucléaire dans de telles conditions ? Une folie pure et simple !

Tout ça pour ça ! Comme me le confie un de mes vieux amis, ancien  diplomate en Afrique, « tout cela ne sert à rien ! »

            Ultime question, la nouvelle Françafrique de Macron ne nicherait-elle pas aujourd’hui dans l’accord du 21/12/2019 qui garantit aux pays de la CDEAO une parité de leur monnaie avec l’euro, la France étant « le garant financier de » de l’UEMOA ? La France toujours « garante financière » du Mali et du Burkina-Fasso ?

            Jean Pierre Renaud                Tous droits réservés

Annonce de publication en février 2023

Je publierai des extraits du livre « Supercherie coloniale » que j’ai publié en 2008, grâce à un petit éditeur, ancien officier méhariste reconverti en partie dans l’édition.

J’avais proposé ce livre sans succès à un important éditeur, historien.

Le livre en question démontrait l’ensemble des carences statistiques d’un trio d’historiens qui prétendaient qu’il existait dans notre pays une culture coloniale et impériale au cours des années 1870-1945.

Le chef de ce trio, Pascal Blanchard avait fait sienne une source universitaire issue d’un Colloque Savant tenu en 1993 par de nombreux universitaires sur le thème « Images et Colonies », un nombre très important d’images tirées des fonds coloniaux.

La question de fond qui était posée était celle de savoir et de prouver l’existence de cette fameuse culture coloniale, au lieu d’une autre culture, l’exotique, très française.

Comme cela sera expliqué, l’historien Blanchard a défendu en 1994 une thèse dirigée par Mme Coquery Vidrovitch, à partir de sources recueillies dans le Sud Est sur la période 1930-1945 intitulée « Nationalisme et Colonialisme » en axant sa recherche sur un petit fragment géographique et idéologique de la presse française, non représentative de la presse française de l’époque coloniale.

En clair et à mes yeux, il s’agit d’une lecture historique de manipulation politique de notre passé destinée à orienter l’opinion publique vers une version colonialiste et politique de ce sujet sensible, une  lecture au demeurant rentable à voir le ou les succès de son auteur principal, d’autant plus que ce type de sujet n’avait jamais intéressé les historiens professionnels, l’histoire coloniale étant considérée comme secondaire par les milieux universitaires, et c’est  sans doute une des raisons pour laquelle le trio en question a pu développer ses thèses, et prospérer.

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Publication de 5 chapitres du livre

Introduction

Chapitre II La Presse (page 63 à 83)

Chapitre VII La Propagande coloniale (page 173 à 209)

Chapitre VIII Le Sondage comme mesure de la culture coloniale ou impériale (page 209 à 235

Chapitre IX Le ça colonial ! L’inconscient collectif ! Freud au cœur de l’Histoire coloniale, avec l’Algérie, l’Alpha et l’Oméga de la même histoire coloniale (page 235 à 253)

Conclusions

« Critique de l’histoire coloniale impure »

«Supercherie coloniale ou rêve exotique ? » (page 253 à 285)

Jean Pierre Renaud

Relations entre la France et Algérie ?

Remarques Préalables

Les Dés Pipés !

Pour ne parler que des Français nés après 1962, date de l’Indépendance de l’Algérie, et hors les minorités des Français  d’ascendance algérienne, pieds noirs ou immigrés francisés, qui connait l’histoire de l’Algérie ? Qui connait l’histoire récente de la Guerre d’Algérie ?

Jusqu’à présent, nos gouvernements se sont bien gardés  de connaître la vérité en lançant des enquêtes sur cette réalité, qui fut celle de  la France dite coloniale, mais très majoritairement ignorante de l’histoire coloniale.

Les informations, pour ne pas  dire une propagande qui ne dit pas son nom, sont  entre les mains de minorités « intéressées » qui manipulent ce segment mémoriel.

