Humeur Tique Août 2021

La Bonne Nouvelle, les JO de TOKYO 2020 : une France qui gagne !

Le succès des athlètes et des équipes de handball, de basket, ou de volley masculines et féminines a manifesté la vitalité des sociétés sportives françaises, le sens de l’effort collectif et du partage.

            Il serait temps que les sociétés politiques et civiles de la France suivent cet exemple !

Le Pass Sanitaire ?

Entre bureaucratie paperassière et bureaucratie numérique !

Entre Vaccination Obligatoire et Tour de Passe-passe politique !

Avec le risque d’une obligation civique incompréhensible et illisible et la consolidation de la fracture numérique existant déjà entre citoyens !

Ou les limites d’une démarche politique indirecte qui multiplie les changements de règles, multiplie les cas de figure et les coûts, et inévitablement provoque incompréhension et mécontentement.

Le coup numérique est parti et son pari politique !

Souhaitons qu’en définitive le bien commun du pays y trouve son compte !

Jean Pierre Renaud

France-Albanie, le Foot, le Couac des hymnes nationaux du 7 septembre 2019 ?

En « Live » comme Monsieur Delahousse !

M6 a bien  des excuses, étant donné qu’il était difficile, un de savoir où était l’Albanie, deux s’il s’agissait d’une équipe nationale ou d’une équipe de réfugiés !

De janvier à avril 2019, demandes de protection déposées :

 3 068 = soit plus de 32,2 % par rapport à la même période en 2018 !

Source Ofpra

SUBVERSION ET POUVOIR ?

Les subversions ? Les manipulations ! Le grand désordre !

Une esquisse d’éclairage sur les processus de renversement de l’ordre républicain.

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Cette chronique sera publiée au fur et à mesure des jours

Sommaire

En prologue – La France est-elle l’objet d’une subversion ?- Le nouveau théâtre d’opérations des subversions –  Les machineries du théâtre d’opérations – Les « modèles de propagande » – Trucs et truquages – Le modèle de propagande des « raisins verts » : mémoire ou histoire ? – Face à ces défis.

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« En plein jour, je l’abuse par le jeu des drapeaux et des étendards, et, le soir, je l’égare par des battements de tambour. Alors, tremblant de frayeur, il divisera ses forces par mesure de précaution. »

 Sun Tzu

La parabole des « raisins verts »

          En prologue     

         Pourquoi ces réflexions sur la situation de la France face à une subversion multifactorielle, fruit d’un ensemble de manipulations de toute nature, intellectuelle, politique, religieuse, sociale, économique, historique, et de nos jours médiatique, dont l’objectif est une prise de pouvoir ?

            Subversion au singulier ou subversions au pluriel ?

            A l’occasion d’un  commentaire des positions mémorielles de M.Stora, j’ai fait appel récemment à la référence biblique des « raisins verts » et cette appellation singulière me parait justifiée, compte tenu du rôle médiatique très troublant que ses membres, la plupart issus du sillon maghrébin, ont joué dans cette nouvelle forme de subversion multiculturelle, en tant qu’enfants d’acteurs ou de témoins des situations coloniales dénoncées, algériennes avant tout, en investissant avec un certain succès le mémoriel, médiatique, et politique (blog du 3 avril 2016).

            Dans le livre « Le choc des décolonisations », l’historien Pierre Vermeren utilise à ce sujet l’expression de « matrice algérienne », et nous y reviendrons plus loin dans l’analyse du théâtre d’opérations.

            Très tôt, j’ai été sensibilisé aux thématiques de la subversion, pour avoir lu, entre autres, les « Œuvres Choisies » de Mao-Tsé-Tung, m’être intéressé aux guerres révolutionnaires, subversives, marxistes, ou tiers-mondistes, celle notamment du Vietminh, puis à celle que j’ai « fréquentée », si je puis dire, en Algérie, dans les années 1959-1960.

            J’ai eu, en particulier, l’occasion de comparer à la fois sur le plan intellectuel et sur le terrain, les théories de la guerre subversive exposées par le colonel Trinquier et, d’une façon moins convaincante, par le capitaine Galula, en notant la faiblesse d’une partie des analyses et recommandations stratégiques, notamment en raison d’une compréhension erronée des objectifs de cette subversion que l’on combattait, l’objectif numéro Un de ce type de stratégie étant la conquête de la population, et la prise de pouvoir grâce à son soutien effectif.

            Afin de mieux connaître les tenants et aboutissants de la subversion en général, ou de telle ou telle subversion en particulier, il convient de s’intéresser au contenu des stratégies militaires et politiques, indirectes et directes, celles anciennes, décrites par Sun-Tzu, ou par Clausewitz, et celles modernes analysées par Beaufre, Gambiez, ou Liddell Hart.

           Les domaines de l’information et de la propagande font évidemment l’objet des stratégies indirectes de manipulation, telles celles décrites par Chomsky dans le livre « La fabrique de l’opinion publique » (1988).

        Plus largement et en profondeur, le philosophe et sinologue François Jullien a décortiqué les chemins stratégiques proposés dans la philosophie chinoise, avec les concepts de « potentiel », de « position », de « disposition », de « propension », ou autres chemins de « détour », notamment dans le livre « La propension des choses- Pour une histoire de l’efficacité en Chine ».

          Le chapitre 2 de cet ouvrage analyse la proposition : « La position est le facteur dominant (en politique). », en notant qu’il s’agit d’un des sujets majeurs de toute analyse stratégique, d’où l’importance des positions que sont susceptibles de prendre les subversions, bonnes ou mauvaises.

      Pourquoi ne pas citer l’exemple actuel d’un Qatar théocratique, lequel, en prenant le contrôle du PSG, avec la complicité de notre Establishment de gauche et de droite, bénéficie de l’aura et de l’image de la capitale de la République Française ?

            Il y a près de vingt ans, j’avais commis un petit livre d’analyse et de réflexion, intitulé « Chemins Obliques », sur les différents champs d’application des stratégies indirectes, dont le contenu avait alors intéressé le général Gambiez, que j’avais rencontré.

            A la page 108, j’avais noté que quel que soit le champ d’études retenu : « Nous ne sommes jamais très loin du champ des stratégies indirectes. »

            L’ouvrage passait en revue tous les domaines de notre vie, qui au-delà de la guerre, pouvaient être l’objet d’une stratégie indirecte, c’est-à-dire de toutes les tromperies, de processus insidieux, en ce qui concerne la politique nationale ou internationale, l’information, l’art, ou l’amour…

            Il n’est pas inutile de rappeler que dans l’attaque directe, votre adversaire tente de vous vaincre, à titre principal, dans un face à face, à visage découvert (Verdun 1916), alors que dans l’attaque indirecte, il tente de vous vaincre en vous déstabilisant, à visage à la fois découvert et masqué, à front renversé (Vietminh ou FLN).

Jean Pierre Renaud  –  Tous droits réservés

Neymar à la Tour Eiffel, avec le PSG et le Qatar !

 Il y a quelque temps, j’ai condamné le fol engouement qui avait saisi notre  bel establishment, y compris politique, à propos de l’« acquisition » par le PSG d’un footballeur à 220 millions d’euros.

        Mme Hidalgo avait fait en sorte que la photo en couleurs du joueur apparaisse sur la Tour Eiffel illuminée.

        Quelques jours plus tard, le 10 août 2017, j’ai adressé un message à Mme Hidalgo, en lui demandant si elle avait la même intention de le faire pour notre champion du monde du 800 mètres, M.Bosse.

         Mon message est resté sans réponse.

       Curieuse conception du mélange des genres entre Mairie de Paris, PSG, et Qatar !

        Mme Hidalgo mérite en tout cas de se voir accorder la nationalité Qatarie !

        Jean Pierre Renaud

Neymar au PSG ! Le fric, toujours le fric ! Les trois perversions !

Neymar au PSG ! Le fric, toujours le fric !

La perversion avec une Tour Eiffel illuminée en prime !

Une triple perversion, car sans être obligatoirement bégueule, il s’agit bien de cela !

Perversion du sport, et du foot, avec la démolition programmée de notre foot national ! Quel exemple à donner aux jeunes de notre pays !

Perversion d’une partie de notre élite politico-économico-médiatique sacrifiant au fric les valeurs de notre République !