Il est évident que les débats passionnés sur un tel sujet ne touchent qu’une minorité de Français, sauf  quand ils concernent des problèmes très sensibles comme l’immigration, sans faire de distinguo entre les pays du Maghreb ou de l’Afrique noire.

Ce sujet-là, oui, les Français le connaissent de mieux en mieux au fur et à mesure des flux d’immigration régulière ou irrégulière qui ont modifié en profondeur la physionomie de notre pays depuis les années 1980-1990.

Le vrai danger que courent les  deux partenaires que sont l’Algérie, sur une rive,  et la France, sur l’autre rive, est que les Français comprennent de mieux en mieux ce qui dépasse l’entendement, c’est-à-dire, le maintien  d’un privilège  international exorbitant en faveur de l’Algérie depuis plus de soixante ans, depuis 1962.

Pourquoi ce pays bénéficie-t-il toujours d’un  privilège de porte ouverte qui met en cause l’Indépendance de la France ?

L’Algérie a tout intérêt à conserver ce privilège historique obsolète qui fait de la France la béquille d’un État algérien toujours aussi revanchard et fragile.

Selon la fable bien connue du Corbeau et du Renard, avec le Fromage bien sûr – la France est le fromage, c’est à dire une terre d’accueil pour les excédents de population algérienne.

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                                                  Le Figaro a publié successivement, le 30 décembre 2022, une interview du Président Algérien, sous le titre « Abdelmadjid Tebboune veut ouvrir une nouvelle ère des relations franco-algériennes », et le 9 janvier 2023, une chronique de Xavier  Driencourt, ancien ambassadeur de France à Alger, sous le titre « L’Algérie s’effondre : entraînera-t-elle la France dans sa chute ? »

                                                  Deux titres qui éclairent  une fois de plus  la scène algérienne, 1) l’interview d’un Chef d’État FLN aux propos édulcorés gouvernant d’une main de fer avec l’appui d’une Armée FLN, source de tout pouvoir, 2) la chronique alarmiste, sinon catastrophiste d’un ancien ambassadeur de France à Alger.

                                                  Rappelons qu’Il y a quelques mois, la Première Ministre a débarqué à Alger avec une quinzaine de ministres, et il est tout à fait étrange que nos ministres aient observé, pour une fois, une consigne de « bouche cousue ».

                                                  L’interview Tebboune semble donner quelques indications…

                                                  A lire cet interview, « on continue comme avant », avec le même dialogue de sourds sur le fond de nos relations diplomatiques, mais toujours « portes ouvertes » à l’immigration algérienne régulière ou irrégulière, en référence aux Accords d’Évian de 1962 que l’État FLN n’a jamais respectés,  alors que le Président actuel déclare « … C’est le respect des principes… », à propos des « indésirables »… « Il y a les binationaux qui doivent être traités comme des Français… » 

                                                  Je me propose de citer 1) quelques-unes des réflexions publiques faites à l’occasion de cette interview par Monsieur Tebboune, donc « rien n’a changé ! L’Algérie continue à plumer la France…

                                                  2) un bref résumé de l’analyse proposée par Monsieur Driencourt.

                                                  3) un texte que j’avais publié sur ce blog « Mon message aux jeunes Français originaires d’Algérie :

« Vive l’indépendance de la France ! »

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L’interview Tebboune

Monsieur Tebboune est le produit politique édulcoré d’un FLN qui n’a jamais appliqué les Accords d’Évian et qui, dans l’interview du Figaro du 30 décembre 2022 déclare :

J’ai souligné quelques mots sensibles

« Le Figaro-  « Après avoir  réduit de moitié la délivrance de visas aux ressortissants algériens depuis l’automne 2021, la France vient de rétablir le flux habituel qui était d’environ 200.000 en 2019, êtes-vous satisfait ? »