Perversion de la même partie de notre élite politique qui fait à un Etat théocratique le cadeau de l’image de Paris, capitale des libertés, de l’égalité, et de la fraternité, et de notre histoire de France !

Depuis les débuts de cette aventure perverse, je n’ai pas changé d’avis, comme je l’ai déjà noté à plusieurs reprises sur ce blog.

Jean Pierre Renaud

EURO 2016! Foot ou foot-aise anthropologique?

Euro 2016 ! Foot ou foot-aise anthropologique ?
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« Cessons de prendre ces joueurs pour des « subalternes » 
Le titre d’une longue tribune parue dans le journal Le Monde des 5 et 6 juin, page 28
S’agit-il d’un parcours initiatique de la science anthropologique que Monsieur Amselle propose à de jeunes chercheurs en sciences sociales ?

            Pour s’en assurer, il convient donc de se reporter à ce texte crayon en mains, et d’emprunter le chemin du raisonnement proposé, celui d’une démonstration « scientifique » destinée à donner la signification ethnologique, anthropologique, ou politico-idéologique de l’algarade récente Benzema-Deschamps, en précisant que son sujet est le football, l’Euro 2016, la composition de l’équipe de France.

            Première remarque relative au titre : est-ce que l’auteur de ce texte ne joue pas avec le qualificatif d’une école historique postcoloniale qui eut son heure de gloire aux Indes, en brandissant le mot savant de « subalternes », une appellation «  réservée »,  à quel public?

            Pour comprendre le sens du mot, je propose aux lecteurs de consulter la chronique que j’ai consacrée au livre « Leçons indiennes » de Sanjay Subrahmanyam, de lire tout simplement sa leçon 13, et de prendre connaissance de sa définition du qualificatif choisi de « subaltern » à la page 95.

            Deuxième remarque : à lire le sous-titre ci-après, l’auteur fonde son raisonnement sur le postulat gratuit d’un état supposé de l’opinion, étant donné qu’il ne cite aucun sondage ou enquête accréditant son discours, ce qui ne l’empêche pas d’écrire :

          « Même s’ils sont millionnaires et starisés ; les footballeurs d’origine immigrée continuent de faire l’objet d’un « traitement de « défaveur » par l’opinion »

Pour seule preuve donc ce type d’assertion « scientifique » ?

            Troisième remarque : l’auteur esquisse ensuite une pirouette intellectuelle du type, en écrivant : « Il ne saurait être question pour un chercheur en sciences sociales de prendre parti », tout en prenant parti tout au long de son discours.

            Quatrième remarque ; l’auteur donne son interprétation de cette « polémique » sur l’affaire Benzema, en adossant son raisonnement tout à la fois au savant que fut Marcel Mauss et au passé colonial de la France :

           « – c’est qu’elle est une sorte de mille-feuilles ou de « phénomène social total » », selon l’expression de Marcel Mauss, mettant en branle toutes les strates sociales, raciales, et idéologiques de la société française. Elle renvoie celle-ci à un passé colonial que les uns et les autres se refusent à oublier pour aller de l‘avant, et qui pèse de tout son poids chaque fois que surgit un scandale opposant un ressortissant ou un descendant originaire d’une ancienne colonie française à un Français citoyen de la métropole de l’ex-empire colonial »

           Seule difficulté et de taille, l’auteur semble faire partie, peut-être à son corps défendant, de cette cohorte de chercheurs au tempérament auto-flagellant ou victimaire, qui invoque à tout propos une mémoire coloniale ou postcoloniale qu’ils n’ont jamais eu le courage de mesurer, et qu’il ne suffit pas d’habiller son discours de la référence savante à Marcel Mauss pour convaincre le lecteur.

               De Marcel Mauss à Benzema, quel raccourci anthropologique vertigineux !