Abelmadjid Tebboune  – « C’est simplement dans la logique des choses. La circulation des personnes entre nos deux pays a été réglée par les accords d’Évian en 1962, et l’accord de 1968. Il y a une spécificité algérienne, même par rapport aux autres pays maghrébins. Elle a été négociée et  il convient de la respecter… »

( 1-  L’Algérie FLN n’a jamais respecté les accords d’Évian)

  (2-  Les flux démographiques n’ont plus rien à voir avec ceux des années 1960-1970 )

« Les relations entre la France et l’Algérie ont-elles une chance, un jour, d’être plus apaisées ? »

« La France doit se libérer de son complexe de colonisateur et l’Algérie de son complexe de colonisé… Plus de  soixante ans après la guerre, il faut passer à autre chose… »

(Le pouvoir du FLN algérien ne continue à exister qu’en agitant en permanence l’épouvantail du mauvais Français colonialiste en même temps qu’assassin, la rente mémorielle de situation datant des années 60 avec le concours des minorités « repentantes » ou « intéressées » de notre pays, ou « Le Corbeau et le Renard » (voir blog et son fromage)

« Vous vous entendez bien avec le Président Macron. Avez-vous une relation suivie avec lui ?

«  Oui, nous avons une certaine complicité, je vois en lui l’incarnation d’une nouvelle génération qui peut sauver les relations entre nos deux pays »

(Une  fois de plus, la France a élu un Pigeon d’Alger…)

« Avez- vous gardé des relations avec Vladimir Poutine ?

« Je peux simplement vous dire que je vais aller en Russie prochainement. Je  n’approuve ni ne condamne l’opération russe en Ukraine… »

Une réponse tout à fait logique étant donné que Poutine incarne ce qu’a fait de mieux ou de pire dans le passé l’ancien KGB de l’URSS, bien aimé du FLN)

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L’article Driencourt

Ancien Ambassadeur de France à Alger (A deux reprises)

« L’Algérie s’effondre : entrainera-t-elle la France dans sa chute ? »

Un texte qui fait froid dans le dos !

                                                  « Cela fait maintenant  trois ans qu’en Algérie Abdelmadjid Tebboune a été élu président de la République. Trois ans et à Alger, on pose la question d’un deuxième mandat. Quel bilan de cette Présidence, quelles leçons en tirer pour la France ? Mon amitié pour l’Algérie comme mon respect pour le peuple algérien m’obligent à rappeler quelques évidences sur la réalité politique, les illusions françaises et les conséquences de celle-ci.

                                                  S’il fallait résumer brièvement et brutalement la situation, je dirais  que « L’Algérie nouvelle », selon la formule en vogue à Alger, est en train de s’effondrer sous nos yeux et qu’elle entraîne  la France dans sa chute, sans doute plus fortement et subtilement que le drame algérien n’avait fait chuter en 1958, la IVème République. …

                                                  Or tous les observateurs objectifs constatent que depuis 2020, après peut-être quelques semaines d’espoir, le régime a montré son vrai visage : celui d’un système militaire (formé, on l’oublie, aux méthodes de l’ex-URSS), brutal, tapi dans l’ombre d’un pouvoir civil, sans doute aussi affairiste  que celui qu’il a chassé, obsédé par le maintien de ses privilèges et de sa rente, indifférent aux difficultés du peuple algérien. La répression qui s’est abattue sur le pays, répression élaborée et mise en œuvre par une armée qui ne cesse de glorifier les combats contre la France, « ennemi éternel » a fini par avoir raison des espoirs mis un temps dans le Hirak pour une démocratisation du pays…

                                                  Par confort ou opportunisme, mais surtout par aveuglement, à Paris, nous fermons les yeux sur la réalité algérienne ; nous faisons mine de croire que le pouvoir algérien est légitime à défaut d’être démocratique, que le discours antifrançais est un mal nécessaire mais transitoire, que la démocratie est un apprentissage qui prend du temps.