             Il s’agirait donc de « la postcolonialité dans l’univers du football », du rôle des médias dans cette diffusion, le tout, à l’avenant avec l’évocation à nouveau des joueurs « subalternes », à ne pas confondre avec les « indigènes de la République », etc, etc…

            L’auteur conclut de façon péremptoire :

          « Le piège identitaire des racismes réciproques s’est ainsi refermé sur l’Euro 2016. A travers l’affaire Benzema, la France montre qu’elle est l’objet d’une fracture raciale, fracture qui révèle l’existence d’un passé colonial en attente de liquidation. Quelles qu’en soient les raisons qui peuvent être invoquées à l’appui de la sélection ou du rejet de tel ou tel joueur, c’est ce paradigme postcolonial qui fait désormais office d’étalon des valeurs d’une société revendiquant pourtant, de façon paradoxale, la République comme seul et unique principe d’organisation. »

             Que de grands mots pour soutenir un discours sans preuve, un discours qui, sous prétexte de ne pas fracturer notre société contribue innocemment à le faire avec ce type de raisonnement idéologique.

            Rappelons que l’auteur prône la non-discrimination, mais refuse tout recensement ethnique, seul moyen statistique approprié afin de savoir s’il y a discrimination, effectivement discrimination, compte tenu des grandeurs démographiques en jeu, en même temps que de savoir qui est qui, ou qui est quoi dans notre pays ! (Voir sa thèse dans le petit livre « Au cœur de l’ethnie »)

         « Piège identitaire » ?  « Paradigme postcolonial » ? Diable! dans quel univers sommes-nous ?

            Ne pourrait-on pas rétorquer à ce type de discours politique qu’il est particulièrement difficile pour un ethnologue et anthropologue de vouloir tout à la fois se mettre à la place du sujet observé et ausculté, tout en conservant la distance scientifique nécessaire, d’échapper en quelque sorte à cette nouvelle maladie d’ethnocentrisme inversé, mâtiné d’autoflagellation nationale ?

         Foot ou foot-aise anthropologique ?

          Les lecteurs les plus curieux pourront se reporter au petit texte que j’ai publié sur ce blog intitulé « Un anthropologue chez les Dowayos »

    Jean Pierre Renaud

Les Médias et le PSG: où va le foot français ?

  La Gauche et la Droite parisiennes ont confié les clés du PSG à une puissance étrangère, avec pour résultat l’influence qu’elle est susceptible d’exercer sur la vie nationale, en jouant avec l’image de la capitale, Paris, siège des institutions de  la République Française.

            C’est évidemment le cas avec la domination écrasante dont le PSG a fait preuve au championnat de France de la Ligue 1 d’un football encore français, dans les apparences tout au moins.

            A l’occasion de son écrasant succès contre Troyes, 9 à 0, les journaux ont souvent rivalisé dans l’enflure pour saluer ce brillant succès d’une équipe qui dispose d’un budget de l’ordre du demi-milliard d’euros, alors que ses concurrents ont de la peine à aligner quelques millions d’euros.

        Le 14 mars dernier, le journal Le Parisien a battu tous les records des superlatifs, une demi-page en première page, avec plusieurs pages d’affilée, avec un commentaire qui vous laissait pantois d’émotion :

          « En décrochant le titre de champion de France à l’issue de la 30ème journée de la compétition (contre Troyes 9-0) le PSG devient le club couronné le plus tôt dans l’histoire du foot français »

           Question : s’agit-il encore « du foot français » ?

          Le journal Le Figaro du 15 mars publiait en page 12, un article intitulé :

          « Le PSG réécrit l’histoire du foot français »

          Question : s’agit-il encore du « foot français » ?

           Le 14 mars dernier, le journal La Croix publiait en page 23, un article intitulé :

         « Le Paris SG, champion de la précocité »

          Question: qu’est-ce à dire ? Un titre gentil comme tout !

          Le 15 mars, le journal Le Monde, quittant pour une fois les traverses de ses deux détectives infatigables, D et D, publiait en page 13, un article avec un titre choc, qui dit toute la vérité sur cette dérive du foot, dit français :

        « Le PSG, fossoyeur de la Ligue 1 »

              Et naturellement, le Président  de la Ligue de football professionnel, champion de toutes les combinaisons sportives, dit tout le bien qu’il pense du PSG :

             « Le football français doit être reconnaissant au PSG pour ce qu’il lui apporte à l’indice UEFA »

         J’ai souligné les trois mots intéressants.

         La France a décidément bien changé depuis les temps passés qui virent le même Président faire ses premières armes au Cabinet du ministre socialiste très grand teint que fut Gaston Defferre.

Jean Pierre Renaud

Humeur du jour – Les médaillés du jour : Dans le désordre, Platini, Pujadas, Hidalgo !

 Platini, à « l’insu de mon plein gré » ?

           Tout de même avec quelques espèces sonnantes et trébuchantes à la clé ?

            Avec des enjeux planétaires, la responsabilité de l’éthique du foot mondial en lieu et place de celle du Tour de France ?

            Pujadas, l’homme politique de l’année !

         Le dernier épisode de l’émission « Des paroles et des actes » a mal tourné, mais est-ce qu’il ne s’agit pas de l’échec du tout politique médiatique ?

            Des gens des médias qui veulent faire la politique de la France ?

         Hidalgo, à l’assaut du statut de Paris ! Un socialisme qui déraille !

         Avec le projet de vente du Parc des Princes à un Etat étranger théocratique, le Qatar ?

            Avec cette initiative tout à fait étrange de location des Catacombes à une société américaine, « Airbnb » dont la vocation est la location saisonnière privée, une initiative qui déstabilise tout le système du logement parisien et de l’hôtellerie, et qui alimente la fraude fiscale.

            Y-a-t-il encore un pilote dans l’avion de la Mairie de Paris ?

            Ses ambitions de réforme du statut de Paris n’ont-elles pas de quoi inquiéter ?

Coupe du Monde de rugby 2015 en Angleterre- Sport et grande stratégie !

Dernier succès de l’équipe de France contre le Canada, bravo !

Le déroulement de ce match vivant et agréable pose à nouveau la question des stratégies et tactiques mises en œuvre sur le terrain du sport en regard des leçons de grande stratégie chères aux spécialistes.

Attaque directe ou indirecte ? Choc à la manière Clausewitz ou contournement à la manière Sun Tzu ?

Le dernier match a une nouvelle fois bien démontré, je crois, qu’un essai est souvent le résultat d’une feinte, d’un débordement par l’aile, ou d’un coup de pied aérien.

Alors pourquoi ces chocs de muscles, de jambes et de têtes, souvent du vrai catch ? Au risque de voir joueurs et public éprouver une sorte de plaisir ambigu, de nature presque physique ?

Ce type de combat sportif est d’autant plus surprenant dans un pays qui a donné naissance au rugby, mais qui a démontré, tout au long de son histoire, l’efficacité des stratégies indirectes !

Jean Pierre Renaud

Le rugby, entre Clausewitz et Sun Tzu, entre choc des armées et contournement ?

Réflexions d’un ancien sportif, amateur aussi de stratégie

          Pour avoir beaucoup pratiqué des sports très variés, les principaux étant le foot et le tennis, et pour avoir, il y a quelques années beaucoup travaillé sur le thème des stratégies directes et indirectes, je suis toujours très frappé par la façon dont on joue encore au rugby.

            Je regarde souvent les grands  matchs de rugby, et j’apprécie le talent, le courage, et l’énergie dont font preuve le plus souvent nos joueurs de rugby, tout en trouvant, et je n’ai pas changé d’opinion à ce sujet, que c’est trop souvent un sport de « brutes ».

            Pourquoi ce qualificatif ?

            Parce que de façon dominante, les rugbymen recherchent le choc physique, l’affrontement direct plutôt que le contournement, la passe au-dessus ou à côté, sur les ailes, c’est-à-dire l’indirect.

                L’impression, pas obligatoirement anachronique, qu’au rugby, on rejoue toujours Iéna, Verdun, ou Stalingrad !

        Samedi 21 mars 2015, il s’agissait d’un match important des Six Nations, entre l’Angleterre et la France, et je n’ai point vu de différence capitale entre les deux manières de jouer des Anglais et des Français, alors que les Anglais ont toujours su beaucoup mieux utiliser le style indirect  (l’appellation militaire) pour  atteindre leurs objectifs.

         Avec la montée en puissance de la Chine sur tous les terrains du sport, il est possible qu’au fur et à mesure des années et de l’intérêt que la Chine pourrait porter au rugby, elle conduise ses adversaires à modifier leur stratégie, donc à moins compter sur l’effet du choc physique, compte tenu de ses traditions culturelles de l’indirect.

        Jean Pierre Renaud