                                                  Notre aveuglement est une erreur historique : croire à Paris qu’en allant à Alger, en cédant aux Algériens sur les dossiers qui leur sont chers, mémoire et visas, nous les gagnerons à notre cause et les amènerons vers plus de coopération est un leurre. Croire à Paris qu’en allant à Alger, en cédant aux Algériens sur les dossiers qui leur sont chers, mémoire et visas, nous les gagnerons à notre cause et les amènerons vers  plus de coopération est un leurre…

                                                  L’Algérie va mal, beaucoup plus mal que les observateurs  ou les rares journalistes autorisés le pensent ; 45 millions d’Algériens n’ont qu’une obsession : partir et fuir. Partir où, si ce n’est en France, où chaque Algérien a de la famille… »

La vraie question : pourquoi continuer à être la « béquille » de ce régime ?

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Afin de bien comprendre ma position sur nos relations avec l’Algérie, je renvoie les lecteurs sur le texte ci-dessous que j’ai publié le 19/11/2020 :

 « Mon message aux jeunes français originaires d’Algérie »

« Les Relations entre la France et l’Algérie (1962-2020) »

Mon message aux jeunes          

Vive l’Indépendance de la France !

A la suite de mon analyse critique du livre « La Question post-coloniale » d’Yves Lacoste (19/04/20, 21/09/20), et compte tenu de la place que l’auteur accordait à la Question Algérienne, je me proposais de publier le message ci-après.

Un message aux jeunes Français originaires d’Algérie… une bouteille à la mer Méditerranée …

Sous le sceau du Livre d’Ezéchiel Chapitre 18, versets 1 à 9 :

« Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d’Isaïe : Les pères ont mangé les raisins verts et les dents des enfants en ont été agacées ? »

            Il est difficile de ne pas lire le livre « La Question Post-coloniale » d’Yves Lacoste sans entendre le message permanent, le leitmotiv, que l’auteur adresse aux jeunes français d’origine algérienne : vous allez mieux comprendre pourquoi vous êtes venus chez nous, peuple colonialiste.             Pourquoi cette parabole des Raisins Verts que j’ai déjà citée dans mes chroniques sur l’histoire post-coloniale ? Parce que l’histoire post-coloniale qu’on nous sert depuis des années, sur les deux rives, est fabriquée par des parents ou grands-parents qui ont le plus souvent mangé des Raisins Verts ?

            Sur notre rive, nous sommes encore sous les ordres du groupe de pression intellectuelle et politique d’une matrice maghrébine repentante, bien qu’elle s’en défende, ou partie prenante « intéressée ».

            Pour avoir servi la France et l’Algérie pendant la guerre 1954-1962, mon expérience n’est pas celle qui est le plus racontée : j’ai eu pour  garde du corps un type formidable, un ancien fel ; nous respections les fels que nous combattions, et l’armée que nous servions n’était pas « colonialiste », car nous étions tous engagés, armée du contingent et armée de métier, dans la transformation démocratique du pays.

            Nous avions engagé à nos côtés des Algériens et des Algériennes qui partageaient notre vision républicaine de l’Algérie. Elle n’était plus celle de l’Algérie colonialiste de papa : en 1962, le FLN a exterminé beaucoup d’entre eux, et continue de nos jours – presque 70 ans après – à les traiter comme des ennemis de la patrie, comme si certains membres du FLN et le mouvement lui-même avaient toujours été des modèles de cette guerre insurrectionnelle.

            Le livre d’Yves Lacoste a été publié en 2010, et le message qu’il veut délivrer n’est-il pas obsolète, compte tenu du soulèvement démocratique de la jeunesse algérienne, depuis le 22 février 2019 ?

Je puis témoigner que le message que nous portions dans les années 1958-1960 était celui de l’espoir, de la démocratie, des libertés, identique à celui qui vous anime aujourd’hui.

Est-ce qu’il vous arrive aussi de comparer vos espoirs à ceux qui furent les nôtres ? A ceux des jeunes d’une Algérie française défunte qui quittèrent une terre qu’ils considéraient comme natale ?

Aux jeunes Français d’origine métropolitaine qui, aujourd’hui, ont du mal à comprendre ce qui empêche d’avoir des relations normales avec votre pays d’origine, en levant tous les tabous démocratiques qui pèsent sur ces relations.

Je n’ai jamais aimé le propos de ceux qui cultivent la victimisation, la repentance, ou la réconciliation, avec qui et en quoi ? Je préfèrerais franchement que la jeunesse parle le langage de la vérité et de la bienveillance. »          

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Plus de 60 ans après Evian, cela suffit, cela suffit !

2023-1962

Nul besoin de voir un ami de Monsieur Poutine se pavaner sur Les Champs Elysées !

Si le Président l’a effectivement invité ?

Jean Pierre Renaud        Tous droits réservés

Publiée sur le blog du 27 avril 2013

Le Mali et « l’insoutenable légèreté de l’être » des députés !

22 avril 2013 : l’Assemblée Nationale autorise le gouvernement à poursuivre la guerre au Mali, par 342 voix pour sur 352 votants, sur un total de 577 députés !

Soit 6 sur 10 !

Mais où est donc passée la 7ème compagnie, ou plutôt les autres compagnies du bataillon, puisque le nombre des votants aurait dû être de 577 députés, et non pas 352 !

A noter :  les 215 députés socialistes votants et favorables sur un effectif de 292, en gros 2 sur 3, et les 87 députés UMP votants et favorables sur un effectif de 196 députés, soit moins de un sur deux !

Sur le total de l’effectif, 225 députés étaient donc absents !

Le sujet n’était donc pas assez sérieux pour tous ces députés absents ?

Les interventions qui ont été faites dans l’hémicycle ont recensé la plupart des éléments de cette problématique de guerre, en omettant de citer l’Algérie, qui aurait dû être le principal acteur de la confrontation.

Pour protéger son gaz et son pétrole ?

Curieux oubli, non ?

Curieux aussi que l’Assemblée Nationale se soit abstenue également de fixer le cadre de la prolongation autorisée, délai, financement, et si relais par l’ONU, à quelle date ?  etc…

Une fois de plus, je conclurai que dans cette nouvelle guerre, les forces françaises sont les « nouveaux Suisses » de l’Europe, alors que l’Algérie, comme l’Europe d’ailleurs, se sont bien gardées de mettre le doigt dans le même engrenage, et que le gouvernement d’une France, endettée jusqu’au coup, en pleine crise intérieure, … fait une guerre dont le pays n’a plus les moyens !

Plus de deux cents millions d’euros déjà volatilisés, pour ne pas rappeler à notre mémoire le sacrifice de plusieurs de nos soldats !

Toujours le même « esprit de gloire »  que Montesquieu a identifié comme une des caractéristiques de la mentalité des Français !

Seulement, nous ne sommes plus au siècle de Montesquieu, et c’est à se demander si nous ne sommes pas dirigés par des « illuminés » !

Et pour terminer, le silence assourdissant de la plupart des médias sur cette décision de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire leur complicité avec cette guerre !

Jean Pierre Renaud       Tous droits réservés

Octobre 2022 – Alger Paris-le Silence des ministres de la République Française…

Et ils étaient forts nombreux…

Un silence très étrange, qui n’a rien à voir avec le silence des moines assassinés de Tibhirine en 1996.

Silence on tourne ! Quoi ?

Très étrange ce silence, alors que les ministres de l’ère Macron nous avaient  habitués à un bavardage politique presque quotidien… !

 A qui va occuper le plus les petites ou les grandes lucarnes… !

Le Maire ou Darmanin, n’êtes-vous pas frustrés par cette consigne de « motus et bouche cousue » ?

Jean Pierre Renaud